Clément Mégé

acteur français

Aimé Adrien Boucherand dit Clément Mégé, né le à Rives (Isère)[1] et mort à une date indéterminée après 1939, est un artiste de music-hall et acteur français de cinéma muet.

Clément Mégé
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Aimé Adrien BoucherandVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Chanteur connu sous le nom de Migé dans le duo de comique troupier Migé-Bréval[2], puis acteur au cinéma sous le nom de Clément Mégé[3], il est le créateur du personnage de Calino[4] chez Gaumont[5].

BiographieModifier

Fils ainé d’un comptable, Aimé Julien Boucherand (1855-1893) et de Marie Hortense Girin (1860-1915), il a deux sœurs et un frère.

Ancien clown[6], il constitue au tout début de l'année 1907, avec une certaine Mme Bréval[7], un duo de comiques troupiers nommé les Migé-Bréval qui va entreprendre dès le mois de février[8] des tournées dans toute la France[9] et aussi en Tunisie[10] et en Algérie de juillet à décembre 1908[11].

A son retour d'Afrique du Nord, il entre chez Gaumont où il crée le personnage de Calino, d'abord sous la direction de Roméo Bosetti et ensuite celle de Jean Durand. Il emprunte son nom de Calino au personnage niais du vaudeville à succès de Théodore Barrière. Le personnage Calino sera ensuite repris par d’autres acteurs chez Pathé.

Son frère cadet de 9 ans, Léonce Boucherand (1890-1969), entre également chez Gaumont à peu près à la même époque où il devient opérateur cinématographique. Réformé pour cause de tuberculose en 1912, il ne sera pas mobilisé en août 1914[12].

Le succès des longs métrages conduit à la disparition des séries comiques[13] et Clément Mégé termine sa carrière cinématographique en 1913[14]. Il reprend alors les tournées avec Bréval jusqu’au début de la première Guerre mondiale. Ainé de la famille et orphelin de père, exempté de service militaire en 1901, il ne sera pas, comme son frère, mobilisé en août 1914.

Pendant la guerre, Clément Mégé épouse Suzanne Héloïse Martin (1894-19..) à Aix-les-Bains le 21 juin 1915 [15],[16] Toujours avec Bréval, il repart à nouveau sur les routes après le conflit jusqu'au tout début des années 1930[17], époque où le duo semble arrêter ses activités[18].

On perd définitivement sa trace en 1939, année où il s'inscrit sur les listes électorales de la ville de Paris. Il avait alors 58 ans.

FilmographieModifier

BibliographieModifier

  • Catalogue des films français de fiction de 1908 à 1918, par Raymond Chirat et Éric Le Roy, éditions de la Cinémathèque française, Paris, 1995.
  • The Ciné Goes to Town: French Cinema, 1896-1914, par (en) Richard Abel, University of California Press, 1998.
  • Louis Delluc, 1890-1924 : l'éveilleur du cinéma français au temps des années folles, Pilote 24 éditeur, 2002.

Notes et référencesModifier

  1. Acte de naissance n° 24 (vue 118) avec mention marginale du mariage. Archives départementales de l'Isère en ligne, état-civil de Rives, registre des naissances de 1881.
  2. « Spendid Cinéma - Attractions », Le Guetteur de Saint-Quentin et de l’Aisne,‎ , p. 2
  3. Crédité parfois Clément Migé.Encyclopedia of Early Cinema, Richard Abel
  4. Cinémathèque : revue semestrielle d'esthétique et d'histoire du cinéma
  5. Les bandes comiques face à l’arrivée des films « kilométriques », Jean-Jacques Meusy
  6. « Archive Larousse : Dictionnaire du Cinéma - COMIQUES (SÉRIES). - COMIQUES (SÉRIES). », sur larousse.fr (consulté le ).
  7. sur laquelle nous ne savons rien. En toute hypothèse, celle-ci ne doit pas être confondue avec sa contemporaine, la cantatrice Lucienne Bréval (1869-1935).
  8. Théâtres et concerts. Programme des spectacles. Grande Brasserie de l'Industrie. Le Grand Echo du Nord, 22 février 1907, p. 5, à lire en ligne sur Gallica.
  9. Courrier des théâtres. Spectacles divers. À la Pépinière. Le Petit Parisien, 23 mai 1907, p. 5, à lire en ligne sur Gallica.
  10. Les spectacles. À Tunis. Casino d'Hammam-Lif. L'Afrique du Nord illustrée, 4 juillet 1908, p. 11, à lire en ligne sur Gallica.
  11. Courrier des spectacles. Kursaal (Nouveau Théâtre. Les Nouvelles (Alger), 27 décembre 1908, p. 2, à lire en ligne sur Gallica.
  12. Registre matricule no 1461, classe 1910, Archives départementales du Territoire de Belfort.
  13. https://dictionnaires.ensad.fr/cairn/article_p.php?ID_ARTICLE=MHC_061_0149
  14. Sauf dans un petit rôle en 1924 dans Paris la nuit.
  15. Acte de mariage no 8, Archives municipales d'Aix-Les-Bains.
  16. État-civil d'Aix-les-Bains du 18 au 25 juin 1915. Le Journal d'Aix-les-Bains, 26 juin 1915, p. 4, à lire en ligne sur Gallica.
  17. « Rubrique Spectacles », Le Grand Echo de l'Aisne,‎
  18. Le duo Migé-Bréval n'apparaît plus en effet dans la presse à partir de cette dernière date.

Liens externesModifier