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Clara Schumann

pianiste et compositrice allemande
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Clara Schumann
Description de cette image, également commentée ci-après
Clara Schumann - Lithographie d'Andreas Staub (1838).
Nom de naissance Clara Josephine Wieck
Naissance
Leipzig, Drapeau du Royaume de Saxe Royaume de Saxe
Décès (à 76 ans)
Francfort-sur-le-Main
Drapeau de la Prusse Prusse
Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Activité principale Pianiste, compositrice, éditrice
Ascendants Friedrich Wieck
Conjoint Robert Schumann

Clara Wieck, dite Schumann, née à Leipzig le et décédée le à Francfort-sur-le-Main, est une pianiste et compositrice allemande. Elle est considérée comme l'une des plus grandes pianistes du XIXe siècle. Elle fut aussi l’épouse du compositeur romantique Robert Schumann.

Clara Wieck, dite Schumann, née à Leipzig le 13 septembre 1819 et décédée le 20 mai 1896 à Francfort-sur-le-Main, est une pianiste et compositrice allemande. Elle compose pour les concertos de piano et les chambres de musique. Elle est considérée comme l'une des plus grandes pianistes de l’époque Romantique.

Elle fut aussi l’épouse du compositeur Robert Schumann. Le couple est très proche de Johannes Brahms. Elle fut la première à avoir interprété les oeuvres de son mari et celles de Brahms, elle se produit également auprès du violoniste Joseph Joachim.

À l’âge de onze ans, elle commence à partir en tournées. Sa carrière se poursuit sur 61 ans de vie, à l’international.  

En 1878, elle intègre le Conservatoire Hoch de Francfort comme professeure de piano.

BiographieModifier

La fille du professeur WieckModifier

Son père Friedrich Wieck, célèbre professeur de piano, fait d'elle une concertiste prodige dès l'âge de 9 ans.

En 1827, l'année de ses huit ans, elle rencontre Robert Schumann, qui étudie auprès de son père : lui est âgé de dix-sept ans. Clara donne son premier concert au Gewandhaus de Leipzig, où elle est remarquée par Goethe. En tournée à Paris, elle connaît un triomphe. Dès 1829, Clara publie ses premières œuvres, Quatre Polonaises tandis qu'en 1832, Robert publie Papillons ; Clara joue cette œuvre en concert l'année même. Entre 1834 et 1836, elle compose les Soirées musicales, qui connaissent un grand succès notamment auprès de Liszt.

Épouse du musicien SchumannModifier

À l'âge de seize ans, elle s'éprend de Robert Schumann. Celui-ci demande sa main à son père lorsque la jeune fille atteint sa 18e année. Mais Wieck s'oppose vigoureusement à leur mariage. Les amoureux sont séparés de force, mais communiquent par le biais d'amis et de messages musicaux dans les concerts de Clara. Le mariage est finalement célébré en 1840 à Schönefeld en exécution d'une décision judiciaire. Huit enfants, dont Felix Schumann, vont naître de leur union, ce qui a pour conséquence de ralentir sérieusement le parcours musical de Clara.

Première interprète des œuvres de son mari, elle fait connaître et apprécier sa musique dont, selon ce dernier, elle est alors la seule à bien comprendre les délicatesses[réf. souhaitée]. Clara est elle-même l'auteur d'une quarantaine d'œuvres, mais elle a en partie négligé la composition au profit du piano et de son rôle d'inspiratrice auprès de son mari. En tant que pianiste, elle est considérée comme l'une des plus grandes pianistes du XIXe siècle[1].

En 1854, Robert Schumann est interné. Veuve dès 1856, Clara devient l'amie, la conseillère et l'inspiratrice de Johannes Brahms, mais elle affirme désormais que ses seuls moments de bonheur sont ceux où elle joue ou écoute la musique de son cher disparu[réf. souhaitée].

Artiste reconnueModifier

De son vivant, Clara Schumann est reconnue à l’international. Elle se lance à corps perdu dans des tournées en Angleterre, en France, en Russie… jusqu'en 1891, date de son dernier concert. Entre 1831 et 1889, nous pouvons répertorier plus de 1300 programmes de ses performances dans toute l’Europe. Elle était l’interprète de son mari, de Brahms, de Chopin, de Mendelssohn.[2]

Dans sa jeunesse, son père lui enseigne un répertoire tape-à-l’oeil, correspondant à un style contemporain, des pièces appartenants à Kalkbrenner, Henselt, Thalberg, Herz mais dans sa composition elle s’inspire de compositeurs baroques tels que Scarlatti ou Bach.

