Chronologie du futur lointain

chronologie

La chronologie du futur lointain est une série d'évènements géologiques et astrophysiques susceptibles de survenir dans un futur très lointain, tels que la science peut les prévoir avec un certain degré de certitude, étant donné l'état actuel des connaissances.

Illustration d'un trou noir. La plupart des modèles du futur lointain de l'Univers suggèrent qu'au bout du compte, les trous noirs resteront les derniers objets célestes. Cependant, même eux sont amenés à disparaitre par rayonnement de Hawking.

GénéralitésModifier

Si les prédictions pour le futur ne sont jamais certaines, la compréhension scientifique actuelle de certains champs permet de tracer les grandes lignes de certains évènements à venir. Parmi ces disciplines, on trouve l'astrophysique, qui révèle comment les planètes et les étoiles se forment, interagissent et meurent, la physique des particules, qui indique comment la matière se comporte à petite échelle, et la géologie, qui renseigne sur l'évolution de la Terre au cours du temps.

Toutes les prédictions du futur de la Terre, du Système solaire et de l'Univers doivent prendre en compte le deuxième principe de la thermodynamique, qui établit que l'entropie augmente au cours du temps (c'est-à-dire que l'énergie disponible pour effectuer un travail utile diminue)[1]. Les étoiles épuiseront leurs réserves d'hydrogène et s'éteindront ; des rencontres stellaires éjecteront les planètes de leur système et les systèmes stellaires de leur galaxie[2]. Au bout du compte, la matière elle-même subira l'influence de la radioactivité et même les matériaux les plus stables se dissocieront en particules subatomiques[3]. Toutefois, comme les données actuelles suggèrent que l'Univers est plat et ne s'effondrera pas sur lui-même après un temps fini[4], un futur infini permet potentiellement à des évènements très improbables d'avoir lieu, comme la formation d'un cerveau de Boltzmann[5].

Les chronologies qui suivent débutent environ dans 8 000 ans et s'étendent jusqu'aux limites connues du temps futur. Certains évènements futurs alternatifs sont référencés pour tenir compte de questions pas encore résolues, comme la survie de l'espèce humaine, la disparition de la biosphère sur Terre, ou l'éventualité de la destruction de la Terre par l'expansion du Soleil en une géante rouge, ou encore la stabilité du proton garantie de celle de la matière.

ChronologiesModifier

LégendeModifier

La première colonne de chaque tableau indique à quel thème général se rapporte l'évènement évoqué.

Légende
  Thème
  Astronomie et astrophysique
  Géologie et planétologie
  Physique des particules
  Mathématiques
  Culture et Technologie

Futur de la Terre, du Système solaire et de l'UniversModifier

Les trois théories (principales) du destin de l'Univers, plus une quatrième possibilité, sont[réf. nécessaire] :

  • Big Crunch : effondrement, au moins 100 milliards d'années, mais jugé peu probable depuis les années 2000 ;
  • mort thermique de l'Univers : refroidissement, au moins 1014 années avant que les dernières étoiles ne s'éteignent ;
  • Grande déchirure : déchirure, 20 milliards d'années selon certains modèles ; mais ne devrait pas se produire selon sa forme la plus sévère ;
  • faux vide : transition, 10139 années pour que l'hypothétique faux vide de l'Univers actuel fasse sa transition vers un vide de potentiel énergétique inférieur, déclenchant une nouvelle inflation et un changement de la physique des particules subatomiques.
  Distance (années) Évènements
  10 000-15 000 La supergéante rouge Antarès peut exploser en supernova[réf. nécessaire].
  36 000 La naine rouge Ross 248 devient l'étoile la plus proche du Soleil, à environ 3,024 années-lumière[6].
  42 000 Alpha Centauri redevient le système stellaire le plus proche du Soleil (plus précisément Proxima Centauri l'étoile la plus proche) après l'éloignement de Ross 248[6].
  50 000 L'actuelle période interglaciaire se termine, d'après les travaux de Berger et Loutre[7], renvoyant la Terre dans une période glaciaire, en supposant limités les effets du réchauffement climatique.

