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Le cinéma acadien est le cinéma qui est réalisé par les Acadiens, principalement en Acadie[note 1].

Les Acadiens forment une minorité francophone dans les provinces Maritimes majoritairement anglophones.

Sommaire

HistoireModifier

Premières apparitions au grand écranModifier

Le film américain An Arcadian Elopement, tourné en 1907, est le premier à traiter des Acadiens ; il reprend toutefois le mythe de l'Acadie terre promise[1]. Entre 1908 et 1929 s'ensuivent six versions d'Evangéline, le poème d'Henry Longfellow inspiré de la déportation des Acadiens[1]. C'est d'ailleurs cette œuvre qui inspire Evangeline, le premier film canadien, tourné en 1913[2]. Les frères Joseph et Sam De Grasse comptent parmi les pionniers du cinéma américain durant les années 1910.

Le court-métrage The Acadians est coproduit par l'ONF en 1947. L'enfilade de scènes pittoresques a été décrite comme un « chef-d’œuvre de condescendance coloniale »[3]. Il faut attendre 1948 pour qu'un premier documentaire, Louisiana Story, de l'Américain Robert Flaherty, montre une image des Acadiens dénuée de tout mythes ou préjugés coloniaux[1]. Les tapis houqués sont l'un des sujets d'un autre film sur les Acadiens, Coup d'œil, produit par l'ONF en 1950[3]. En 1952, le Québécois Roger Blais réalise, pour le même studio, Voix d'Acadie, un court film d'archives considéré comme l'un des premiers témoins réels de la culture acadienne, dans ce cas la chorale du Collège Saint-Joseph[3]. Les réalisateurs québécois Michel Brault et Pierre Perrault doivent la révéler[3]. En 1969, L'Acadie, l'Acadie de Brault et Pierre Perreault marquent tous deux le début de l'expression acadienne. Ce film est un documentaire sur les mouvements étudiants à l'Université de Moncton entre 1968 et 1969. De plus, c'est à partir de ce moment que la fierté nationale marque pluseiurs œuvres et les événements culturelles[4]. Ainsi, dans Éloge du chiac (1969), une institutrice discute avec ces élèves afin d'expliquer la nature du chiac[3].

Fondation d'un véritable cinéma acadienModifier

 
Léonard Forest
 
Phil Comeau

Le cinéaste acadien Léonard Forest, né aux Massachusetts de parents de Moncton, est employé de l'ONF en 1953. Il produit 60 films et réalise 12 films durant trente ans, dont six ayant trait à l'Acadie, dont il est l'un des « poètes le plus lyrique »[3]. Forest, appuyant probablement la pensée du Français Émile Durkheim, considère que le documentaire fait partie de l'évolution de la pensée acadienne et est comparé au Britannique John Grierson, sauf pour son refus d'outrepasser l'esthétique, mais est probablement plus inspiré par l'Américain Robert Flaherty dans son désir de dégager le récit des vies individuelles et réelles[3]. Il s'inspire du néoréalisme italien des années 1940 et 1950[3]. En 1954, il produit un premier film, La femme de Ménage, réalisé par Roger Blais d'après le roman d'Anne Hébert[3]. Le documentaire Les Aboiteaux, considéré comme le réel début du cinéma acadien, est réalisé par Roger Blais en 1955, selon un scénario de Léonard Forest, souvent improprement décrit comme le réalisateur[3]. Ce film mêle le documentaire et la fiction[3]. Les Pêcheurs de Pomcoup, écrit et réalisé par Forest en 1956, est le premier documentaire maritime. D'inspiration mystique mais montrant de façon réaliste des pêcheurs d'espadons, il est un contrepoint entre l'équipage en mer et les villageois[3]. Léonard Forest prend dix ans à réaliser le court-métrage Acadie Libre (1969)[note 2] sur un colloque tenu en 1966 sur la situation socio-économique des Acadiens[3]. Il constitue en fait un préambule du long-métrage Les Acadiens de la Dispersion, réalisé en 1967[3]. Ce film, rejeté par les intellectuels mais applaudi par les jeunes, examine la culture acadienne sur le plan international[3]. En 1971, Forest réalise, dans la veine du cinéma direct, le premier film expérimental docu-fiction, La Noce est pas finie, avec la musique de Georges Langford et la participation de pêcheurs à titre d'acteurs[3]. L'action, improvisée, se déroule dans le village fictif de Lachigan et est une parabole de la transformation culturelle de l'Acadie[3]. D'ailleurs, son dernier film acadien, le documentaire Un soleil pas comme ailleurs réalisé en 1972 sur la situation socio-économique de la Péninsule acadienne, montre des Acadiens prenant parole contre le gouvernement tentant de les déplacer en ville[3].