Sa plus grande période de production survient après la mort de son mari, entre 1856 et 1873. [3] En 1865 elle est applaudie pour son interprétation de l’oeuvre de Beethoven, Piano Concerto en G majeur en Grande Bretagne.

En fin de vie elle accompagne des vocalises et récitals au piano. [2]


Son travail de composition est moins conséquent que son travail d’interprétation et de transcription en tant que pianiste. Entre ses 11 et 29 ans, elle compose une à huit pièces par an. Elle se repose ensuite sur la musique de chorale. Sa rencontre avec Brahms en 1853 a stimulé sa créativité, en effet cet année-là elle compose 16 morceaux, qui seront publiés un an plus tard. (p.289-337) [4]

Les 43 années suivantes seront dédiées à la transcription au piano des travaux de son défunt mari et de Brahms.

Elle enseigne par ailleurs le piano au conservatoire Hoch de Francfort de 1878 à 1892. Elle est reçue dans le salon de la landgravine de Hesse-Cassel, nièce de l'empereur, mélomane et musicienne au talent reconnu. La dernière année de sa vie, elle réalise plusieurs ébauches de prélude au piano pour ses étudiants mais la plupart demeurent incomplètes. (p.327-328) [4]

La majeure partie des travaux de Clara Schumann n’a jamais été jouée de son vivant, puis l’artiste a été effacée des mémoires jusqu’en 1970. Depuis ses oeuvres sont activement travaillées et enregistrées.


Son effacement du milieu de la composition est lié à sa condition de femme. Robert Schumann se serait exprimé à ce sujet:

« Clara a composé une série de petites pièces, cela montre qu’elle est dotée d’une ingéniosité musicale et sensible. Mais avoir des enfants, et un mari dont l’esprit vit dans des contrées imaginaires ne lui permet pas de composer. Elle ne peut pas travailler de manière régulière et cela me dérange quand je pense à toutes ces profondes idées condamnées car elle ne peut pas les travailler ». (traduit de l'anglais p.129) [5]

Ce serait en écoutant son petit-fils, Ferdinand, interpréter une œuvre de son célèbre aïeul (Romance en fa majeur, op. 28 no 2)[réf. souhaitée] qu'elle meurt le , ayant enduré vers la fin de sa vie des problèmes de surdité. Elle est enterrée aux côtés de son mari au Vieux-Cimetière de Bonn.

Elle fait partie des rares femmes compositrices de renom au XIXe siècle, avec Fanny Mendelssohn, Louise Farrenc et Cécile Chaminade.

ŒuvresModifier

 
Clara Schumann (vers 1878-1879).
Pastel de Franz von Lenbach.

Clara Schumann laisse environ 45 œuvres musicales.


  • Quatre Polonaises pour piano op. 1 (1829/30)
  • Caprices en forme de Valse pour piano op. 2 (1831/32)
  • Romance variée pour piano op. 3 (1833)
  • Valses romantiques pour piano op. 4 (1835)
  • Quatre Pièces caractéristiques op. 5 (1833 ?, 1835/36)
  • Soirées Musicales op. 6 (1834-36)
  • Premier Concerto en la mineur pour piano, avec accompagnement d'orchestre op. 7 (1833-35)
  • Variations de Concert pour piano sur la Cavatine du Pirate de Bellini op. 8
  • Souvenir de Vienne, Impromptu pour piano op. 9 (1838)
  • Scherzo pour piano op. 10
  • Trois Romances pour piano op. 11 (1838/39)
  • Douze chants sur Liebesfrühling de Friedrich Rückert pour chant et piano de Robert et Clara Schumann op. 12 (Lieder Nr. 2, 4 et 11 de Clara, inclus dans l'op. 37 de Robert Schumann) (1841)
  • Six Lieder avec accompagnement de piano op. 13
  • Deuxième Scherzo pour piano op. 14 (1841)
  • Quatre Pièces fugitives pour piano op. 15 (1840 - 44?)
  • Trois Préludes et Fugues pour piano op. 16 (1845)
  • Trio en sol mineur pour piano, violon et violoncelle op. 17 (1846)
  • (op. 18 et op. 19 perdus)
  • Variations sur un thème de Robert Schumann pour piano, « Ihm gewidmet » op. 20 (1853)
  • Trois Romances pour piano op. 21 (1853)
  • Trois Romances pour piano et violon op. 22 (1853)
  • Six Lieder sur Jucunde de Hermann Rollet op. 23 (1853)