Les chutes du Niagara érodent les 32 km qui les séparent actuellement du lac Érié et cessent d'exister[8].

  50 000 La longueur du jour solaire atteint 86 401 secondes, à cause des forces de marée lunaires freinant la rotation de la Terre. Selon le système actuel, une seconde intercalaire devrait être alors ajoutée aux horloges tous les jours[9].
  100 000 Le mouvement propre des étoiles sur la sphère céleste, qui résulte de leur mouvement à travers la galaxie, rend méconnaissables la majeure partie des constellations actuelles[10].

L'étoile hypergéante VY Canis Majoris a probablement explosé en hypernova[11].

  100 000 La Terre a probablement connu l'éruption d'un supervolcan produisant au moins 400 km3 de magma[12].
  250 000 Le Lōʻihi, le plus jeune volcan de la chaîne sous-marine Hawaï-Empereur, s'élève au-dessus de la surface de l'océan Pacifique et devient une nouvelle île volcanique[13].
  500 000 La Terre a probablement été percutée par un astéroïde d'environ 1 km de diamètre, si aucune stratégie de déviation n'est mise en place[14].
  1 million La Terre a probablement connu l'éruption d'un supervolcan produisant au moins 2 300 km3 de magma, un évènement comparable à celle du Toba, il y a 75 000 ans[12].
  1 million Limite maximale pour l'explosion de la supergéante rouge Bételgeuse en supernova. Cette explosion devrait être facilement visible en plein jour[15],[16].
  1,4 million L'étoile naine orange Gliese 710 (0,6 masse solaire) passe à 1,1 année-lumière (70 000 unités astronomiques) du Soleil avant de s'éloigner. Ce passage dans le nuage d'Oort pourrait perturber gravitationnellement les membres de ce nuage, un halo de corps glacés orbitant à la frontière du Système solaire, augmentant la probabilité d'un impact cométaire dans le Système solaire interne[17].
  8 millions La lune Phobos s'approche à moins de 7 000 km de Mars, sa limite de Roche ; les forces de marées devraient la désintégrer et la transformer en un anneau de débris continuant alors à spiraler vers la planète Mars[18].
  10 millions La vallée du Grand Rift est envahie par la mer Rouge, créant un nouveau bassin océanique divisant l'Afrique[19].
  11 millions L'anneau de débris de Phobos autour de Mars atteint la surface de la planète[18].
  50 millions La côte californienne commence sa subduction dans la fosse des Aléoutiennes, du fait du mouvement vers le nord le long de la faille de San Andreas[20].

La collision de l'Afrique et de l'Eurasie ferme le bassin méditerranéen et crée une chaîne de montagnes similaire à l'Himalaya[21].

