Cinémathèque de Saint-Étienne

Cinémathèque de Saint-Étienne
Description de l'image Logocinematheque.jpeg.
Type Cinémathèque
Lieu Saint-Étienne
Coordonnées 45° 26′ 08″ nord, 4° 22′ 49″ est
Architecte Henning Larsen (depuis 1993)
Inauguration 1922
Nb. de salles 1
Capacité 110 (4 places PMR et boucle magnétique)
Format de langue VOST
Site web https://cinematheque.saint-etienne.fr/

Géolocalisation sur la carte : Saint-Étienne
(Voir situation sur carte : Saint-Étienne)
Cinémathèque de Saint-Étienne

La cinémathèque de Saint-Étienne est un établissement municipal. Elle fut fondée en 1922 sous le nom d'« Office du Cinéma Éducateur ». De ce fait, ses collections comportent de très nombreux films pédagogiques. Elles se sont ensuite enrichies par le dépôt de nombreux films amateurs et par l'acquisition de films du répertoire. Elle est située à la médiathèque centrale de Tarentaize de Saint-Étienne depuis 1993.

Présentation et missionsModifier

La cinémathèque de Saint-Étienne a plusieurs missions :

  • Collecter, cataloguer, conserver

La cinémathèque valorise le patrimoine cinématographique, par la collecte de films amateurs, de revues et documentations, et de matériel. Elle possède ainsi un fonds de plus de 2 800 ouvrages et 120 titres de revue de cinéma de 1924 à nos jours, plus de 7 000 titres de vidéos et films commerciaux, pédagogiques, institutionnels et amateurs, et une collection de matériels (appareils de cinéma, appareils photo, projecteurs, et caméras).

 
Pellicules entreposées dans la chambre froide de la cinémathèque de Saint-Étienne.
  • Diffuser

La programmation se divise en deux parties : la programmation jeune public, scolaire et extra-scolaire d'une part, la programmation tout public d'autre part.

La cinémathèque dispose d'une salle de projection de 110 places (dont 4 pour les personnes à mobilité réduite), d'une bibliothèque, et d'un espace de consultation individuel. Toutes les séances sont gratuites, et sans réservation. La cinémathèque est ouverte à tout public, qu'il soit averti ou novice[1].

  • Former

Toutes les séances font l'objet d'une animation. Afin d'initier le public à la cinéphilie, la cinémathèque propose plusieurs conférences et débats axés sur l'histoire du cinéma. Elle forme les enfants à la lecture de l'image en proposant des séances adaptées au jeune public.

HistoriqueModifier

  • Juillet 1921 : Vote du conseil municipal décidant de la mise en place de l'installation du cinématographe destiné à l'enseignement dans toutes les classes primaires des écoles publiques de la ville.
  • 1924 : Un fonds de films d'enseignement se constitue. Il est composé de 98 films.
  • 1926 : Naissance des archives cinématographiques stéphanoises. L'office acquiert une caméra 35 mm et inaugure le premier tournage à l'office de Saint-Étienne lors du 42e congrès national de la Ligue de l'enseignement.
  • 1932 : Les offices se fédèrent comme partie intégrante de la ligue de l'enseignement pour créer l'UFOCEL (Union française des offices du cinéma éducateur laïque).
  • 1937 : Avec l'accentuation du rôle municipal, le fonds de films acquis par la municipalité est officiellement distingué de celui du Conseil général sous le terme de Cinémathèque de Saint Étienne. Le terme « documentaire » remplace celui de « film d'enseignement ».
  • 1939-1945 : La cinémathèque suspend ses activités durant la guerre.
  • 1971 : La cinémathèque prend l'appellation " Cinémathèque municipale".
  • 1993 : La cinémathèque s'installe dans le nouveau bâtiment de la médiathèque de Tarentaize.

PartenariatsModifier

La cinémathèque est impliquée dans la vie de la ville et de la région. Elle collabore avec la Comédie de Saint-Étienne, et de nombreux établissements culturels. Elle organise de nombreuses projections avec des associations qui luttent contre le racisme, l'homophobie, le sexisme, les violences faites aux femmes, et les discriminations en tout genre.