Œuvres sans numéro d'opusModifier

Lieder 
  • Alte Heimat (1831) (perdu)
  • "Der Traum" von Tiedge (1831) (perdu)
  • Der Wanderer (1831)
  • Der Wanderer in der Sägemühle (1832)
  • An Alexis (1832–33)
  • Walzer (1834)
  • Der Abendstern (1834)
  • Am Strande (1840)
  • Ihr Bildnis (1840)
  • Volkslied (1840)
  • Die gute Nacht, die ich dir sage (1841)
  • Sie liebten sich beide, 1ère version (1842)
  • Die stille Lotosblume (1842)
  • Liebeszauber (1842)
  • Der Mond kommt still gegangen (1842)
  • Ich hab' in deinem Auge (1843)
  • Lorelei (1843)
  • Oh weh des Scheidens, das er tat (1843)
  • Ich stand in dunklen Träumen (1843–44)
  • Sie liebten sich beide, 2de version (1844)
  • Mein Stern (1846)
  • Beim Abschied (1846)
  • Das Veilchen (1853)
Musique vocale 
  • Schwäne kommen gezogen (1830)
  • 3 Gemischte Chöre (Abendfeier in Venedig, Vorwärts et Gondoliera) (1848, composé pour le trente-huitième anniversaire de Robert Schumanns)
  • Wenn Ich Ein Voglein War, canon (1840)
Œuvres orchestrales 
  • Scherzo pour orchestre (1830–31)
  • Concerto pour piano en fa mineur (1847, inachevé[6])
Pièces pour piano solo 
  • Variationen über ein Tyroler Lied (1830)
  • Variationen über ein Original-Thema (1830)
  • Etude (vers 1830)
  • Phantasie-Variationen über ein Wieck Romanze (1831)
  • Rondo en si mineur (1833)
  • Sonatine (1841–42)
  • Romanze en la mineur (1853)
  • Romanze (1855)
  • Geburstagmarsch en mi bémol majeur (1879)
  • Vorspiele (Improvisations) (1895)
  • Praeludium and Praeludien für Schueler (Improvisations) (1895)
  • Prélude et fugue en fa dièse mineur
  • Transcriptions de lieder de Robert Schumann
Cadences de concertos 
  • Beethoven : Concerto pour piano en do mineur, opus 37, cadence pour le premier mouvement (1868)
  • Beethoven : Concerto pour piano en sol majeur, opus 58, cadences pour les mouvements 1 et 3
  • Mozart : Concerto pour piano en ré mineur, K466, cadences pour les mouvements 1 et 3 (1891)

DiscographieModifier

  • Concerto pour piano et orchestre en la mineur, op. 7 - Orchestre symphonique de Tasmanie, Howard Shelley, piano et direction (2019, coll. « Concerto romantique pour piano » Vol. 78, Hyperion) — avec Ferdinand Hiller ; Henri Herz et Friedrich Kalkbrenner.
  • Complete Piano Works (Œuvre complète pour piano) – Jozef De Beenhouwer (2001) cpo 99 758-2.
  • Complete Songs (Toutes les mélodies) – Miriam Alexandra , soprano; Peter Gijsbertsen, ténor ; Jozef De Beenhouwer, piano (2019) Musikproduktion Dabringhaus und Grimm MDG 903 2114-6.

Notes et référencesModifier

  1. « Clara Schumann (1819-1896), compositrice et amoureuse », sur www.franceculture.fr, (consulté en juillet 2017)
  2. a et b Reinhard Kopiez, Andreas C. Lehmann et Janina Klassen, « Clara Schumann's collection of playbills: A historiometric analysis of life-span development, mobility, and repertoire canonization », Poetics, vol. 37, no 1,‎ , p. 50–73 (ISSN 0304-422X, DOI 10.1016/j.poetic.2008.09.001, lire en ligne, consulté le 16 octobre 2019)
  3. (en) « Robert Schumann | Biography, Compositions, & Facts », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 16 octobre 2019)
  4. a et b Reich, Nancy B.,, Clara Schumann : the artist and the woman, Cornell University Press, (ISBN 0801468302 et 9780801468308, OCLC 856430972, lire en ligne)
  5. Murray, Jenni,, A history of Britain in 21 women : a personal selection (ISBN 9781780749914 et 1780749910, OCLC 959148080, lire en ligne)
  6. Reich, Nancy B.,, Clara Schumann : the artist and the woman, Ithaca [N.Y.], Cornell University Press, , 325 p. (ISBN 0801468302, OCLC 856430972, lire en ligne)

BibliographieModifier

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier