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Circassie

région historique du Caucase
Carte de l'Europe de 1843.

La Circassie est une région historique située au nord du Caucase sur la côte de la mer Noire. Elle comprenait la côte et la majeure partie du territoire de l'actuel kraï de Krasnodar. Aujourd’hui, les Circassiens vivent dans les républiques de Karatchaïévo-Tcherkessie, de Kabardino-Balkarie et d’Adyguée de la fédération de Russie. Il existe une diaspora dans d’autres pays.

GéographieModifier

La Circassie est bordée au sud par l’Abkhazie et à l’est par les territoires de Kabardino-Balkarie.

La Circassie historique est nommée d’après ses habitants traditionnels[1], les Circassiens (qui préfèrent s’appeler Adyguéens). Ces Adyguéens ne représentent aujourd’hui qu’une petite partie de la population de cette zone. La République d’Adyguée, membre de la fédération de Russie, est enclavée dans le kraï de Krasnodar.

HistoireModifier

 
Carte de la Circassie en 1840.
Article détaillé : Nettoyage ethnique des Circassiens.

La guerre entre la Russie et les Circassiens a duré de 1764 à 1864, date à laquelle a lieu un génocide et une expulsion que les Circassiens de la diaspora continuent de commémorer chaque année[2],[3],[4].

La diaspora circassienneModifier

Suite à la victoire russe, une partie du peuple circassien fut expulsée de son pays.

 
Circassiens de kfar Kama en Basse Galilée, Israël, 2011

Ceux qui sont restés sont actuellement nommés Tcherkesses tandis que la diaspora a conservé la dénomination ancienne de Circassiens.

La diaspora circassienne se réfugia dans diverses régions de l’ancien Empire ottoman. On trouve ainsi des communautés circassiennes en Turquie, en Syrie, au Liban, en Jordanie (communauté importante), en Égypte (incorporées à l’origine aux mamelouks), en Israël (villages de Kfar Kama (en) et Rehaniya (en), depuis 1880), ainsi qu'en Bulgarie.

On en trouve aussi aux États-Unis (États de New York et du New Jersey), en Allemagne, aux Pays-Bas et en France.

Une communauté existait au Kosovo jusqu’en 1998, date à laquelle elle a dû fuir à cause des menaces de l’UÇK.

RéférencesModifier

  1. Slavomir Rawicz (trad. de l'anglais par E. Chédaille), A marche forcée : A pied, du cercle polaire à l'Himalaya, 1941-1942 [« The Long Walk »], Libretto, (1re éd. 1956), 328 p. (ISBN 978-2-7529-0559-8).  
  2. « Déportation des tatars et des Tcherkesses: la douleur reste vive », sur www.aa.com.tr (consulté le 23 avril 2019)
  3. Sandra Ores, « Les Tcherkesses, les oubliés de Sotchi | L'Arche », sur larchemag.fr, (consulté le 9 avril 2019)
  4. « Adyga index::Tcherkesse France : circassien : caucase », sur tcherkesse.free.fr (consulté le 23 avril 2019)