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La chronologie de la guerre de Crimée, qui couvre la période 1850-1857, permet d'appréhender l'histoire de cette guerre par les événements selon leur ordre temporel concernant les évènements militaires, dans le secteur géographique de la mer Noire, mais également des évènements diplomatiques et autres qui ont eu une influence sur le déroulement de ce conflit.

Sommaire

1849Modifier

1850Modifier

  •   28 mai : à Constantinople, le général Jacques Aupick remet à Ali Pacha, ministre des Affaires étrangères de l'Empire ottoman, une note, se référent au traité de 1740[18], signée entre Louis XIV et la Porte Ottomane et demandant que les querelles concernant les Lieux saints soient réglées définitivement. Ces querelles concernaient, entre autres, le Saint-Sépulcre de Jérusalem et la basilique de la Nativité de Bethléem, qui étaient occupés conjointement par diverses congrégations religieuses chrétiennes. Cependant, les différences liturgiques et les luttes de pouvoirs entre catholiques et orthodoxes compliquaient cette cohabitation ; les Ottomans étaient parfois contraints de poster des soldats devant et à l'intérieur des églises pour éviter les affrontements[19],[20]. Cela n'était cependant pas toujours suffisant et le jour de Pâques 1846, une dispute pour savoir qui des orthodoxes ou des catholiques aurait la priorité pour célébrer la messe au Saint-Sépulcre dégénéra en un affrontement sanglant qui fit quarante morts[19].

1851Modifier

1852Modifier

1853Modifier

1854Modifier

« ...Votre Majesté, de son côté, montrant le calme qui naît de la conscience de sa force, s'était bornée à repousser, sur la rive gauche du Danube comme en Asie, les attaques des Turcs ; et avec la modération digne du chef d'un grand empire, Elle avait déclaré qu'Elle se tiendrait sur la défensive. ... L'événement de Sinope fut pour nous aussi blessant qu'inattendu ; car peu importe que les Turcs aient voulu ou non faire passer des munitions de guerre sur le territoire russe. En fait, des vaisseaux russes sont venus attaquer des bâtiments turcs dans les eaux de la Turquie et mouillés tranquillement dans un port turc, ils les ont détruits, malgré l'assurance de ne pas faire une guerre agressive, malgré le voisinage de nos escadres. Ce n'était plus notre politique qui recevait là un échec, c'était notre honneur militaire. Les coups de canon de Sinope ont retenti douloureusement dans le cœur de tous ceux qui, en Angleterre et en France, ont un vif sentiment pour la dignité nationale.... »
« ... Quoi que Votre Majesté décide, ce n'est pas devant la menace qu'on me verra reculer. Ma confiance est en Dieu et en mon droit, et la Russie, j'en suis garant, saura se montrer en 1854 ce qu'elle fut en 1812. »

