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Claire Préaux, née à Liège en 1904 et morte en 1979, est une historienne et philologue belge spécialiste de l'époque hellénistique. Elle enseigna à l'Université libre de Bruxelles et reçut en 1953 le Prix Francqui en philologie classique. Elle eut notamment pour élève Jacques Moreau.

Sommaire

BibliographieModifier

Claire Préaux nait à Liège le 21 décembre 1904.

Après avoir obtenu son diplôme d'institutrice à l'École normale Émile-André, elle s'inscrit en 1923 à l'Université Libre de Bruxelles où elle obtient, en 1927, un doctorat en philologie classique.

Après avoir enseigné un an au Lycée Emile Jacqmain, elle obtient un mandat d'aspirante au FNRS, de 1928 à 1934[1].

En 1934, elle devient assistante en philologie grecque. En 1939, elle obtient le titre d'agrégée de l'enseignement supérieur ainsi que le cours d'Institutions grecques.

En 1941, sa candidature en tant qu'enseignante d'Histoire de l'Antiquité est rejetée par le commissaire allemand, car elle n'est ni flamande ni un homme[2].

Durant la Deuxième guerre mondiale, lorsque l'ULB doit fermer ses portes, elle reste en contact étroit avec ses étudiants et continue à donner cours clandestinement chez elle.

En 1944, elle est nommée professeure ordinaire. Elle poursuit alors sa carrière de manière prestigieuse.

En 1957, elle devient membre de l'Académie Royale de Belgique.

En 1965, elle est la première femme élue correspondante étrangère à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de Paris.

Durant dix ans, elle préside la Commission des Bourses internationales de la Fédération internationale des Femmes universitaires, dans le but de permettre aux jeunes étudiantes de poursuivre des recherches à l'étranger.

En 1965, un Fonds des Bourses Claire Préaux est créé en son honneur.

Elle décède le 28 mars 1979 à Ixelles[3].

Distinctions honorifiquesModifier

Claire Préaux est la première femme à obtenir le prix Francqui (1953) ainsi que la première femme à occuper la Chaire Francqui (1961).

Elle est nommée membre correspondante de diverses académies.

Elle est nommée Docteure Honoris Causa des Universités de Strasbourg et de Fribourg-en-Bresgau[3].

PublicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. J. Bingen, « Claire Préaux », Annuaire de l'Académie Royale de Belgique,‎
  2. A. Despy-Meyer et G. Despy, « Le corps enseignant dans la tourmente », 25 novembre 1941. L'ULB ferme ses portes, Bruxelles, Ed. Archives-ULB,‎
  3. a et b Eliane Gubin et Valérie Piette, Emma, Louise, Marie... L'Université Libre de Bruxelles et l'émancipation des femmes (1834-2000), Bruxelles, GIEF - Service des Archives - ULB, , 328 p., p. 205 - 206

Liens externesModifier