Forest est aussi l'instigateur du Studio Acadie du Programme français de l'ONF, qui ouvre ses portes à Moncton en 1974. Respectant son mandat de « donner aux Acadiens et au reste du monde une interprétation de l'Acadie par des Acadiens », le studio a produit plus de 80 films et en a coproduit une vingtaine avec des producteurs de la région, la plupart étant des documentaires[5]. Ce programme permet aussi aux étudiants en cinéma de travailler durant l'été.

En 1974, le programme de langue française de l'ONF est décentralisé, dans le cadre de Régionalisation Acadie, faisant de Moncton une plaque tournante du cinéma acadien; cette année est décrite comme celle de sa naissance d'une production acadienne[3]. Paul-Eugène LeBlanc produit douze films à l'ONF de 1974 jusqu'en 1980[6], avec les réalisateurs Charles Thériault (Une simple journée), Luc Albert (Y a du bois dans ma cour), Anna Girouard (Abandounée), Claude Renaud (La Confession, Souvenir d'un écolier), Phil Comeau (La Cabane, Les Gossipeuses), Robert Haché (Au boutte du quai), et Laurent Comeau, Suzanne Dussault et Marc Paulin (Le Frolic, cé pour ayder). Rhéal Drisdelle produit en 1981 les films de Denis Godin (Armand Plourde, une idée qui fait son chemin), de Phil Comeau (J'avions 375 ans), et de Denis Morissette (Arbres de Noël à vendre)[3].

En parrallèle, des initiatives privées se développent à Moncton, Edmundston, et Caraquet; Denis Godin, Phil Comeau, Rodolphe Caron et Rodrigue Jean réalisent chacun des films avec leurs maisons de production privés entre 1977 et 1986[3]. Suivra l'ouverture de nouvelle maisons de productions à Moncton par des producteurs.

Il faudra attendre jusqu'à 1994 pour voir le premier long métrage indépendant de fiction, Le secret de Jérôme co-écrit et réalisé par Phil Comeau. Ce film tourné à Caraquet sera diffusé dans une 20e de salles en Acadie et au Québec. Plusieurs cinémas anglophones des provinces maritimes vont ainsi diffuser un premier film francophone.

