Clan Ogasawara

Le clan Ogasawara (小笠原氏, Ogasawara-shi?) est un clan de daimyos japonais qui descend directement du 56e empereur du Japon : l'empereur Seiwa[1]. Les Ogasawara ont été nommés shugo (gouverneurs) de la province de Shinano durant la période médiévale (1185-1600), et daimyōs (seigneurs féodaux) des territoires de Kyūshū durant la période Edo (1600-1867). Pendant les périodes Kamakura et Muromachi, le clan a contrôlé la province de Shinano tandis que des clans apparentés contrôlaient les provinces d'Awa, de Bizen , de Bitchū, d'Iwami, de Mikawa, de Tōtōmi et de Mutsu. Selon certaines théories, le clan Miyoshi et le clan Mizukami sont issus de la descendance du clan Ogasawara. Le clan Ogasawara est connu pour avoir créé une école traditionnelle comprenant les arts martiaux[2] et une codification de l'étiquette, appelée Ogasawara-ryū[3]. Les membres du clan excellaient notamment dans la pratique du yabusame. Miyamoto Musashi a étudié dans cette école d'étiquette qui est toujours pratiquée dans sa propre école, Hyoho Niten Ichi Ryu.

Le mon du clan Ogasawara.

Branches du clan OgasawaraModifier

La branche fusai du clan Ogasawara est originaire de la province de Shinano et est née au XIIe siècle. Ils prétendent descendre de Takeda Yoshikiyo et de l’empereur Seiwa[1]. De fait, il existe deux lignées généalogiques du clan, les Mastuo et les Fukashi, chacun d'eux faisant référence à des lieux de la province de Shinano. La lignée Matsuo a donné lieu aux Ogasawara d'Echizen, et la lignée Fukashi aux Ogasawara de Bunzen[4].

Nagakiyo, le petit-fils de Yoshikiyo, fut le premier à prendre le nom d'« Ogasawara ». La zone contrôlée par ses descendants n’a cessé de croître pour englober l'ensemble de la province de Shinano[5].

Le petit-fils de Nagakiyo, Ogawawara Hidemasa (1569-1615), a servi Ieyasu et, en 1590, Hidemasa reçut le domaine de Koga (20 000 koku) dans la province de Shimosa. En 1601, Ieyasu transféra Hidemasa au domaine d'Iida (50 000 koku) à Shinano. Puis, en 1613, il put retourner dans le domaine de ses ancêtres, au château de Fukashi (80 000 koku), maintenant connu sous le nom le château de Matsumoto[6].

Les branches fudai du clan Ogasawara sont les suivantes :

MembresModifier

XIVe siècleModifier

XVe siècleModifier

XVIe siècleModifier

XVIIe siècleModifier

XVIIIe siècleModifier

XIXe siècleModifier

XXe siècleModifier

BataillesModifier

  • Les Ogasawra subirent le siège de Fukashi. Les troupes étaient sous les ordres de Nagatoki Ogasawara.
  • Les Ogasawara participèrent à la bataille de Sezawa. Les troupes étaient commandées par Nagatoki Ogasawara.
  • Le clan participa à la bataille de Shiojiritoge. Les troupes étaient dirigées par Nagatoki Ogasawara.
  • Les Ogasawra perdirent le siège de Takatenjin. Les troupes étaient commandées par Nagatada Ogasawara.
  • Le clan participa au siège de Takato aux côtés de Yoritsugu Takatō.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Edmond Papinot, Dictionnaire d’histoire et de géographie du Japon, . « Ogasawara » [PDF], sur www.unterstein.net, , p. 44-45.
  2. (en) « Ogasawara-ryu kyubajutsu (小笠原流弓馬術) », sur www.koryu.com (consulté le ).
  3. (en) « L'école d'étiquette », sur www.ogasawara-ryu.gr.jp (consulté le )..
  4. Paul Varley, The Onin War: History of Its Origins and Background with a Selective Translation of the Chronicle of Ōnin, (lire en ligne), p. 81, note 23.
  5. Edmond Papinot, « Nobiliaire du Jaon » [PDF], p. 44.
  6. Chris Rowthorn, Japan, (lire en ligne), p. 245.
  7. « Nobiliaire du Japon » [PDF], sur www.unterstein.net, p. 45. « Kokura Castle, Kitakyushu Bridges »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), p. 2. (en) « Kokura Castle: Reconstructed castle not far from the station », sur www.japan-guide.com (consulté le ).
  8. (en) « Nobility, Peerage and Ranks in Ancient and Meiji-Japan » [PDF], sur www.unterstein.net (consulté le ), p. 21.
  9. a et b Edmond Papinot, « Nobiliaire du Japon » [PDF], p. 45.
  10. Varley, The Onin War: History of Its Origins and Background with a Selective Translation of the Chronicle of Ōnin (lire en ligne), p. 80, note 21.
  11. Edmond Papinot, « Nobiliaire du Japon » [PDF], p. 45. « Kitakyushu, Journal of Occupational Health – Ogasawara bone sample spectrometry »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier