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Ciel de Corée
11e histoire de la série Les Aventures de Buck Danny
Scénario Jean-Michel Charlier
Dessin Victor Hubinon

Lieu de l’action Springfield, Corée

Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Langue originale Français
Éditeur Dupuis
Première publication no 783 de Spirou
ISBN 2-8001-0048-6
Nb. de pages 46
Albums de la série Les Aventures de Buck Danny

Ciel de Corée est la douzième histoire de la série Les Aventures de Buck Danny de Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon. Elle est publiée pour la première fois dans le journal Spirou du no 783 au no 805. Puis est publiée sous forme d'album en 1954.

UniversModifier

SynopsisModifier

L'épisode se situe pendant l'hiver 1950-51 (comme en témoignent les blousons fourrés portés à son début) et se déroule sur trois semaines environ.

Les dix premiers jours voient se réaliser le souhait du trio d'aviateurs de rejoindre le front de Corée.

Alors qu'ils mènent des essais de prototypes à la base de Springfield (AF Base), Buck Danny, Tumbler et Sonny Tuckson sont (enfin) désignés pour la Corée, avec neuf autres pilotes d'une escadrille occasionnelle.

L’objectif de leur mission est de tester au combat les meilleurs prototypes d’avions de chasse de l’USAF ; ces derniers sont déjà sur place, en Corée.

Leur voyage vers la base de Fusan en Corée devra cependant se faire, non pas comme passagers d'un transport, mais aux commandes de monoplaces de chasse, des F-80C Shooting Star, afin de tester l’endurance de ces appareils de série et de leurs pilotes, sur des longs trajets.

Devant effectuer son vol au moyen de ravitaillements en vol successifs, l'escadrille va consacrer la première semaine à s'entraîner à cette technique ; puis les quatre jours suivants à préparer sa traversée au long cours.

La rencontre (imprévue ? défaillance des prévisionnistes météo ?) d'un typhon sur son itinéraire, concomitamment à la présence (en partie inopinée, mais habilement exploitée) d’un navire espion[1] ennemi (chinois ?) provoque l'échec du raid, qui se solde par la perte de tous les appareils et de sept des douze pilotes.

Récupérés in extremis par le biais d’une recherche coordonnée de l’US Navy (un Boeing SB-29 'Super Dumbo' de la marine (de l’Air-sea Rescue) et un navire, le X.S.-1425) les cinq rescapés sont acheminés deux jours plus tard à la "Base 33" (de Fujon-San) en Corée, plus que jamais déterminés à affronter l’ennemi ("… pour se venger" !).

Rapidement remis de l’épreuve qu’ils viennent de subir, et sans même sembler particulièrement affectés par la perte récente de leurs camarades du raid, ils sont cependant accueillis dans une ambiance de grande anxiété puis lugubre. En effet, par le biais de la radio du contrôle aérien de la base, ils sont témoins, en direct, de l’épilogue tragique d’un combat aérien ; lequel se termine par la défaite d’un pilote de la base[2] ; ce dernier devenant le sixième pilote américain abattu en quatre jours, selon un scénario identique, et par un mystérieux ennemi invisible, surnommé "Ivan le Terrible".

Aussitôt pressés d’en découdre avec ce pilote menaçant, les trois héros vont, en une semaine, découvrir la clé de l’énigme. Mettant à profit les fameuses expérimentations pour lesquelles ils ont été missionnés, ils engagent, avec le reste de leur escadrille, un combat aérien contre des MiG-15 ennemis, au cours duquel la cinémitrailleuse de Tuckson filme par hasard une base de lancement d’avions radiocommandés ; lesquels constituent donc l’explication de la furtivité et de l’invincibilité des fameux "Ivan".

Deux jours après, un piège est tendu à l’ennemi : Danny, aux commandes d’un avion léger Bell XP-77 (en) se montrera à proximité du repaire des "Ivan" pour en provoquer un lancement ; ce démasquage devant permettre de localiser avec précision la position de leur base.

Toutefois devenu la cible de l’"Ivan" effectivement lancé, Danny manœuvre avec dextérité pour l’éviter, puis est escorté sur la route du retour à sa base, par une escadrille de F-84, dirigée par Tumbler et Tuckson. Le mystère des "Ivan" est donc percé à jour… Encore reste-t-il à en résoudre la menace.

Or l’un des pilotes de l’escadrille, un Coréen, est sous l’effroyable menace d’un chantage à la vie de sa famille, contre une trahison de sa part et la livraison à l’ennemi d’un chasseur Sabre.

Ce drame en puissance annonce l’épisode suivant : Avions sans pilotes.

Contexte historiqueModifier

L'aventure se déroule pendant la Guerre de Corée de la fin de l'année 1950 au début de l'année 1951.

PersonnagesModifier

AvionsModifier

HistoriqueModifier

L'album, considéré comme trop politique, fut censuré en France[5] jusqu'en 1968[6].

PublicationModifier

RevuesModifier

AlbumModifier

Notes et référencesModifier

  1. Désigné « mystérieux cargo » dans le récit, mais dont la fonction est connue sous le nom de bâtiment ELINT — pour Electronic Intelligence.
  2. Le lieutenant Thomas Mitch.
  3. Avec une roulette de queue, au lieu d'un train tricycle.
  4. Correspondants, pour le 3215, au serial d'un Taylorcraft L-2B Grasshopper et pour le 5132, à celui d'un Northrop P-61C Black Widow, dont le contrat fut annulé.
  5. http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=80
  6. http://www.toutspirou.fr/Censure/Censure.htm