  100 millions La Terre a probablement été percutée par une météorite de taille comparable à celle ayant provoqué l'extinction Crétacé-Tertiaire il y a 66 millions d'années[22].
  230 millions Au-delà de cette date, la position des planètes du Système solaire sur leurs orbites, à partir de l'époque présente, est impossible à prévoir[23].
  240 millions Le Système solaire termine une révolution complète autour du centre galactique à partir de sa position actuelle[24].
  250 millions Tous les continents terrestres pourraient fusionner en un nouveau supercontinent. Trois configurations possibles ont été proposées : Amasie, Nouvelle Pangée et Pangée prochaine[25],[26].
  500-600 millions Un sursaut gamma, ou une supernova énorme, se produit à moins de 6 500 années-lumière de la Terre ; c'est une distance suffisamment proche pour affecter la couche d'ozone et éventuellement déclencher une extinction massive, en supposant correcte l'hypothèse selon laquelle une explosion de ce genre a déclenché l'extinction de l'Ordovicien-Silurien. Toutefois, la supernova devrait nécessairement avoir une orientation très précise par rapport à la Terre pour avoir un effet néfaste dessus[27].
  600 millions Les forces de marée ont suffisamment éloigné la Lune de la Terre pour que les éclipses solaires totales ne soient plus possibles[28]. Toutes les éclipses solaires centrales seront alors annulaires.
  800 millions L'atmosphère terrestre ne contient plus assez de dioxyde de carbone pour permettre la photosynthèse C4[29]. La vie multicellulaire s'éteint[30].
  1 milliard La luminosité solaire a augmenté de 10 %, la température moyenne à la surface de la Terre atteignant 47 °C. L'atmosphère devient une « serre humide », provoquant une évaporation instable des océans[31]. Des poches d'eau pourraient être toujours présentes aux pôles, autorisant quelques refuges pour la vie[32],[33].
  1,3 milliard La vie eucaryote s'éteint par manque de dioxyde de carbone. Seuls les procaryotes demeurent[30].
  1,5–1,6 milliard L'augmentation de la luminosité solaire provoque un déplacement de la zone habitable ; tandis que le dioxyde de carbone s'accroît dans l'atmosphère de Mars, sa température en surface augmente à des niveaux comparables à celle de la Terre pendant la glaciation[34],[30].
  2,3 milliards Le noyau externe terrestre se solidifie, si le noyau interne continue à croître à son rythme actuel d'1 mm par an[35],[36]. Sans noyau externe liquide, le champ magnétique terrestre s'éteint[37].
  2,8 milliards La température à la surface de la Terre, même aux pôles, atteint en moyenne 147 °C. À ce niveau, la vie est réduite à des colonies unicellulaires dans des micro-environnements isolés et dispersés (lacs de haute altitude, cavernes souterraines) et s'éteint partout ailleurs[38],[39],[notes 1].
  3 milliards Durée médiane pour que la distance de la Lune à la Terre soit suffisante pour atténuer son effet stabilisateur sur l'inclinaison de l'axe terrestre. En conséquence, le mouvement des pôles terrestres devient chaotique[40].
  3,3 milliards 1 % de chance pour que l'orbite de Mercure devienne tellement allongée qu'elle entre en collision avec Vénus, provoquant le chaos dans le Système solaire interne et conduisant potentiellement à une collision planétaire avec la Terre[41].
  3,5 milliards Les conditions à la surface de la Terre sont comparables à celles de Vénus actuellement[42].
  3,6 milliards La lune Triton traverse la limite de Roche de Neptune, se désintégrant potentiellement en un système d'anneaux planétaires similaire à celui de Saturne[43].
  4 milliards Durée médiane pour une collision entre la galaxie d'Andromède et la Voie lactée, conduisant à une fusion des deux galaxies[44]. Du fait des immenses distances entre les étoiles, le Système solaire ne devrait pas être affecté par cette collision[45].
  5,4 milliards Après avoir épuisé ses réserves d'hydrogène dans son noyau, le Soleil quitte la séquence principale et commence son évolution en géante rouge[46].
  7,5 milliards La Terre et Mars pourraient être en rotation synchrone avec le Soleil[34].
  7,9 milliards Le Soleil atteint le sommet de la branche des géantes rouges, d'un rayon maximal 256 fois supérieur à son rayon actuel[46]. Mercure, Vénus et peut-être la Terre sont détruites[47].

Pendant cette période, il est possible que Titan, la principale lune de Saturne, puisse atteindre une température de surface compatible avec la présence de vie[48].

  8 milliards Le Soleil devient une naine blanche carbone-oxygène d'une masse égale à 54,05 % sa masse actuelle[49],[46],[50].
  14,4 milliards Le Soleil devient une naine noire tandis que sa luminosité tombe en dessous de trois milliardièmes de son niveau actuel et sa température descend à 2 000 °C, la rendant invisible à l'œil humain[51].
  20 milliards Fin de l'Univers dans le cas d'un scénario de type Grande déchirure[52]. Les observations des vitesses de groupes de galaxies par Chandra suggèrent que ceci ne devrait pas se produire[53].
  50 milliards En supposant qu'elles survivent à l'expansion solaire, la Terre et la Lune sont en rotation synchrone, chacune présentant toujours la même face à l'autre[54],[55]. Par suite, les forces de marée du Soleil vampirisent une partie du moment cinétique du système, provoquant un raccourcissement de l'orbite de la Lune et une accélération de la rotation de la Terre[56].
  100 milliards L'expansion de l'Univers conduit toutes les galaxies en dehors du Groupe local à disparaître au-delà de l'univers observable[57].
  150 milliards Le fond diffus cosmologique refroidit à −272,85 °C (au lieu des −270,45 °C actuellement), le rendant indétectable avec les technologies actuelles[58].
  450 milliards Durée médiane pour que la cinquantaine de galaxies[59] du Groupe local fusionnent en une seule galaxie[3].
  800 milliards La luminosité totale de la galaxie résultante commence à décliner, tandis que les étoiles naines rouges traversent leur étape « naine bleue » de luminosité maximale[60].
  1012
(1 billion)
Estimation basse pour la fin de la naissance des étoiles dans les galaxies, celles-ci ne comportant plus de nuages de gaz permettant leur formations[3].