Les cinéastes acadiensModifier

Phil Comeau est né à Saulnierville (N.E.) et habite Moncton et Montréal. Ancien président de clubs de théâtre et de cinéma à son école secondaire, il se lancera professionnellement en cinéma pendant ses études en Art dramatique à l'Université de Moncton en tournant des films pour l'Office national du film du Canada. Il est réalisateur de plus de cent productions incluant des films en fiction, en documentaire et en télésérie. Ses réalisations se sont mérité plus de 80 prix aux festivals de films canadiens et internationaux, traduits dans plus de 20 langues et avec des diffusions sur plus de 75 réseaux de télévisions dans 200 pays. Phil Comeau commence sa carrière de cinéaste en 1976 en écrivant et réalisant pour l'ONF un premier film de fiction intitulé La Cabane (1977), où des adolescents affrontent l'autorité et les coutumes dans une communauté acadienne, et ensuite réalise le populaire Les Gossipeuses/The Gossips (1978), une comédie sur les frasques de trois commères acadiennes qui est encore aujourd'hui un film culte parmi les jeunes. Avec la fermeture temporaire de l'ONF Moncton en 1980 suite aux coupures du gouvernement, Phil Comeau ouvre sa propre boite de production « Ciné-Baie » et tourne quatre documentaires, tout en militant farouchement avec les autres cinéastes acadiens de Moncton pour faire rouvrir le studio régional de l'ONF. Quand l'ONF ouvrira à nouveau ses bureaux à Moncton en 1982, plusieurs cinéastes sont mis sur une liste noire pour avoir trop milité, et Phil ne tournera plus de films avec l'ONF pendant 20 ans. Après un an à Paris comme stagiare en cinéma comme boursier France-Acadie, et le manque de maisons de productions indépendantes à Moncton, il sera ensuite obligé de déménager à Montréal. D'ici, il tourne plusieurs coproductions sur des sujets acadiens tel que le premier film de fiction acadienne pour enfants Le Tapis de Grand-Pré (1985), et aussi des téléséries à Montréal et à l'international, dont la série Tribu.com recoltant des côtes d'écoute de 1,3 million d'auditeurs, et Mayday diffusée sur 75 réseaux de télévision à travers le monde. Il réalise aussi le premier long métrage acadien indépendant, Le Secret de Jérôme (1994). Ce long métrage tourné à Caraquet qui se mérite 15 prix est inspiré de l'histoire vraie d'un étranger muet et amputé qu'on retrouve abandonné sur la plage et dnt la présence changera le destin de toute une communauté. À l'international, Phil Comeau a aussi tourné deux longs téléfilms en France et en Romanie, et aussi des téléseries dans plus d'une vingtaine de pays. Au Canada, il réalise à Bouctouche le remake de la série La Sagouine (2006) comprenant 12 épisodes avec la comédienne Viola Léger, diffusé à Radio-Canada et dont le coffret DVD devient un Bestseller au Canada francophone. En 2011, Phil réalise la série populaire Les Acadiens du Québec avec comme animateur le conteur québécois d'origine acadienne Fred Pellerin. Il tourne aussi des longs métrages documentaires populaires dont Frédéric Back, grandeur nature (2012) qui reçoit trois Prix du public au Canada et aux États-Unis et deux nominations aux Prix Gémeaux; Ron Turcotte, jockey légendaire (2013) est le retour du cinéaste le temps d'un film à l'Office national du film du Canada, et se mérite 4 prix au Canada, aux Etats-Unis et aussi en Italie ou le film reçoit le prix du Meilleur film au Festival internationale de films de Palerme, ainsi qu'une nomination aux Gémeaux; et Zachary Richard, toujours batailleur (2016) se mérite 13 prix au Canada aux États-Unis, en France, en Italie et en Indonésie, et reçoit deux nominations aux Prix Gémreaux pour Meilleure réalisation et Meilleur scénario. Le film est présenté aux Nations unies à Genève en 2017, une première pour un film acadien. Son récent court métrage Belle-île-en-Mer, île bretonne et acadienne (2016) se mérite 26 prix au Canada, aux États-Unis, en France, en Angleterre, en Suisse, en Roumanie, au Chili, au Taiwan et en Indonésie, un record de prix pour un film acadien. Il écris et réalisé ensuite Vague d'Acadie une série sur le rayonnement des artistes acadiens en musique. Depuis 2017, Phil Comeau est président du Front des réalisateurs indépendants du Canada (FRIC). Pour sa contribution au rayonnement national et international du cinéma acadien, il reçoit l'Ordre du Canada, l'Ordre du Nouveau-Brunswick, l'Ordre des francophones d'Amérique, l'Ordre de la Pléiade de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, et l'Ordre des Arts et des Lettres de la France, ainsi que deux doctorats d'honneur des deux universités acadiennes.


Rodolphe Caron, de Lac-Baker (N.B.), fut cadreur pour 11 films avant de devenir réalisateur de trois documentaires avec l'ONF. Il fut également cofodateur, à Edmundston, de Cinémarévie Coop Ltée, la seule coopérative de production cinématographique acadienne. Le but fixé par cette coopérative est de former des cinéastes et des équipes de production dans le Madawaska, où la population se considère autant brayonne, acadienne que canadienne-française. Caron y réalisa deux autres documentaires, Le cœur (1994), portant sur un groupe de bénévoles apportant du réconfort aux patients et aux malades en phase terminale de l'hôpital régional d'Edmundston, et Le Champion (1996), sur Hermel Volpé, champion de tir à l'arc aussi originaire du Comté de Madawaska. Depuis, il a réalisé avec l'ONF des documentaires au sujet de Léonard Forest, Marie Hélène Allain et la Congrégation Notre-Dame-du-Sacré-Cœur.


Ginette Pellerin est originaire de Trois-Rivières (Qué). Depuis son arrivée à Moncton en 1975, elle se dévoue entièrement à la production cinématographique. Cofondatrice des productions Phare-Est Inc. Elle travaille d'abord comme assistante, puis réalise ensuite trois films avec l'ONF, dont : L'Âme sœur (1991), un documentaire sur la vie et les réalisations de religieuses de la communauté des Hospitalières de Saint-Joseph et Évangéline en quête (1996), un docudrame explorant les aspects mythiques et réels de l'héroïne de Henry Wadsworth Longfellow, Évangéline.


Herménégilde Chiasson est né à Saint-Simon (N.B.), l'artiste multidisciplinaire, est cofondateur des Productions Phare-Est à Moncton et ancien lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, Herménégilde Chiasson commença sa carrière de cinéaste en 1985. Il réalisa plus d'une dizaine de films, dont les plus connus sont Le Grand Jack (1987), un docudrame inspiré de la vie de Jack Kerouac, Robichaud (1989), un documentaire sur le règne politique de Louis J. Robichaud, et Les Années Noires (1995), un docudrame racontant les événements politiques, économiques et sociaux qui ont mené à la déportation des Acadiens en 1755.


Anne-Marie Sirois du comté de Madawaska (N.B.) est animatrice, dessinatrice-scénariste et caricaturiste, et réalisa deux films d'animation pour l'ONF et deux autres pour Cinémarévie Film Coop. Son premier film, intitulé Maille Maille/Stitches in Time (1987), met en scène deux femmes âgées qui se racontent leurs souvenirs en tricotant. Puis, dans le film Animastress (1994), la réalisatrice présente des êtres humains qui ont « absorbé » le stress imposé aux poulets destinés à l'alimentation humaine.


Rodrigue Jean, de Caraquet (N.B.) réalise les longs métrages "Full Blast", "Yellowknife" et Lost Song (2008), et gagne le prix du meilleur film canadien au Festival international du film de Toronto.


Renée Blanchar, de Caraquet (N.B.), dont le troisième film, intitulé Vocation Ménagère (1996), raconte la vie de ménagères au service de prêtres catholiques. Elle écrit et réalise la série "Belle-Baie" pour Radio-Canada.


Jacques Savoie naît à Edmundston (N.B.). Écrivain et membre cofondateur, dans les années 1970, du groupe Beausoleil-Broussard. Il réalise un film son premier film 1982: Massabielle, tiré de son roman Raconte-moi Massabielle. Ce film raconte l'histoire de Pacifique Haché, exproprié de sa terre et qui refuse de partir. Il rencontre une jolie femme, avec laquelle il trouve la solution pour se sortir de sa fâcheuse situation. Son histoire ressemble à celle de Jackie Vautour et des familles qui ont été expropriées pour permettre la création du parc national de Kouchibouguac. Savoie a écrit les scénarios des films Les Portes tournantes (1988), réalisé par Francis Mankiewicz, et Le Violon d'Arthur (1990), réalisé par Jean-Pierre Gariépy, et une fiction pour la télévision, Bombardier.


Bettie Arseneault de Charlo (N.B.) fut assistante réalisatrice de différentes productions cinématographiques et télévisuelles. Elle réalisa ensuite deux films avec l'ONF : Bateau bleu, maison verte (1985), un documentaire sur les habitations et les embarcations très colorées de l'Acadie et De retour pour de bon (1994), un documentaire sur le retour chez eux d'Acadiens ayant vécu plusieurs années à Montréal.

Claudette Lajoie, de Grand-Sault (N.B.), fut recherchiste pour des productions réalisées en vidéo et réalisatrice et intervieweuse à Télé-Public, une chaîne communautaire desservant le Nord-Est du Nouveau-Brunswick. Elle réalisa ensuite quatre documentaires pour l'ONF. Son premier documentaire, Une sagesse ordinaire (1983), présente la sage-femme Édith Pinet, de Paquetville. Quant au film intitulé Les Femmes aux filets (1987), il raconte la vie de travailleuses dans des usines de transformation du poisson dans la Péninsule acadienne.

Robert Awad, de Kedgwick (N.B.), fit ses débuts en 1974 comme animateur. Il poursuivra sa carrière en réalisant sept films avec l'ONF. Le personnage principal de son premier film, une satire intitulée Truck, un genre de steampunk, explique de quelle manière se serait déroulé l'histoire de l'Acadie si on avait inventé le camion en 1755. Son film intitulé L'Affaire Bronswik/The Bronswik Affair (1978) est une comédie sur l'influence de la publicité sur les gens. Quant à Automania (1994), c'est une comédie sur un homme obsédé qui veut absolument se rendre à son travail dans son auto.


Monique LeBlanc, de Bouctouche (N.B.), dont le premier film The Acadian Connection/Le Lien acadien (1995), jette un regard affectueux sur les membres de la famille LeBlanc, dispersés partout en Amérique du Nord mais conservant tout de même des liens étroits avec leur héritage acadien. Elle est aussi productrice.


Dano Leblanc, de Moncton (N.B.) La bande-dessinée Acadieman, créée au début des années 2000[7], est adaptée en série animée par Télévision Télévision Rogers. À la suite du succès des trois saisons, le long métrage Acadieman vs. le C.M.A. est réalisé en 2009. Il est diffusé sur CapAcadie.com, à la Télévision Rogers et dans quelques salles.


Autres cinéastes comptent Julien Cadieux (Shediac, N.B.), Chris LeBlanc, de Tracadie (N.B.), Paul Bossé (Moncton, N.B.), Paul-Émile d'Entremont (Halifax, N.É.), Fabien Melanson (Halifax, N.É.), Aube Giroux (Wolfville, N.É), Marie Cadieux (Moncton, N.B.), Gilles Doiron (Moncton, N.B.) et Emmanuelle Landry (Moncton, N.B.)


