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La chronologie du syndicalisme en France est une liste chronologique des événements marquants du syndicalisme en France de 1791 à aujourd'hui.

Sommaire

La période d'interdictionModifier

  • 1791 : promulgation du décret d'Allarde, les 2 et 17 mars, qui supprime les corporations et de la « loi le Chapelier » le 14 juin, qui interdit le droit de coalition des métiers et les grèves. Par ailleurs, cette loi instaure un marché du travail caractérisé par un déséquilibre entre ouvriers et employeurs, ces derniers pouvant fixer les salaires et licencier sans entraves alors que les ouvriers ne disposaient que de leur force de travail. Cette loi a retardé en France la constitution d'un système de relations professionnelles et interdit de fait les syndicats.
  • Mai 1833 : création de l'« association typographique et philanthropique de Nantes », dont les 75 adhérents ouvriers-typographes passent outre l'autorisation du préfet. Cette association qui est à l'origine d'une grève sur les salaires au quotidien L'Ami de la Charte en septembre 1833[2].
  • 1864 : Le 25 mai, suppression du délit de coalition et de grève (loi Ollivier). Cette loi met un terme à la Loi Le Chapelier. Les syndicats sont toujours interdits, mais en constituer un n'est plus considéré comme un délit.
  • 1871 : La Commune de Paris. Outrés par l'armistice avec la Prusse, les Parisiens se révoltent contre le pouvoir et élisent une assemblée qui prend le nom de Commune. Les généraux vaincus par la Prusse se vengent sur Paris. La répression du gouvernement fait près de trente mille morts entre le 21 et le 28 mai, c'est la "semaine sanglante". Œuvre sociale de la Commune de Paris : abolition du travail de nuit dans les boulangeries, gestion démocratique des entreprises fermées par le patronat ou travaillant pour la Commune. Apparition du premier mouvement féminin de masse.

Légalisation et Belle ÉpoqueModifier

1884 :

  • De février à avril, la Grande grève des mineurs d'Anzin regroupa plus de 10 000 grévistes pendant 56 jours, sans succès. Répercutée par la presse, elle eut un retentissement national[4]. C'est à cette occasion qu'Émile Zola vint se documenter à Anzin pour son roman Germinal[5].

1886 :

  • Création de la Fédération nationale des syndicats (FNS), d'inspiration guesdiste. Jules Guesde, l'un des socialistes les plus connus et les plus actifs, contribue à la diffusion des idées de Karl Marx en France.
  • 1er mai : grèves des ouvriers à Chicago pour une journée de travail de 8h. Une sévère répression s'ensuit, et les journées des 3 et 4 seront marquées par de nombreux morts.

1887 :

1891 :

1892 : Création de la Fédération des Bourses du travail, marquée par le syndicalisme révolutionnaire de Fernand Pelloutier.

1895 : Congrès constitutif de la Confédération générale du travail CGT à Limoges du 23 au 28 septembre, elle rassemble la Fédération nationale des syndicats et la fédération des bourses du travail.

1899 :

1900 : Création du journal la Voix du peuple, organe de la CGT.

1901 : Fondation de l'Union fédérative des syndicats et groupements ouvriers professionnels de France et des colonies (jaune).

1902 : Marque l'ouverture d'une nouvelle période dans la vie de la CGT. Au congrès de Montpellier elle parachève son unité. La Fédération des bourses s'efface en tant que centrale et ses organisations s'intègrent dans la CGT. Cette unité réalisée constitue un pôle d'attraction pour beaucoup d'organisations restées jusque-là dans l'expectative.

1906 : Charte d'Amiens : cette charte adoptée au congrès de la CGT, donne au syndicalisme confédéral quelques-uns de ses traits spécifiques : la lutte des classes, la lutte quotidienne pour des améliorations immédiates mais aussi la lutte pour la disparition du salariat et du patronat, ainsi que son indépendance vis-à-vis des organisations politiques. Cette Charte reste aujourd'hui une référence pour la plupart des organisations issues du syndicalisme CGT (la CGT elle-même, FO, la FSU), mais aussi Solidaires, principalement.

1907 :

  • Alors que le syndicalisme reste interdit dans la fonction publique, le Syndicat national des instituteurs créé par Marcel Nègre en 1905, rejoint la CGT. De fait, cependant, la plupart des instituteurs adhérents des syndicats de métier ne prendront pas leur carte confédérale avant les années 1930.
  • Marius Nègre, Émile Janvion et cinq postiers, signataires d'une "lettre à Clemenceau" demandant le droit syndical pour les fonctionnaires, sont révoqués.