L'expansion de l'Univers, en supposant une densité d'énergie sombre constante, multiplie la longueur d'onde du fonds diffus cosmologique par 1029, dépassant l'échelle de l'horizon cosmique et rendant cette preuve du Big Bang indétectable. Cependant, il est toujours possible de constater l'expansion de l'Univers par étude de la cinématique stellaire[57].

  3 × 1013
(30 billions)
Durée estimée pour que le Soleil passe très près d'une autre étoile. Quand deux étoiles (ou rémanents d'étoile) passent près l'une de l'autre, les orbites de leurs planètes sont perturbées, ce qui peut les éjecter définitivement des systèmes. En moyenne, plus une planète orbite proche de son étoile, plus il se passe du temps avant qu'une telle éjection se produise[61].
  1014
(100 billions)
Estimation haute pour la fin de la naissance des étoiles dans les galaxies[3]. Cette date marque la transition vers l'ère dégénérée ; l'hydrogène n'est plus disponible pour former de nouvelles étoiles et celles qui existent épuisent leur combustible puis s'éteignent[2].
  1,1–1,2 × 1014
(110–120 billions)
Toutes les étoiles de l'Univers ont épuisé leur combustible (les étoiles les plus durables, les naines rouges à faible masse, ont une durée de vie d'environ 10 à 20 billions d'années)[3]. Après ce point, les seuls objets de masse stellaire restants sont des rémanents stellaires (naines blanches, étoile à neutrons et trous noirs). Les naines brunes subsistent également[3].
  1015
(1 billiard)
Des rencontres stellaires rapprochées ont fini par éjecter toutes les planètes hors du Système solaire[3].

Le Soleil a refroidi à 5 K au-dessus du zéro absolu[62].