BâtimentModifier

 
Grande salle de la médiathèque Tarentaize.

La cinémathèque se situe au sein de la médiathèque, 24 rue Jo Gouttebarge, à Saint-Étienne. Elle fut conçue par Henning Larsen en 1993. Le cahier des charges de l'appel à projet prévoyait:

  • Facilité d'accès
  • Public enfant et adulte non séparés
  • Centralisation du service public en matière d'accueil
  • Circulation et communication aisée
  • Multiplicité des supports avec un classement multimédia

FréquentationModifier

La cinémathèque est dans une dynamique ascendante du renouvellement du public.

ÉquipeModifier

L'équipe est constituée de :

  • Directeur (poste supprimé au cours de l'année 2017) : définition et mise en œuvre des missions de la cinémathèque ; gestion et animation de l'équipe ; programmation artistique de l'établissement ; communication et animation des séances tout public.
  • Assistante administrative et financière : suivi des plannings et du budget ; suivi de l'achat des films ; suivi des commandes et des livraisons.
  • Responsable des archives : gestion des collections de films et non films ; gestion des bases de données ; suivi juridique des collections ; programmation et médiation des archives régionales ; acquisition de films et de livres.
  • Documentaliste : réception et traitement de dépôts, films et non films ; gestion des magasins ; traitement technique des films.
  • Médiatrice jeune public : Programmation jeune public et suivi de la réalisation des projections ; achats, localisation et catalogage des films.
  • Responsable technique : Coordination des travaux de régie ; projection et numérisation des films ; duplication ; montage.
  • Technicien audio-visuel : Restauration numérique ; télé-cinéma ; projection.

Liste des anciens directeurs :

  • Eugène Reboul (1922 – 1937)
  • M. Vicard (1936 – 1938)
  • M. Cancade (1938 – 1947)
  • M. Achard (1948)
  • M. Folliet (1948 – 1955)
  • M. Guilhot (1956 – 1962)
  • M. Duprat (1963 – 1964)
  • M. Thomas (1965 – 1969)
  • M. Spagnol (1970 – 1974)
  • M. Ayme (1974 – 1980)
  • M. Vial (1981 – 2013)
  • M. Léonard (2013 - 2017)

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Raymond Borde et Charles Perrin, Les Offices du cinéma éducateur et la survivance du muet, Presses Universitaires de Lyon,
  • Antoine Ravat, Histoire de la cinémathèque de Saint-Etienne. Au temps de l’Office du cinéma éducateur (1922-1952), Saint-Etienne, Bulletin du Vieux Saint-Etienne,
  • Antoine Ravat, Mémoire de maîtrise d’Etudes Cinématographiques et audiovisuelles, Lyon, Université Lyon II,
  • Frédéric Zarch, Catalogue des films projetés à Saint-Étienne avant la première guerre mondiale, Saint-Etienne, PU, , 474 p. (ISBN 2-86272-484-X)
    Ce livre répertorie 4200 films ainsi que les éléments de compréhension des conditions de leur projection.
  • Dominique Dessertine et Bernard Maradan, Patronages catholiques, patronages laïques entre les deux guerres : les enjeux de la socialisation des enfants, Saint-Etienne, Cahiers d’histoire,
  • Josette Ueberschlag, Jean Brérault, l'instituteur cinéaste : 1898-1973, Saint-Etienne, Presses Universitaires de Saint-Etienne, , 334 p.
  • Frédéric Zarch, Dictionnaire historique du cinéma de Saint-Étienne, Saint-Etienne, PU, , 258 p. (ISBN 978-2-86272-484-3 et 2-86272-484-X)
    Ce livre couvre plus de cent années de la vie stéphanoise dans le domaine du cinéma depuis la première projection du cinématographe Lumière, le 26 avril 1896. Notices retraçant l'histoire des salles de cinéma, salles commerciales, de quartier, laïques ou confessionnelles, ou encore tournages de films (Le Juge Fayard, Noce blanche...)

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :