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La nuée de reporters et de cameramen en attente devant le domicile new-yorkais de Dominique Strauss-Kahn en mai 2011, lors de la couverture médiatique de l'affaire Strauss-Kahn.

L'expression « cirque médiatique » (issue de l'anglicisme media circus) est une métaphore qui désigne de manière péjorative un évènement médiatique considéré comme surmédiatisé par rapport à son importance véritable, une nouvelle où la couverture médiatique est perçue comme hors de proportion, notamment par le nombre de journalistes sur place, la quantité de dépêches et d'émissions produites.

Rarement utilisé en français, on lui préférera les termes de « surmédiatisation », « battage médiatique » ou de « buzz des médias ».

Description et usageModifier

Les raisons d'être critique envers les médias sont variées. Cependant, la principale critique est qu'il y a un coût d'opportunité lorsque d'autres nouvelles plus importantes reçoivent moins d'attention du public lorsqu'un cirque médiatique détourne l'attention sur une autre affaire.

Dans la sphère anglophone, la première utilisation de l'expression, selon le dictionnaire d'anglais d'Oxford, fut publiée le 29 juin 1978 dans le Washington Post : « La princesse Grace est encore traumatisée par le souvenir du cirque médiatique de son mariage avec le Prince Rainier en 1956. »[Passage problématique]

Malgré la déontologie qui impose aux journalistes de sélectionner les informations en fonction de leur importance, dans les faits, « leur tri s'opère de plus en plus en fonction de leur potentiel de captation émotionnelle ». Le cantonnement des discours médiatiques aux seules émotions conduit à « une cacophonie relativiste où tous les événements deviennent interchangeables : attentat terroriste, exploit d'une équipe sportive (…), lancement des soldes » et a pour risque une instrumentalisation politique des émotions (voir par exemple culture de la peur) au détriment de toute tentative d’analyse réelle de la situation[1].

Notes et référencesModifier

  1. Pierre Le Coz, Le Gouvernement des émotions, Albin Michel, , p. 5

Voir aussiModifier