1908 :

1909 :

  • La Vie ouvrière : naissance du premier numéro de cette « revue d'action » qui se définit comme « syndicaliste révolutionnaire, antiparlementaire ».
  • Bien qu'interdits, le droit syndical et le droit de grève sont pris par les agents des PTT. En mars puis en mai, ils font grève. À la fin du conflit de nombreuses révocations frappent les syndicalistes. Poursuivis devant les conseils de discipline pour avoir « préconisé l'entente entre les travailleurs de l'État et ceux des industries privées », ils reçoivent le soutien de la Ligue des droits de l'homme.

1910 :

1912 : La CGT est la seule confédération syndicale existante en France, elle compte 700 000 adhérents sur un total de 7 millions de salariés. Le 24 novembre elle tient un congrès extraordinaire sur le thème de l'action préventive contre la guerre.

1913 : Constitution du Secrétariat syndical international auquel participe la CGT. Le 25 février, la CGT publie un manifeste antimilitariste.

Première Guerre mondialeModifier

1914 : La CGT organise des manifestations syndicales contre la guerre le 27 juillet. Le 31 juillet, Jean Jaurès est assassiné. Le 1er août, c'est la mobilisation générale et le début de la guerre 14/18. Le 3 août, c'est la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France. Le 4 août c'est l'Union sacrée. Lors du CCN de la CGT, tenu du 26 novembre au 5 décembre, seule une minorité se prononce contre la guerre.

1917 : Dans l'année, on compte 696 grèves et 293 810 grévistes en France. Les 6 et 7 novembre c'est la rupture de l'Union sacrée. Au même moment a lieu la Révolution d'Octobre en Russie.

1918 :

Entre-deux-guerresModifier

1919 :

  • 25 mars : loi sur les conventions collectives.
  • 28 mars : loi supprimant le travail de nuit dans les boulangeries.
  • 23 avril : lois sur la journée de 8 heures. Le 1er mai grève générale de 24 heures marquée par 500 000 manifestants à Paris (1 mort). Dans l'année, on compte 2 206 grèves et 1 160 000 grévistes en France.
  • Création de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) les 1er et 2 novembre, centrale d'inspiration chrétienne sociale.

1920 :

  • Le 8 janvier, inauguration du Conseil économique et social (initiative de la CGT). Du 25 au 29 février, la SFIO tient congrès à Strasbourg et se retire de la 2e internationale. 12 mars, vote de la loi relative au droit syndical. Le 1er mai : la CGT décide la grève générale. En 15 jours on compte 1,5 million de grévistes. Le 22 mai, reprise du travail.
  • Les femmes peuvent adhérer à un syndicat sans l'autorisation de leur mari.

1921 : à la suite du Congrès de Tours (1920), scission entre les réformistes et les révolutionnaires qui sont exclus de la CGT, et créent la CGTU (Confédération générale du travail unitaire), proche du parti communiste. Naissance du journal « Le Peuple », organe officiel de la CGT.

1926 Nouvelle scission : création de la Confédération générale du travail-Syndicaliste Révolutionnaire CGT-SR, dont l'audience restera cependant assez confidentielle.

1930 : Vote définitif de la loi sur les assurances sociales.

1934 : En riposte à l'émeute du 6 février, grève générale « contre le fascisme » à l'appel de la CGT et de la CGTU.

1936 : Réunification de la CGT et de la CGTU lors du congrès de Toulouse. Elles avaient participé à l'élaboration du programme du Rassemblement populaire (par la suite Front populaire) qui devait remporter les élections législatives le 5 mai 1936. Le 26 mai une vague de grèves marquée par des occupations d'usines démarre au Havre et s'étend comme une trainée de poudre partout en France. Le 4 juin, sont signés les accords Matignon, entre la CGT et le Patronat. Les 11 et 12 juin sont votées les lois sociales sur l'extension des conventions collectives, l'institution de délégués du personnel, le relèvement des salaires, les 15 jours de congés payés et la semaine des 40 heures.

