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Christian Guyonvarc'h

homme politique français
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Ne doit pas être confondu avec Christian-Joseph Guyonvarc'h.

Christian Guyonvarc'h
Illustration.
Christian Guyonvarc'h le 4 avril 2013 intervenant
lors d'un colloque de Sciences-Po Rennes.
Fonctions
Vice-président de Brest Métropole
En fonction depuis le
Président du Conseil François Cuillandre
Adjoint au maire de Guipavas
En fonction depuis le
Maire Gurvan Moal
Conseiller régional de Bretagne,
rapporteur général du budget régional
Président du Conseil Jean-Yves Le Drian
puis Pierrick Massiot
Vice-président
du Conseil régional de Bretagne
Président du Conseil Jean-Yves Le Drian
Adjoint au maire de Lorient
Maire Jean-Yves Le Drian
Conseiller municipal de Lorient
Maire Jean-Yves Le Drian
Porte-parole de
l'Union démocratique bretonne (UDB)
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Hennebont
Parti politique UDB
Diplômé de Université de Nantes
Université de Brest
Profession Conseiller d'entreprise

Christian Guyonvarc'h est un homme politique breton, né le 29 décembre 1964 à Hennebont (Morbihan). Membre de l'Union démocratique bretonne (UDB), il en devient le porte-parole de 1994 à 2004. Il a notamment été adjoint au maire de Lorient de 2001 à 2004 et vice-président du conseil régional de Bretagne de 2004 à 2010. Réélu conseiller régional en 2010, il est nommé en juin 2012 rapporteur général du budget de la Région Bretagne. En décembre 2015 il ne se représente pas aux élections régionales. D'avril 2014 à novembre 2016 il est également élu local à Guipavas (adjoint au maire chargé des finances et du budget jusqu'en mai 2016 puis conseiller municipal) et au conseil communautaire de Brest métropole (vice-président chargé de l'urbanisme réglementaire et commercial). En novembre 2016, avec ses 19 collègues du groupe majoritaire Guipavas Solidaire il démissionne du conseil municipal de Guipavas en signe de protestation vis-à-vis de la gouvernance du maire de la commune.

Sommaire

BiographieModifier

Christian Guyonvarc'h[1] est né le 29 décembre 1964 à Hennebont (Morbihan)[2]. En 1982, il cofonde à Nantes le Comité de solidarité avec les peuples d'Afrique du Sud et de Namibie (CSPAN), une association étudiante de lutte contre l'apartheid. Historien de formation, il obtient une licence à Nantes en 1984 puis une maîtrise à Brest en 1987. Il enseigne de 1984 à 1987 avant d'effectuer un service civil de deux ans comme objecteur de conscience auprès de l'association des instituteurs et professeurs laïcs bretons Ar Falz et de sa maison d'édition Skol Vreizh. Dans le cadre de son engagement politique, il travaille ensuite au Parlement européen, de 1989 à 1994. Puis il rentre en Bretagne et devient, de 1995 à 2002, conseiller d'entreprise indépendant en financements européens et en joint-ventures dans le domaine de l'innovation et du développement technologique. Christian Guyonvarc'h vit désormais à Guipavas (Finistère)[3], [4].

Engagement politiqueModifier

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C'est en 1983 à Nantes, dans le cadre de son militantisme contre le régime raciste d'apartheid en Afrique du Sud, que Christian Guyonvarc'h rencontre un élu de l'Union démocratique bretonne (UDB). Cette rencontre sera marquante et, en octobre, il adhère au parti. De 1989 à 1994 il est à la fois administrateur du groupe parlementaire Arc-en-ciel (" régionalistes ") au Parlement européen, et attaché parlementaire du député européen et leader autonomiste corse, Max Simeoni.

En 1994, il devient porte-parole et responsable des affaires extérieures de l'UDB, fonction qu'il occupera jusqu'en 2004. À partir de 1995, il est secrétaire général de la fédération Régions et peuples solidaires. La même année, il est élu conseiller municipal délégué aux relations avec les institutions européennes à Lorient, où l'UDB compte trois autres élus dont le maire-adjoint chargé de l'environnement et de la santé. En 2001 il devient maire-adjoint de Lorient, chargé de la santé et de la restauration municipale. Il quittera ce mandat en octobre 2004 après son accession aux fonctions de vice-président du Conseil régional de Bretagne.

