Clément II

pape de l'Église catholique romaine

Clément II
Image illustrative de l’article Clément II
Portrait imaginaire. Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs (mosaïque du milieu du XIXe siècle).
Biographie
Nom de naissance Suidger de Morsleben et Hornburg
Naissance
Hornburg en Saxe
Décès
Montelabbate
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat
Intronisation
Fin du pontificat

(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Suidger de Morsleben et Hornburg, né vers l'an 1005 à Hornburg au duché de Saxe, fut pape sous le nom de Clément II durant 9 mois et demi, entre le et sa mort le à l'abbaye de San Tommaso près de Montelabbate. Il est le premier des cinq papes réformateurs du système d'Église d'Empire investi par les souverains de la dynastie franconienne de 1046 à 1058.

BiographieModifier

Issu d'une famille comtale, Suidger a étudié à l'école de la cathédrale de Halberstadt. À partir de 1032, il fut chapelain de l'archidiocèse de Hambourg-Brême. En 1035, il est entré au service de l'empereur Conrad II le Salique. Suidger est nommé évêque de Bamberg par le successeur de Conrad, le roi Henri III en 1040 ; il est ordonné par l'archevêque Bardo de Mayence le à Münster.

En , Suidger est élu pape au cours du synode de Sutri réuni par Henri III et qui avait invalidé l'élection de Grégoire VI, de Benoît IX et de Sylvestre III. Clément II prend des mesures pour lutter contre la simonie et la corruption dont ses prédécesseurs Benoît IX et Sylvestre III avaient été accusés. Le jour de son sacre, il couronne Henri III, puis le suit dans le Bénévent, et en excommunie les habitants qui avaient refusé d'accueillir l'empereur. Il canonise la première femme Wiborada en 1047.

Il abdique quelque temps avant sa mort en 1048. Son inhumation se fera à Bamberg, endroit où il avait été placé par le roi de Saxe, Henri III, puis consacré évêque.

Enquête sur les circonstances de sa mortModifier

En 1942, la tombe de Clément II est ouverte au moins la troisième fois ; on en retire les vêtements du pape qui sont restaurés et remis au trésor de la cathédrale. Depuis l'ouverture du musée diocésain de Bamberg (de), ces vêtements figurent parmi les pièces les plus précieuses de cette collection. Comme la tradition voulait que le pape eût été victime d'une tentative d'assassinat par empoisonnement, à l'incitation peut-être de Benoît IX qui souhaitait reprendre la chaire de saint Pierre, ses ossements sont soumis à un examen toxicologique. On constate une concentration anormalement élevée de plomb dans les os. Cependant, les résultats correspondent à une lente accumulation et non à un empoisonnement aigu par des sels de plomb[1]. Le sucre de plomb étant au Moyen Âge une substance très utilisée pour adoucir le vin[2], il est impossible de savoir s'il s'agit d'un empoisonnement intentionnel. Après la mort de Clément II, Benoît IX redevient cependant pape pour le troisième fois.

Notes et référencesModifier

  1. Steffen Berg, Anwalt der Opfer (ISBN 3-88756-465-0), pp. 142 et suiv.
  2. Specht, Fischer, Katte, Berg, « Vergiftungsnachweis an den Resten einer 900 Jahre alten Leiche (Papst Clemens II.) », Archiv für Kriminal-Anthropologie und Kriminalistik, no 124, 1959 (ISSN 0003-9225), p. 61.

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