Seconde Guerre mondialeModifier

1939 : Le 23 août, nouvelle scission entre les réformistes et les révolutionnaires. Début de la Seconde Guerre mondiale le 3 septembre. Le 18 septembre, le Bureau confédéral de la CGT vote une déclaration excluant les militants qui refusent de condamner le pacte germano-soviétique. Cette décision est approuvée par la Commission administrative de la CGT le 25 septembre, ce qui a pour effet d'exclure les communistes de la CGT. Plus de 600 syndicats sont dissous et de nombreux militants et dirigeants exclus sont arrêtés. Ceux qui ne sont pas arrêtés, ni mobilisés, entrent dans la clandestinité.

1940 :

  • Le 9 novembre, le gouvernement de Vichy de Pétain dissout les centrales syndicales ouvrières et patronales.
  • Le 15 novembre, 9 responsables de la CGT et 3 de la CFTC se réunissent clandestinement et publient le manifeste des douze qui est à la fois un acte public d'opposition à la politique du gouvernement de Vichy et une analyse du rôle du syndicalisme présent et à venir.

1941 : Promulgation de la Charte du travail interdisant les grèves et le lock-out. Dès l'hiver 40/41, parution des premiers journaux clandestins. Développement des « comités populaires » qui organisent les premières luttes revendicatives. Du 26 mai au 9 juin a lieu la grève des mineurs du Nord et du Pas-de-Calais. Intervention des Allemands: 327 arrestations. Le 22 et 23 octobre : exécution par les Allemands de 88 otages composés majoritairement de militants CGT exclus, dont les 27 de Chateaubriant.

1943 : Les accords du Perreux, signés le 17 avril par Robert Bothereau et Louis Saillant pour les « ex-confédérés » ; Henri Raynaud et André Tollet pour les « ex-unitaires », reconstituent la CGT. La CGT réunifiée et la CFTC participent à la constitution du conseil national de la Résistance (France) (CNR) qui a lieu le 27 mai.

1944 :

1945-2000Modifier

1945 :

1946 :

  • Du 8 au 14 avril a lieu le 26e congrès de la CGT à Paris. Elle revendique le chiffre de 5 millions et demi d'adhérents. Le rapport de Benoît Frachon est adopté par 84,4 % des voix. 5 octobre, promulgation du Statut général des fonctionnaires par le ministre Maurice Thorez. Début de la guerre d'Indochine (). Pendant toute la durée du conflit, la CGT organise des manifestations de solidarité à l'égard du peuple vietnamien et en faveur de la paix.
  • Création de la Confédération nationale du travail (CNT) avec la participation de membres de l'ancienne CGT-SR et d'anarcho-syndicalistes espagnols.
  • Création de la Charte de Grenoble, charte fondatrice du syndicalisme étudiant en France. Elle a été établie par l'UNEF au sortir de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance. Elle a une influence qui dépasse les frontières françaises puisque des syndicats étudiants à travers le monde s'y réfèrent.

1947 :

  • La CGT obtient 59 % des voix lors des premières élections à la Sécurité sociale, mais percée de la CFTC qui obtient 26 % des voix. 1er mai, grandes manifestations pour les revendications à l'appel de la CGT. Le 5 mai, éviction des ministres communistes du gouvernement. Juin, grèves chez Citroën, à la SNCF, dans les banques, dans les grands magasins. Le premier ministre Ramadier parle de « chef d'orchestre clandestin ». Juillet, grèves à EDF, puis chez Peugeot, Berliet, Michelin. Le 1er août, accord CGT/ CNPF pour une augmentation de 11 % dénoncé par le gouvernement.
  • Les 13 et 14 novembre la division s'accentue au Comité confédéral national (CCN) de la CGT entre la majorité et la minorité (tendance FO) à propos du plan Marshall et des mouvements de grève. La majorité, fidèle à Moscou, refuse le plan Marshall. Les minoritaires, eux, refusent la poursuite des mobilisations menées depuis un an. Le 19 décembre, c'est la scission et la création par les minoritaires anti-communistes de la confédération Force ouvrière (CGT-FO).

1948 :

  • après un référendum interne, la Fédération de l'Éducation nationale de la CGT décide de refuser la scission et d'opter pour l'autonomie dans la perspective d'une réunification du syndicalisme. Elle introduit dans ses statuts le respect des tendances et l'élection de ses instances à la proportionnelle.
  • grève des mineurs de 1948

1949 : division : la FSM critique le plan Marshall et l'influence américaine en Europe, ce qui provoque une scission. Les syndicats des États-Unis, d'Angleterre et des Pays-Bas se retirent de la FSM. Ils créent la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) à laquelle adhère la CGT-FO.