2004 est une année de changements. À la suite des élections régionales de 2004, il devient vice-président du Conseil régional de Bretagne chargé des relations européennes et internationales. Il quitte ses responsabilités de l'UDB en novembre et est remplacé par Ronan Divard, maître de conférences en gestion à l'Université de Bretagne Occidentale à Brest[5]. En 2004 il quitte sa fonction de secrétaire général de Régions & Peuples Solidaires qu'il occupait depuis sa fondation en 1995 et en devient vice-président (une fonction qu'il quittera en 2010) ; il est remplacé par Nicole Logeais, professeur d'histoire et membre elle aussi de l'UDB, puis par Pierre Fourel. Comme maire-adjoint de Lorient, il est remplacé par Yann Syz, membre lui aussi de l'UDB et benjamin du conseil municipal. Il reste conseiller municipal, mais sans délégation. Résidant désormais dans le pays de Brest il n'est plus élu de Lorient depuis 2008.

Dans le cadre de sa vice-présidence au Conseil régional de Bretagne il a organisé la tenue à Saint-Malo, fin octobre 2008, du premier Sommet mondial des Régions consacré au problème du changement climatique (98 régions participantes en provenance de 57 pays).

À l'origine de l'adhésion de la région Bretagne à NRG4SD (Réseau mondial des gouvernements régionaux pour le développement durable) en 2005, il en est le vice-président chargé de l'animation pour l'Europe jusqu'en mars 2010. À ce titre il représente les régions dans les négociations internationales du post-Kyoto.

Toujours dans le cadre de son mandat régional il a fait signer une version en breton des accords de coopération internationaux signés par la région Bretagne depuis 2004, avec le Pays de Galles, l'État libre de Saxe, la Wielkopolska (région de Pologne) et deux régions de Madagascar. C'est une première dans l'histoire de la Bretagne.

Il a également créé et préside une plateforme permanente des acteurs bretons de la coopération internationale et de la solidarité (ABCIS). Depuis 2005 cette plateforme organise tous les deux ans les Assises de la solidarité internationale en Bretagne. Elle coordonne à l'échelle de toute la Bretagne, Loire-Atlantique incluse, la quinzaine du commerce équitable (mai) et la semaine de la solidarité internationale (novembre). Elle a aussi créé un site internet dédié aux relations entre la Bretagne et les 150 pays en développement : www.bretagne-solidarite-internationale.org

Par ailleurs il a pris plusieurs initiatives dans le domaine de l'identité bretonne (outre la traduction en breton des accords de coopération internationale de la Région Bretagne): 1) création de la commission mixte qui réunit des représentants de l'exécutif du Conseil régional de Bretagne et de celui du Conseil général de Loire-Atlantique. Cette commission mixte a permis plusieurs avancées concrètes pour favoriser la réunification administrative : une communication touristique qui intègre la Loire-Atlantique, des manifestations sportives qui intègrent la Loire-Atlantique (tours de Bretagne cycliste et à la voile), des projets économiques (création d'une filière de confection bretonne autour du coton biologique équitable d'Afrique de l'ouest et d'un groupement de commande publique qui intègrent la Loire-Atlantique), une promotion commune de la Bretagne (nouvelle Maison de la Bretagne à Paris, Breizh Touch en 2007), des actions à l'international (fédération des jumelages Bretagne - Pays de Galles avec les communes de Loire-Atlantique), un projet de promotion touristique et patrimoniale des Marches de Bretagne; 2) remplacement du logo de la Région Bretagne (abandon du "pyjama rayé" qui faisait de l'ouest de la Bretagne un cul-de-sac pour une hermine stylisée), 3) présence du Gwenn ha Du (le drapeau breton) sur les plaques minéralogiques de la Bretagne, alors qu'initialement seul le logo de la région administrative était envisagé[6]. 4) insertion du Bro Gozh, l'hymne breton, dans la soirée de la finale de la coupe de France de football Rennes - Guingamp le 9 mai 2009... ce qui a ensuite conduit le Stade Rennais FC à faire jouer le Bro Gozh avant chacun de ses matchs à domicile, 5) attribution de subventions à Bretagne Football Association (BFA) pour l'organisation de matchs entre une sélection bretonne de joueurs professionnels et des sélections nationales officielles, comme le match Bretagne - Congo Brazzaville en 2008 à St-Brieuc.

En 2010 il est réélu conseiller régional de Bretagne au côté de 3 autres représentants de l'UDB : Mona Bras et Naig Le Gars, conseillères régionales sortantes, et Herri Gourmelen, nouvel élu. Tous les quatre sont élus dans le cadre de la liste Europe Écologie Bretagne/Breizh qui réunit les Verts, l'Union démocratique bretonne (UDB) et des représentants de la société civile comme Guy Hascoet, tête de liste, ou René Louail, leader de l'agriculture paysanne.