1855Modifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

En françaisModifier

En anglaisModifier

Notes, sources et référencesModifier

  1. a et b Badem cite un rapport financier d'octobre 1855 listant 235 568 hommes dans l'armée ottomane[1]. Figes indique que près de 120 000 Ottomans sont morts durant le conflit, soit près de la moitié des effectifs engagés[2]. Gouttman ne donne pas de chiffres pour les effectifs ottomans mais suppose qu'une centaine de milliers sont morts durant la guerre[3]. De son côté, Edgerton évoque « probablement environ un demi-million de morts » côté russe et un « nombre comparable » chez les Ottomans[4].
  2. a et b Figes indique que 310 000 Français combattirent en Crimée[5] et qu'environ 100 000 y moururent[6]. Gouttman donne le chiffre de 95 000 morts[3].
  3. a et b Figes indique que 98 000 Britanniques combattirent en Crimée et que 20 813 y moururent[7]. Lambert mentionne 21 097 morts[8] et Gouttman donne le chiffre de 22 000 morts[3].
  4. a et b Figes indique que 15 000 Sardes combattirent en Crimée[9] et que 2 166 y moururent[10]. Gouttman donne le chiffre de 18 000 hommes engagés[11] et de 2 200 morts[3].
  5. Orlando Figes indique que sur les 1,2 million d'hommes de l'armée russe au printemps 1855, 260 000 se trouvaient sur la côte Baltique, 293 000 étaient stationnés en Pologne et dans l'ouest de l'Ukraine, 121 000 défendaient la Bessarabie et la côte de la mer Noire, 183 000 combattaient dans le Caucase et 350 000 soldats étaient déployés en Crimée[12]. Selon Totleben, 1 365 786 soldats étaient disponibles pour la défense de la Russie en janvier 1853[13].
  6. Gouttman note que les chiffres officiels des pertes russes n'ont aucune valeur et estime qu'entre 100 000 et 200 000 soldats russes sont morts durant la guerre[3]. De son côté, Figes estime « qu'au moins trois-quarts d'un million de soldats » sont morts durant le conflit dont deux tiers de Russes et ajoute que les pertes civiles n'ont pas été recensées. Avançant que les estimations des pertes russes se situent entre 400 000 et 600 000 morts pour tous les théâtres d'opération[14], il cite un rapport du département médical du Ministère russe de la Guerre faisant état de 450 015 morts entre 1853 et 1856 et précise qu'il s'agit probablement de l'estimation la plus fiable[15]. Il ajoute par ailleurs que 127 583 Russes sont morts durant le seul siège de Sébastopol[16]. Scollins rapporte le chiffre de 100 000 morts au combat et 350 000 décès liés aux maladies[13],[17]. Edgerton évoque « probablement environ un demi-million de morts » côté russe et un « nombre comparable » chez les Ottomans[4].
  7. Pour les pertes britanniques, Lambert donne le détail suivant : 2 755 tués au combat, 2 019 ayant succombé à leurs blessures et 16 323 morts de maladie[8]. Figes indique que 80 % des pertes britanniques furent liées aux maladies[7]. Pour les pertes françaises, Gouttman avance le chiffre de 10 000 tués au combat, 10 000 mortellement blessés et 75 000 victimes de maladies. Par ailleurs, il note que sur les 2 200 morts sardes, seulement 28 sont imputables au feu ennemi[3].
  1. Badem 2010, p. 284-285.
  2. Figes 2012, p. 483.
  3. a b c d e et f Gouttman 1995, p. 479.
  4. a et b Edgerton 1999, p. 5.
  5. Figes 2012, p. 480.
  6. Figes 2012, p. xix.
  7. a et b Figes 2012, p. 467.
  8. a et b Lambert 2011, p. 15.
  9. Figes 2012, p. 332.
  10. Figes 2012, p. 482.
  11. Gouttman 1995, p. 476.
  12. Figes 2012, p. 334.
  13. a et b Thomas et Scollins 1991, p. 3.
  14. Figes 2012, p. xix, 488-489.
  15. Figes 2012, p. 489.
  16. Figes 2012, p. xvii.
  17. Seaton et Roffe 1973, p. 33.
  18. Capitulations ou Traités anciens et nouveaux, entre la cour de France et la Porte ottomane
  19. a et b Figes 2012, p. 2.
  20. Gouttman 1995, p. 78.
  21. Le Coup d'état du 2 décembre 1851, Paris, Décembre-Alonnier, (présentation en ligne)
  22. Gouttman 1995, p. 59.
  23. Gouttman 1995, p. 126.
  24. Figes 2012, p. 115.
  25. Gouttman 1995, p. 144.
  26. Edgerton 1999, p. 15.
  27. Gouttman 1995, p. 159.
  28. Jules Ladimir et Honoré Arnoul : La guerre histoire complète des opérations militaires en Orient et dans la Baltique, Volume 1 Page 196 a lire en ligne
  29. Jules Ladimir et Honoré Arnoul : La guerre histoire complète des opérations militaires en Orient et dans la Baltique, Volume 1 Page 202 a lire en ligne
  30. Attaque et bombardement du port impérial d'Odessa, 22 avril 1854. Position des frégates à vapeur à midi
  31. a et b Les 4 points sont :
    1 - La Russie abandonnerait sa souveraineté sur les principautés danubiennes dont la protection serait assurée par les puissances européennes
    2 - La liberté de navigation de toutes les nationalités sur le Danube serait garantie
    3 - La convention de Londres de 1841 serait révisée dans « l'intérêt de l'équilibre des puissances en Europe » ; autrement dit, aucune flotte russe ne serait autorisée en mer Noire
    4 - La Russie abandonnerait ses revendications à un protectorat sur les chrétiens orthodoxes de l'Empire ottoman dont la sécurité serait assurée par les puissances européennes.
  32. Crimée : châtiment (3)

Liens externesModifier

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