Glen Pitre, né à Cut Off en Louisiane, est le premier réalisateur francophone cadien. En 1983, après avoir réalisé un premier court métrage apprécié, il est admis à l'Institut Sundance. En 1986, il écrit et réalise Belisaire, le Cajun, son premier long métrage et son premier film en anglais[2]. Depuis, il continue d'écrire et réalieer des films.

DiffusionModifier

Il existe quelques salles de cinéma francophone en Acadie, dont Caraquet, Tracadie, Edmundston et Grand-Sault. À Moncton, le cinéma du Palais Crystal réservait deux salles pour les films en français pendant quelques années.

Liste d'acteurs acadiensModifier

Liste de cinéastes acadiensModifier

Liste des longs métrages acadiensModifier

DocumentairesModifier

  • 1967- 1972 - Les Acadiens de la Dispersion (1967), La Noce est pas finie (1971), et Un soleil pas comme ailleurs (1972), de Léonard Forest
  • 1992 - Acadie à venir (1h11) de Herménégilde Chiasson
  • 1995 - Le lien acadien/The Acadian Connection (1h17) de Monique LeBlanc
  • 2005 - Les chemins de Marie (1h20) de Monique LeBlanc
  • 2012 - Frédéric Back, grandeur nature (1h18) de Phil Comeau
  • 2012 - Une dernière chance (1h24) de Paul-Émile d’Entremont
  • 2013 - Ron Turcotte, jockey légendaire (1h15) de Phil Comeau
  • 2014 - Les héritiers du club (1h28) de Renée Blanchar
  • 2016 - Simplement Viola (1h15) de Rodolphe Caron
  • 2016 - Zachary Richard, toujours batailleur (1h20) de Phil Comeau
  • 2017 - Nos hommes dans l’Ouest (1h20) de Renée Blanchar
  • 2018 - Modifié (1h27) de Aube Giroux

FictionsModifier

  • 1994 - Le secret de Jérôme (1h40)  de Phil Comeau
  • 1999 - Full Blast (1h 32) de Rodrigue Jean (Note: ses 2 prochains longs métrages seront des productions québécoises)
  • 2019 - Pour mieux t’aimer (1h20) de Denise Bouchard et Gilles Doiron

Festival de films en AcadieModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Patrick Condom Laurette, « Aspects historique de l'art en Acadie », dans Jean Daigle (dir.), L'Acadie des Maritimes, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton, (ISBN 2921166062), p. 789-844  

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • (fr) « L'Encyclopédie canadienne », Cinéma acadien, Roland Brideau (source de l'article).

Notes et référencesModifier

  • Notes:
  1. L'Acadie comprend grosso modo le nord et l'est de la province canadienne du Nouveau-Brunswick ainsi que des localités plus isolées à l'Île-du-Prince-Édouard, à Terre-Neuve-et-Labrador et en Nouvelle-Écosse. Au sens large, l'Acadie fait aussi référence aux communautés de la diaspora acadienne situées au Québec et aux États-Unis; des personnes d'ascendance acadienne se retrouvent également en France, aux îles Malouines et dans les Antilles. L'Acadie n'est pas reconnue officiellement mais formerait une nation par sa langue, sa culture, ses institutions et ses symboles.
  2. Un titre qui fait référence au discours Vive le Québec libre !, prononcé par Charles de Gaulle à Montréal en 1967.
  • Références:
  1. a b et c Josette Déléas, Images d'Acadiens et de Cadjens de 1908 à 1994 : filmographie acadienne, Moncton, Centre d'études acadiennes, , 126 p. (ISBN 0919691889, lire en ligne), p. 2
  2. a et b Josette Déléas-Matthews, « Regard sur un cinéma à naître : le cinéma acadien », Vie Française, Québec, Conseil de la vie française en Amérique, no hors-série « Les Acadiens: état de la recherche »,‎ , p. 130 (ISSN 0382-0262)
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t et u Laurette 1993, p. 808-822.
  4. Brigitte Roussel, Claude Roussel et Jean Daigle (dir.), Les Acadiens des Maritimes, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton, , partie 13, « Les arts visuels », p. 624.
  5. « L'ONF en Acadie, 35 ans de création », sur ONF.ca (consulté le 23 octobre 2009)
  6. Roland Brideau, « Culture de l'Acadie - Cinéma », sur Encyclopédie canadienne (consulté le 2 mars 2013)
  7. « Accueil », sur Éditions Court-Circuit (consulté le 16 novembre 2009).