1950 : conquêtes : vote de la loi sur les Conventions collectives. Création du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig).

1953 : Retraites : du 4 au 25 août, grande grève dans les services publics pour le "reclassement" (c'est-à-dire la refonte de la grille indiciaire déterminant les salaires). Le 4 août, la CGT puis la CFTC appellent à une journée d'action des secteurs public et nationalisé contre le recul de l'âge à la retraite. Les postiers de Bordeaux décident la poursuite du mouvement. Aussitôt les confédérations CGT, FO, CFTC appellent à la grève générale dans ces secteurs. Le 14 août, on compte quatre millions de grévistes.

1954 : début de la guerre d'Algérie (1er novembre). Durant tout le conflit la CGT soutient « les revendications des Algériens et leurs aspirations nationales. »

1956 : conquête de la troisième semaine de congés payés.

1962 : création du Syndicat national unifié des impôts.

1963 : les mineurs : à l'appel de la CGT et de FO, vaste mouvement de grèves des mineurs. Ils s'inquiètent des incertitudes pesant sur leur profession et revendiquent une augmentation des salaires.

1964 : création de la CFDT, issue de la déconfessionnalisation de la CFTC. Une minorité de la CFTC refuse sa mutation et maintient un syndicat chrétien.

1966 :

  • accord d'unité revendicative entre la CGT et la CFDT.
  • arrêté définissant les 5 confédérations CGT, CFDT, FO, CFTC et CGC comme représentatives.

1968 : grève générale : en mai et juin sept millions de travailleurs en grève et occupent leurs usines. Constat de Grenelle: augmentation de 35 % du salaire minimum. La section syndicale d'entreprise est officiellement reconnue par la loi du 27 décembre 1968 qui améliore la représentation syndicale et définit les fonctions de chacun de ses représentants.

1970 à 1976 : affaire Lip : grèves, manifestations, occupations d'usine et ventes sauvages vont défrayer la chronique française et européenne[réf. nécessaire].

1970 : Unité : nouvel accord CGT-CFDT sur des revendications prioritaires : revalorisation du SMIC, retraite à 60 ans, emploi, heures de formation syndicale.

1971 : Edmond Maire est élu secrétaire général de la CFDT.

1972 à 1975 : comités de soldats (appelés du contingent) qui luttent en particulier pour la fin du service militaire (objecteurs de conscience).

Fin des années 1970 : Grèves dans la sidérurgie

1981 :

  • Gouvernement de gauche : vote de la loi de nationalisation (cinq groupes industriels, 36 banques). Ordonnances réduisant le temps de travail à 39 heures, instituant la cinquième semaine de congés payés et ramenant l'âge de la retraite à 60 ans. Lois sur les droits des travailleurs dans l'entreprise, notamment le droit d'expression pendant le temps de travail. Création des Comités d'hygiène, de sécurité et conditions de travail (CHSCT).
  • La CGC devient CFE-CGC (Confédération française de l'encadrement-Confédération générale des cadres).

1982 : lois Auroux du , a donné de nouveaux moyens aux syndicats dans l'entreprise.

1982-1983 : grèves dans l'automobile, menée notamment par les travailleurs immigrés.

1984 : en Corse, création, le 1er mai, du STC, Syndicat des travailleurs corses, d'obédience nationaliste, dont la démarche est complémentaire du concept de lutte de libération nationale.

1986-1987: création, avec l'appui de l'UNEF-ID, du premier syndicat lycéen, la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) à la suite de la mobilisation de l'hiver 1986 contre la Loi Devaquet.

 
En 1988, Annick Coupé (Sud-PTT), est démise de ses responsabilités syndicales à la CFDT.

1988 :

1989 : grèves chez Peugeot à Sochaux et Sausheim.

1992 : Nicole Notat, première femme à occuper un tel poste dans une confédération syndicale de salariés en France, est élue secrétaire générale de la CFDT Elle remplace Jean Kaspar, élu en 1988 au Congrès de Strasbourg. 1993 : Syndicats : création de la Fédération syndicale unitaire (FSU) le 15 avril par 13 syndicats exclus ou en dissidence d'avec la FEN.

1994 : création de l'Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) par la FEN et d'autres syndicats non-confédérés (FGSOA, FGAP, FASP qui éclatera à cette occasion…).

