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Cité internationale de la dentelle et de la mode de Calais

Cité internationale de la dentelle et de la mode de Calais
Cité internationale de la Dentelle et de la Mode de Calais - quai de la gendarmerie.JPG
Cité internationale de la Dentelle et de la Mode de Calais - quai de la gendarmerie
Informations générales
Surface
7 800 m2
Site web
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Quai du Commerce, 62100 Calais
Coordonnées
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La cité internationale de la dentelle et de la mode est un musée de Calais qui a été inauguré le 11 juin 2009. Il est principalement consacré à l'histoire de la dentelle tissée sur métiers mécaniques[1].

La cité internationale de la dentelle et de la mode est installée dans une ancienne usine dentellière, l'usine Boulart, fondée dans les années 1870 et en activité jusqu'en 2000. Le site a été racheté dès 1988 par la ville de Calais avec le projet d'un faire un lieu de valorisation du savoir-faire de la dentelle.

HistoriqueModifier

  • 1816 : le premier Métier Leavers, de fabrication anglaise, arrive à Calais. Quatre ans plus tard 500 femmes travaillent à la finition de la dentelle.
  • 1824 : 40 fabricants font tourner 55 métiers et emploient 137 ouvriers. 900 femmes terminent les produits.
  • 1874 : l'Usine Boulart est édifiée en deux phases principales, constituée de trois corps de bâtiment sur quatre niveaux disposés en U autour d'une cour centrale. Dans la place intérieure, deux tours d'escalier permettaient aux ouvriers d'accéder aux étages par des coursives et ceci sans passer par les ateliers concurrents. Cette architecture de grandes manufactures permettait par la cour centrale une desserte facile des ateliers et une disposition spatiale répondant à une nouvelle organisation du travail. L'introduction de la machine à vapeur justifie son emplacement.
  • 1927 : 170 métiers font résonner leurs chariots-bobines, leur nombre évolue jusqu'à la Première Guerre mondiale pour atteindre 2 744 métiers Leavers et 31 000 salariés.
  • 1932 : la crise met fin à 1 200 métiers et la Deuxième Guerre mondiale en réduit encore le nombre de 319. Calais est alors la première place mondiale de la dentelle.
  • la dentelle tricotée qui imite le tissage mécanique Leavers sonne le glas de la dentelle leavers avec les nouveaux métiers Raschel, Jacquardtronic et Textronic.
  • 1987 : la ville fait l'acquisition du site.
  • 1991 : études de faisabilité du projet
  • 1995 : une équipe est constituée pour la préfiguration de la cité de la dentelle autour d'un conservateur[2].
  • 1999 : les architectes de la cité sont Henri Rivière et Alain Moatti, lauréats du concours de réhabilitation de l'ancienne usine Boulart. Leur projet de vingt sept millions d'euros a été de déployer la Cité sur 7 800 m2 réparti sur un bâtiment contemporain côté Quai de la Gendarmerie avec une façade en verre évoquant les courbures sensuelles de la femme, sérigraphié des motifs de cartons Métier Jacquard et l'ancienne usine en maçonnerie de briques jaunes existantes rehaussées des teintes bleues, orange et rouges des vitrages de fenêtres.
  • 2009 : le 14, 15, 16, 17 et 18 mai le projet est réalisé et dans le cadre de la Nuit européenne des musées une œuvre monumentale et temporaire de l'artiste italienne Maria Dompé a été présentée en son et lumière jusqu'au 24 mai 2009. L'œuvre a nécessité 80 kilomètres de dentelle pour un coût de 210 000 [3]

Parcours de visiteModifier

La première section du musée est consacrée à l'histoire de la dentelle au fuseau et à l'aiguille, telle que pratiquée depuis le XVIe siècle. L'accrochage confronte pièces de dentelles et témoignages iconographiques.

La seconde section aborde l'histoire de la dentelle mécanique née au cours du XIXe siècle. L'exemple de Calais est particulièrement mis en avant. Cette section se clôt avec un plan-relief de la ville montrant les conséquences urbaines du développement de cette industrie.

À l'étage, le parcours se poursuit sur le processus de fabrication de la dentelle mécanique : une première salle est occupée par des machines leavers qui sont régulièrement actionnées pour des démonstrations au public. La seconde salle propose de suivre le parcours de fabrication d'une dentelle, du dessin de l'esquisse jusqu'à la commercialisation.

Une quatrième section propose d'explorer l'usage de la dentelle dans la mode du XXe siècle et la création contemporaine.

Enfin, un cinquième espace accueille des expositions temporaires.

PhotothèqueModifier

Les collectionsModifier

Chaine de fabrication de la dentelleModifier

Département de la modeModifier

  • 3 220 pièces sont présentées des plus grands noms de la mode de 1850 à nos jours.

TissuthèqueModifier

  • 500 000 échantillons de dessins et 30 000 pièces de dentelles dans la tissuthèque.

Expositions temporairesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Présentation de la Cité de la dentelle » (consulté le 11 juillet 2017)
  2. Textiles d'Amérique et de France, p. 185.
  3. La gazette du Nord-Pas-de-Calais, n° 8131, édition du Pas-de-Calais du 23 mai 2009, page 33
  4. Marot, Sylvie, (1976- ...). et Cité internationale de la dentelle et de la mode (Calais, Pas-de-Calais), Anne Valérie Hash : décrayonner : [exposition, Calais, Cité de la dentelle et de la mode, du 1er avril au 13 novembre 2016, Lienart éditions, cop. 2016 (ISBN 9782359061604, OCLC 948810198, lire en ligne)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Clémence Chevrau, « De la création d'un Musée de la Dentelle et de la Mode à Calais », dans Jocelyne Mathieu et Christine Turgeon, Textiles d'Amérique et de France, Les Presses de l'Université Laval, (ISBN 2-7637-7856-9)

Article connexeModifier

Liens externesModifier