En mars 2010, à la suite du refus de Jean-Yves Le Drian et du PS de fusionner avec Europe écologie au second tour sur la base des résultats de chacune des deux listes au premier tour, une triangulaire a lieu au second tour. Christian Guyonvarc'h quitte la majorité régionale pour représenter une « alternative bretonne, de gauche et écologiste ». Lors de la séance d'installation du nouveau Conseil régional, le 26 mars 2010, il relève que "le nouvel exécutif ne fait aucune place aux coopérations internationales et à la solidarité internationale, ce qui laisse apparaître chez Jean-Yves Le Drian une approche strictement économique des relations internationales de la Bretagne ; c'est un recul sur les valeurs". À la suite de son intervention et de celles du mouvement associatif, le Président du Conseil régional confie une mission « solidarité internationale » à la conseillère régionale PS Hélène Coz.

En juin 2010 C. Guyonvarc'h rédige une nouvelle motion en faveur de la réunification administrative de la Bretagne qui est votée par le Conseil régional de Bretagne à l'unanimité. Cette motion prévoit notamment la création d'un groupe de travail interpartis avec un pouvoir d'audition et d'autosaisine. Après plusieurs demandes écrites et orales du groupe UDB, le Président du Conseil régional a installé ce groupe de travail le 4 juillet 2011 et en a confié l'animation au vice-président à la culture, Jean-Michel Le Boulanger. C. Guyonvarc'h y représente le groupe UDB.

En février 2012, le groupe UDB vote en faveur du budget primitif de la Région proposé par la majorité, après avoir constaté l'acceptation de plusieurs de ses amendements: mise à l'étude d'une diversification des sources de financement des investissements de la Région (émissions d'obligations avec volet populaire, fonds d'investissement), relais auprès du Parlement d'une demande d'instauration de la progressivité dans le calcul de la taxe régionale sur les cartes grises pour tenir compte de la puissance des véhicules, intégration de la Loire-Atlantique dans les études commandées par la Région. Après la victoire de la gauche aux élections présidentielle et législatives, et notamment l'élection de Paul Molac comme député de la circonscription de Ploërmel (Morbihan), l'UDB répond favorablement à une proposition d'élargissement de la majorité. À ce titre, en juillet 2012 Christian Guyonvarc'h est élu par l'assemblée régionale rapporteur général du budget.

Durant les trois années où il assume cette responsabilité au Conseil régional le budget d'investissement de la Région connait une augmentation sans précédent de 60 % tandis que le budget de fonctionnement est contenu (le budget de fonctionnement 2015 est voté avec un objectif de baisse de 0,75 %). Après l'avoir proposé dès 2011, il met en œuvre le premier programme d'emprunt obligataire (EMTN) d'une collectivité bretonne. Ce programme, d'un montant potentiel de 500 millions €, devrait permettre à la Région de réduire de 20 millions € le montant des intérêts financiers à verser aux banques par rapport à des emprunts bancaires classiques, soit le montant d'un lycée neuf ou de deux rames de TER de nouvelle génération (rames à deux niveaux).

En avril 2014 Christian Guyonvarc'h est élu au conseil municipal de Guipavas sur la liste divers gauche Guipavas Solidaire / Gwipavaz Kengred, qui gagne les élections au second tour face à une municipalité sortante PS. Il est élu adjoint au maire chargé des finances et du budget. Il est désigné par l'équipe municipale de Guipavas pour la représenter dans l'exécutif de la communauté urbaine Brest métropole océane (BMO accède le 1er janvier 2015 au statut officiel de "métropole" et devient Brest Métropole). Il est élu par l'assemblée de Brest Métropole vice-président à l'urbanisme réglementaire et commercial.

En 2015 il décide de ne pas se représenter aux élections régionales de décembre, pour se consacrer aux mandats locaux qu'il exerce dans le pays de Brest depuis 2014. Il apporte au premier tour des régionales son soutien à la liste "Oui la Bretagne, Breizh evel just", présentée par le Mouvement Bretagne progrès et l'Union démocratique bretonne et conduite par Christian Troadec. Avec 6,7 % des voix cette liste n'est pas en mesure de se maintenir. Au second tour Christian Guyonvarc'h annonce qu'il votera pour la liste conduite par Jean-Yves Le Drian, qu'il estime "la moins éloignée de ses valeurs", pour faire barrage au FN qu'il qualifie de "parti de l'hypercentralisme, donc de l'anti-Bretagne".

En novembre 2016, avec ses 19 collègues du groupe majoritaire Guipavas Solidaire il démissionne du conseil municipal de Guipavas en signe de protestation vis-à-vis de la gouvernance du maire de la commune. Collectivement, les 20 élus décident de ne pas se représenter aux élections municipales anticipées qui en découlent.