  1019 à 1020 Toutes les naines brunes et les rémanents stellaires ont été éjectés des galaxies. Lorsque deux objets passent à proximité l'un de l'autre, ils échangent de l'énergie orbitale, les objets de moindre masse ayant tendance à gagner de l'énergie. Après des rencontres répétées, les objets de faible masse peuvent en obtenir suffisamment pour être éjectés de leur galaxie[3],[63].
  1020 L'orbite terrestre arrive à son effondrement final par émission d'ondes gravitationnelles[64], si elle n'a été ni engloutie par le Soleil[65],[66], ni éjectée lors d'une rencontre stellaire[64].
  2 × 1036 Tous les nucléons de l'Univers observable se désintègrent, si la demi-vie du proton prend sa plus petite valeur possible (8,2 × 1033 années)[67],[68],[notes 2].
  3 × 1043 Tous les nucléons de l'Univers observable se désintègrent, si la demi-vie du proton prend sa plus grande valeur possible (1041 années)[3], en supposant que le Big Bang a subi une inflation et que le même procédé qui a permis à la matière de prédominer sur l'antimatière conduit le proton à se désintégrer[68],[notes 2]. Si tel est le cas, l'ère des trous noirs débute là où ceux-ci sont les derniers objets célestes[2],[3].
  1065 En supposant que le proton ne se désintègre pas, tous les objets rigides, comme les roches, ont réarrangé leurs atomes et leurs molécules par effet tunnel. À cette échelle de temps, toute matière est liquide[64].
  1,7 × 10106 Estimation du temps nécessaire à un trou noir supermassif d'une masse de 20 billions de masses solaires pour s'évaporer par rayonnement de Hawking[69]. Ceci marque la fin de l'ère des trous noirs. Après cette époque, si le proton se désintègre, l'Univers entre dans l'ère sombre, où tous les objets physiques se sont désintégrés en particules subatomiques, atteignant peu à peu leur état d'énergie final[2],[3].
  10139 Estimation de la durée de vie du modèle standard avant l'effondrement d'un faux vide. L'intervalle de confiance à 95 % est de 1058 à 10241 ans, en partie à cause de l'incertitude concernant la masse du quark top.
  10200 Tous les nucléons de l'univers observable se sont désintégrés, si ce n'est par le processus ci-dessus, par l'un des nombreux mécanismes possibles dans la physique des particules moderne (processus de non-conservation du baryon d'ordre supérieur, trous noirs virtuels, etc.) sur des échelles de temps de 1046 à 10200 ans.
  101500 Si le proton ne se désintègre pas, tous les baryons soit ont fusionné pour former du fer 56, soit se sont désintégrés en fer 56 depuis un élément de masse supérieure[64].
    [notes 3] Estimation basse du temps nécessaire pour que toute matière s'effondre en trou noir, en supposant le proton stable[64].
    Estimation du temps nécessaire pour qu'un cerveau de Boltzmann apparaisse dans le vide par réduction spontanée d'entropie[5].
    Estimation haute du temps nécessaire pour que toute matière s'effondre en trou noir, en supposant le proton stable[64].
    Estimation haute du temps nécessaire à l'Univers pour atteindre son état d'énergie final[5].
    Estimation du temps nécessaire pour que des fluctuations quantiques aléatoires génèrent un nouveau Big Bang, selon Caroll et Chen[70].
    Échelle de temps du théorème de récurrence de Poincaré pour l'état quantique d'une boite hypothétique contenant un trou noir stellaire isolé[71], en supposant un modèle statistique sujet à la récurrence de Poincaré.
    Échelle de la durée de récurrence de Poincaré pour l'état quantique d'une boite hypothétique contenant un trou noir d'une masse égale à celle de la totalité de l'Univers observable[71].
    Échelle de la durée de récurrence de Poincaré pour l'état quantique d'une boite hypothétique contenant un trou noir d'une masse égale à celle de la totalité de l'Univers, observable ou non, en supposant le modèle inflationnaire chaotique de Linde avec un inflaton d'une masse de 10−6 masse de Planck[71].

Évènements astronomiquesModifier

Le tableau suivant recense quelques évènements astronomiques extrêmement rares ou remarquables à partir de l'an 10001.

