Christoffer Wilhelm Eckersberg

peintre danois

Christoffer Wilhelm Eckersberg, né le à Blåkrog, dans le duché de Schleswig et mort le à Copenhague, est un peintre néo-classique danois. Il a été le précurseur de l'Âge d'or danois.

Christoffer Wilhelm Eckersberg
Self portrait, by Christoffer Wilhelm Eckersberg.jpg
Christoffer Wilhelm Eckersberg
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Danoise Drapeau du Danemark
Activité
Formation
Maître
Lieux de travail
Mouvement
Enfant
Erling Eckersberg (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales

BiographieModifier

 
L'un de ses modèles préférés, Carl Frørup.

Il se forme dans un premier temps à l’Académie des Beaux-Arts de Copenhague, où il étudie auprès de Nicolai Abraham Abildgaard.

En 1810 il entreprend un voyage de six ans qui le mène à Paris, où il passe une année dans l’atelier de David, vivant au 3 rue de Beaune[1], à l'hôtel d'Auterive.

Il rejoint ensuite Rome et un groupe d'artistes danois, dont le sculpteur Bertel Thorvaldsen. Il y apprend à peindre les paysages, posant son chevalet en dehors de l'atelier. Il se perfectionne durant cette période dans l’art du paysage qu’il étudie sur nature. Marqué par cette expérience et par la rigueur néoclassique de David, il met en place des compositions réalistes, strictes et construites pour lesquelles l’étude directe de la nature est prédominante. Il rompt ainsi avec une école danoise encore marquée par une peinture idéalisée issue du XVIIIe siècle[2].

Il est nommé professeur à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Copenhague en 1818 où il crée une « école ». Il devient ainsi le peintre le plus renommé de sa génération[3], et est très tôt, considéré comme le « père de la peinture danoise », pour son œuvre ainsi que pour son enseignement, suivi par toute une génération de peintres[2].

Il meurt du choléra à Copenhague en 1853.

 
Le navire de guerre russe Asow et une frégate à l'ancre dans la rade d'Elseneur, 1828, huile sur toile, 63 × 51 cm, Statens Museum for Kunst, Copenhague

ŒuvreModifier

Le Statens Museum for Kunst de Copenhague conserve un dessin de lui pris de l'Hôtel d'Irlande, 3, rue de Beaune, à Paris. L'artiste de sa chambre nous présente le pavillon de Flore entre les immeubles du quai Voltaire.


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Notes et référencesModifier

  1. Pierre de Boishue, « Eckersberg, le touche-à-tout », Le Figaro Magazine, semaine du 17 juin 2016, pages 98-99.
  2. a b et c Notice Louvre, Dragor
  3. Monrad K, Eckersberg et l'âge d'or danois, Dossier de l'art, avril 2010 n°173 p. 24-35
  4. Louvre, Modèle

BibliographieModifier

  • Betsy Rosasco, Christoffer wilhelm Eckersberg's Ulysses Fleeing Polyphemus : A painting by a danish student of Jacques-Louis David in 1812 p.23 ; Record of the Art Museum, Princeton University, volume 65 2006

Liens externesModifier