1995 :

1997 - 1998 : mouvement d'occupation des Assedic par les chômeurs.

1998 :

  • Le G10 - Solidaires devient l'Union syndicale Solidaires
  • Création de la fédération SUD Éducation.
  • Des militants de FO en désaccord avec la ligne contestataire imposée par Marc Blondel quittent la confédération pour rejoindre l'UNSA. Ils comptent parmi eux les principaux responsables de l'UD-FO de Paris autour de Jacques Mairé.

1999 :

2000 : Entrée en vigueur de la seconde loi sur les 35 heures, qui deviennent la durée légale du travail le 1er janvier.

XXIe siècleModifier

 
Manifestation de gendarmes français (oct 2001)

2001 : Fin 2001, à partir d'un premier site internet crée et animé par des « Femmes de Gendarmes en Colère », des manifestations importantes de gendarmes (en grosse majorité des sous-officiers d'active) en tenue, dans leurs véhicules de service, et armés, sur tout l'ensemble du territoire français et notamment sur les Champs-Élysées pour réclamer de meilleurs conditions de travail, des moyens matériels, une compensation pour le nombre d'heures de travail très élevé travaillé, et du personnel supplémentaire. Malgré l'interdiction stricte imposée par la loi française dans leur statut militaire, ces évènements sont en fait la première grève des gendarmes français (si l'on ne tient pas compte de leur grève du 13 août 1944 qui se déroulait dans un contexte bien particulier).

2002: François Chérèque est élu secrétaire général CFDT.

2003 : Retraites : Importants mouvements sociaux contre le projet de loi Fillon (mai-juin)

2005 :

2006 : le 7 février, début du mouvement social à l'université Rennes II contre le CPE, le CNE et le projet de loi d'égalité des chances ayant pour perspective l'instauration du travail de nuit pour les jeunes de plus de 15 ans et la remise en cause du droit à la scolarité jusqu'à 16 ans.

2007 : le 1er avril, création d'un forum « Gendarmes et citoyens » (G&C), revendiquant notamment le droit d'association professionnelle pour les militaires de la gendarmerie française, ainsi que le droit d'adhérer (à titre privé) à un parti politique.

2008 : "Position commune", signée le 9 avril par la CGT, la CFDT, le MEDEF et la CGPME, visant à modifier les règles définissant la représentativité syndicale dans le secteur privé. Ce texte sera suivi, en juin, par un accord sur le dialogue social dans la fonction publique, inspiré des mêmes principes.

2017 : Selon les chiffres du Haut conseil du dialogue social, la CFDT se hisse pour la première fois en tête des élections professionnelles tenues de 2013 à 2016 avec 26,37 % des voix (+ 0,37 par rapport à 2013) devant la CGT 24,85 % (- 1,92 point), FO 15,59 % (- 0,35), la CFE-CGC 10,67 % (+ 1,24 point), la CFTC 9,49 % (+ 0,19), l’UNSA 5,35 % (+ 1,09) et Solidaires 3,46 % (- 0,01). Le poids relatif (retenu pour les seules organisations représentatives au niveau national est de 30,32 % pour la CFDT, 28,57 % pour la CGT, 17,93 % pour FO, 12,27 % pour la CFE-CGC et 10,91 % pour la CFTC.[6]

RéférencesModifier

  1. Bruno Mattei, Rebelle, rebelle!: révoltes et mythes du mineur, 1830-1946, Editions Champ Vallon, (lire en ligne), p. 14
  2. Jean-Charlez Cozic et Daniel Garnier, La presse à Nantes de 1757 à nos jours, t. I. Les années Mangin (1757-1876), Nantes, L'Atalante, (ISBN 978-2-84172-395-9), p. 175-177.
  3. François Jarrige et Bénédicte Reynaud, « La durée du travail, la norme et ses usages en 1848 », Genèses, no 85,‎ , p. 70-92 (lire en ligne)
  4. Collectif, Le Nord, de la Préhistoire à nos jours, Bordessoules, 1988, p. 263 (ISBN 2-903504-28-8)
  5. « Zola à Anzin » Article de Henri Mitterand dans le dossier Le Travail dans les fictions littéraires, revue Travailler n° 7 2002/1
  6. Michel Noblecourt, « Syndicalisme : la CFDT détrône la CGT de la première place », lemonde.fr, (consulté le 1er avril 2017)

Voir aussiModifier