  Distance (années) Date Évènements
  8 640 10 663 Éclipse solaire et transit de Mercure simultanés[72].
  8 700 10 720 Mercure et Vénus traversent l'écliptique au même moment[72].
  8 880 10 900 La précession des équinoxes conduit Deneb, devenue l'étoile polaire, à son minimum de distance angulaire avec le pôle Nord céleste[73].
  9 250 11 268 Éclipse solaire et transit de Mercure simultanés[72].
  9 555 11 575 Éclipse solaire et transit de Mercure simultanés[72].
  ~ 10 000 Vers 12 000 Le calendrier grégorien est en décalage d'une dizaine de jours avec la position du Soleil dans le ciel[74].
  11 400  13 425 Transits quasi-simultanés de Vénus et de Mercure[72].
  12 000 à 13 000 Vers 14 500 La précession des équinoxes conduit Véga à devenir l'étoile polaire boréale[75],[76].
  ~ 13 000 Vers 15 000 À la moitié d'un cycle de précession, l'inclinaison de l'axe terrestre est renversé, et l'été et l'hiver se produisent à des côtés opposés de l'orbite terrestre actuelle. Les saisons de l'hémisphère nord, qui connaît déjà des variations saisonnières plus prononcées du fait d'un plus grand pourcentage de terres émergées, sont plus accentuées, l'hémisphère faisant face au Soleil au périhélie et lui tournant le dos à l'aphélie[76].
  13 210 15 232 Éclipse solaire totale et transit de Vénus simultanés[72].
  13 770 15 790 Éclipse solaire annulaire et transit de Mercure simultanés[72].
  18 850 20 874 Le calendrier hégirien (lunaire) et le calendrier grégorien (solaire) affichent simultanément le même millésime (annuel) pour la seule fois de l'Histoire et sont parfaitement concordants le 1er mai de cette année. Après cette date, le calendrier hégirien, plus court, dépasse lentement le calendrier grégorien[77].
  ~ 27 000 Vers 29 000 L'excentricité orbitale terrestre atteint un minimum de 0,00236 (elle est actuellement de 0,01671)[78],[79],[notes 4].
  36 150 Octobre 38 172 Transit d'Uranus depuis Neptune, le plus rare de tous les transits planétaires[80],[notes 5].
  46 880 48 901 Le calendrier julien (365,25 jours) et le calendrier grégorien (365,2425 jours) ont une année complète d'écart[81],[notes 6].
  64 249 66 270 Sirius devient l'étoile polaire australe à 1,6° du pôle Sud céleste, dû à la combinaison de la précession et de son mouvement propre[82].
  65 150 67 173 Mercure et Vénus traversent l'écliptique au même moment[72].
  67 140 69 163 Transit simultané de Vénus et Mercure[72].
  91 809 93 830 Sirius devient une nouvelle fois l'étoile polaire australe, mais à 2,3° du pôle Sud céleste[82].
  222 490 27 et  224 508 Transit successif de Vénus, puis Mercure[72].
  569 720 571 741 Transit simultané de Vénus et de la Terre depuis Mars[72].

Exploration spatialeModifier

En 2012, cinq sondes spatiales (Voyagers 1 et 2, Pioneers 10 et 11 et New Horizons) sont lancées sur une trajectoire les conduisant au-delà du Système solaire et dans l'espace interstellaire. À moins d'une collision, peu probable, ces sondes devraient continuer indéfiniment[83].

  Distance (années) Évènement
  10 000 Pioneer 10 passe à 3,8 années-lumière de l'étoile de Barnard[83].
  25 000 Le message d'Arecibo, émis le , atteint sa destination, l'amas d'Hercule[84]. Il s'agit de l'unique message radio délibérément émis vers une région aussi lointaine de la Galaxie. En supposant qu'un mode de communication similaire soit employé, une réponse éventuelle prendrait aussi longtemps à atteindre la Terre.
  32 000 Pioneer 10 passe à moins de 3 années-lumière de Ross 248.
  40 000 Voyager 1 passe à 1,6 année-lumière de Gliese 445, une étoile de la constellation de la Girafe[85].
  50 000 La capsule temporelle du satellite KEO, si elle est lancée, rentre dans l'atmosphère terrestre[86].
  296 000 Voyager 2 passe à 4,3 années-lumière de Sirius[85].
  2 millions Pioneer 10 passe près d'Aldébaran[87].
  4 millions Pioneer 11 passe près de l'une des étoiles de la constellation de l'Aigle[87].
  8 millions Les orbites des satellites LAGEOS s'effondrent et ceux-ci pénètrent dans l'atmosphère terrestre, transportant avec eux un message à l'intention des descendants éventuels de l'humanité, ainsi qu'une carte des continents tels qu'on suppose qu'ils devraient apparaître à cette époque-là[88].
? ~ 1 milliard Durée de vie estimée des deux Voyager Golden Record, avant que les informations stockées ne soient rendues irrécupérables.

Culture et technologieModifier

  Distance (années) Évènement
  10 000 Durée de vie estimée de plusieurs projets en cours de la Long Now Foundation (en), comme la Clock of the Long Now, le Rosetta Project et le Long Bet Project (en)[89].
  10 000 Fin de l'humanité, selon le controversé argument de l'apocalypse de Brandon Carter, qui suppose que la moitié des humains qui vivront sont déjà nés[90].
  100 000 – 1 million Selon Michio Kaku, temps qu'il faudra à l'humanité pour devenir une civilisation de type III, capable de disposer de toute l'énergie de la Galaxie[91].
  5–50 millions Temps permettant à toute la Galaxie d'être colonisée, même à des vitesses inférieures à celle de la lumière[92].