Activité économiqueModifier

Il crée en mars 2017 Biographies de Bretagne / Skridoù-Buhez Breizh, une activité d'édition spécialisée dans l'écriture et la publication de récits de vie individuels, familiaux ou collectifs, une activité qui s'adresse aux particuliers, entreprises et organisations diverses (associations, clubs sportifs...).

Avec l'illustrateur Tamàs Turzo, il crée en avril 2018 la marque graphique Le Chat loup-phoque, que ses créateurs veulent poétique et humoristique dans un esprit surréaliste.

PublicationsModifier

Depuis 1984, Christian Guyonvarc'h écrit de façon régulière pour le magazine Le Peuple breton. Ses articles concernent les questions politiques, économiques, environnementales ou internationales. Il est aussi l'auteur ou coauteur de plusieurs ouvrages

  • Christian Guyonvarc'h, Yannig Baron, ar seizh avel - par tous les vents de Bretagne, biographie, Le Temps Éditeur, mai 2018 (ISBN 978-2-36312-073-1) https://letempsediteur.com/2018/05/13/yannig-baron-ar-seiz-avel/
  • Yves Plasseraud (dir.), Les minorités en question, Paris, Groupement pour les droits des minorités (GDM) / Centre d’études sur la Turquie, le Moyen-Orient et les Balkans (Cetob), , 255 p. (présentation en ligne)
  • Suzanne Citron, Christian Guyonvarc'h et Yves Plasseraud, Histoire de France, mythes et réalités : quelle place pour les peuples et les minorités ? Quelle place pour l'Europe ?, Érès, coll. « Analyse laïque », , 176 p., 13,5 × 21 cm (ISBN 2-86586-355-7)
  • Christian Guyonvarc'h et Yann Fievet, Une Bretagne responsable dans un monde solidaire, Lannion, Presses populaires de Bretagne, coll. « Les cahiers du Peuple breton » (no 6), , 25 p., 20 × 30 cm (ISSN 0245-9507)
  • Christian Guyonvarc'h, La Ligue fédéraliste de Bretagne - Breiz Kevredel (1931-1935) : aux origines du bretonnisme de gauche, Brest, Université de Bretagne occidentale (UBO), coll. « Maîtrise d'histoire », , 179 p.
  • Christian Guyonvarc'h, Quelle place pour la Bretagne dans le marché unique européen ?, Nantes, Presses populaires de Bretagne, coll. « Les cahiers du Peuple breton » (no 2), , 18 p., 20 × 30 cm (ISSN 0245-9507)

Notes et référencesModifier

  1. ou Kristian Gwionvarc'h en transcription bretonne.
  2. « Fiche biographie de Christian Guyonvarc'h », L'annuaire des élus, sur Bretagne.fr, Conseil régional de Bretagne (consulté le 13 juillet 2013)
  3. Malirois 2000
  4. « Guyonvarc'h (Christian) », Gens de l'UDB, sur Udb-bzh.net (consulté le 13 juillet 2013)
  5. Le 12 novembre 2006, Ronan Divard ayant dû renoncer à ses fonctions pour raison de santé, l'UDB a élu un nouveau porte-parole, donc un nouveau président sur le plan légal. Pour la première fois dans l'histoire de l'UDB il s'agit d'une femme: Mona Bras, par ailleurs conseillère régionale de Bretagne et conseillère municipale de Guingamp.
  6. Article de Mikael Bodlore-Penlaez sur le site bzhteam.forumzen.com consulté le 27 janvier 2012.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Georges Cadiou, Emsav, dictionnaire critique, historique et biographique : le mouvement breton de A à Z, Coop Breizh, , 368 p., 15,5 × 24 x 3,6 cm (ISBN 9782843465741, présentation en ligne), p. 187
  • Collectif, Les têtes de Bretagne, Éditions des Têtes, (présentation en ligne)
  • Erwan Chartier et Ronan Larvor (ill. Malo Louarn), La question bretonne : enquête sur les mouvements politiques bretons, Plougastel-Daoulas, An Here, , 175 p., 22 × 28 cm (ISBN 286843262X, présentation en ligne), p. 26-28
  • Maximilien Malirois, « Pour un fédéralisme différencié », L'Esprit européen : revue indépendante de débat et d'intérêt général européen, no 5,‎ hiver 2000-2001 (lire en ligne)
  • Jean-Jacques Monnier, Histoire de l'Union démocratique bretonne, Lannion, Presses populaires de Bretagne, coll. « Les cahiers du Peuple breton » (no 7), , 46 p. (ISSN 0245-9507)

Articles connexesModifier