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Il y a environ une chance sur 100 000 que la Terre soit éjectée dans l'espace interstellaire par une rencontre stellaire avant cette date, et une sur trois millions qu'elle soit alors capturée par une autre étoile. Si ceci se produit, la vie, en supposant qu'elle survive au trajet interstellaire, peut potentiellement continuer encore plus longtemps.
  2. a et b Environ 264 demi-vies. Tyson et al. utilisent un calcul avec une valeur différente pour la demi-vie.
  3.   est un 1 suivi de 1026 zéros.
  4. (en) Laskar, et al., Données pour 0 à +10 millions d'années tous les 1 000 ans depuis J2000, Astronomical solutions for Earth paleoclimates.
  5. Calculé à l'aide du logiciel Solex d'Aldo Vitagliano.
  6. Calculé à partir du fait que les calendriers étaient déjà en décalage de 10 jours en 1582 et s'écartent de 3 jours tous les 400 ans.

RéférencesModifier

  1. (en) C.R. Nave, « Second Law of Thermodynamics », Georgia State University
  2. a b c et d (en) Fred Adams et Gregory Laughlin, The Five Ages of the Universe, New York, The Free Press, (ISBN 978-0-684-85422-9)
  3. a b c d e f g h i j et k (en) Fred Adams et Gregory Laughlin, « A dying universe: the long-term fate et evolution of astrophysical objects », Reviews of Modern Physics, vol. 69, no 2,‎ , p. 337–372 (DOI 10.1103/RevModPhys.69.337, Bibcode 1997RvMP...69..337A, arXiv astro-ph/9701131)
  4. (en) E. Komatsu, K.M. Smith, J. Dunkley et al., « Seven-Year Wilkinson Microwave Anisotropy Probe (WMAP) Observations: Cosmological Interpretation », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 192, no 2,‎ , p. 18 (DOI 10.1088/0067-0049/192/2/18, Bibcode 2011ApJS..192...19W, arXiv 1001.4731)
  5. a b et c (en) Andrei Linde, « Sinks in the Landscape, Boltzmann Brains et the Cosmological Constant Problem », Journal of Cosmology et Astroparticle Physics, vol. 2007, no 1,‎ , p. 022 (DOI 10.1088/1475-7516/2007/01/022, Bibcode 2007JCAP...01..022L, arXiv hep-th/0611043, lire en ligne)
  6. a et b (en) R. A. J. Matthews, « The Close Approach of Stars in the Solar Neighborhood », The Royal Astronomical Society Quarterly Journal, vol. 35, no 1,‎ , p. 1 (Bibcode 1994QJRAS..35....1M)
  7. (en) Berger, A, et Loutre, MF, « Climate: an exceptionally long interglacial ahead? », Science, vol. 297, no 5585,‎ , p. 1287–8 (PMID 12193773, DOI 10.1126/science.1076120)
  8. (en) « Niagara Falls Geology Facts & Figures », Niagara Parks
  9. (en) David Finkleman, Steve Allen, John Seago, Rob Seaman et P. Kenneth Seidelmann, « The Future of Time: UTC et the Leap Second », ArXiv eprint, vol. 1106,‎ , p. 3141 (Bibcode 2011arXiv1106.3141F, arXiv 1106.3141)
  10. (en) Ken Tapping, « The Unfixed Stars », Conseil national de recherches Canada,
  11. (en) J.D. Monnier, P. Tuthill, GB Lopez et al., « The Last Gasps of VY Canis Majoris: Aperture Synthesis et Adaptive Optics Imagery », The Astrophysical Journal, vol. 512, no 1,‎ , p. 351 (DOI 10.1086/306761, Bibcode 1999ApJ...512..351M, arXiv astro-ph/9810024)
  12. a et b (en) « Frequency, locations et sizes of super-eruptions », The Geological Society
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