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Christian Dupuy

personnalité politique française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dupuy.

Christian Dupuy
Illustration.
Christian Dupuy en 2011.
Fonctions
Maire de Suresnes
En fonction depuis le
(36 ans, 8 mois et 28 jours)
Élection 13 mars 1983
Réélection

18 mars 2001
16 mars 2008
23 mars 2014
Prédécesseur Robert Pontillon
Conseiller départemental
des Hauts-de-Seine
En fonction depuis le
(4 ans, 8 mois et 16 jours)
Avec Camille Bedin
Circonscription Canton de Nanterre-2
Président Patrick Devedjian
Prédécesseur Canton créé
Conseiller général des Hauts-de-Seine

(17 ans et 2 jours)
Réélection


Circonscription Canton de Suresnes
Président Charles Pasqua
Nicolas Sarkozy
Patrick Devedjian
Prédécesseur Jean-Luc Delin

(4 ans, 5 mois et 26 jours)
Élection
Réélection

Président Charles Pasqua
Prédécesseur Robert Pontillon
Successeur Jean-Luc Delin
Député français

(4 ans et 19 jours)
Élection
Circonscription 4e des Hauts-de-Seine
Législature Xe législature
(Cinquième République)
Groupe politique RPR
Prédécesseur Michel Sapin
Successeur Jacqueline Fraysse
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Paris (Seine, France)
Nationalité Française
Parti politique RPR, UMP puis LR
Diplômé de Université Panthéon-Assas
Profession Avocat

Christian Dupuy
Maires de Suresnes

Christian Dupuy, né le à Paris, est un homme politique français. Il est maire de Suresnes depuis 1983 et vice-président du conseil départemental des Hauts-de-Seine délégué à la culture, l'animation culturelle et au tourisme depuis 2001, élu dans le canton de Suresnes jusqu'en 2015 et, depuis, dans le canton de Nanterre-2.

Origines familiales et étudesModifier

Christian Dupuy est le fils de l'avocat Richard Dupuy, grand maître de la Grande Loge de France[1] et membre de cette même obédience[2], obédience qu'il rejoindra également[3].

Il effectue sa scolarité au collège de Verneuil-sur-Avre, puis au lycée Carnot et au collège Sainte-Barbe à Paris. Après avoir obtenu une maîtrise de droit à à l'université Panthéon-Assas, il décroche certificat d'études judiciaires et un certificat d'aptitude à la profession d'avocat. Il s'inscrit comme avocat en 1976.

Il est marié et père de trois enfants. Lors de son dernier mandat, son épouse est adjointe à la maire de Suresnes, déléguée à la Solidarité, à l'Emploi, à l'Égalité des chances et aux Droits des femmes[4].

Carrière politiqueModifier

Élection à la mairie de Suresnes et réalisations municipalesModifier

Christian Dupuy décide de s’engager en politique après l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand en 1981 et milite dès lors au RPR. Il obtient grâce aux relations de son père et parrainé par Charles Pasqua[5], l'investiture aux élections municipales de 1983 à Suresnes[1]. Élu, il succède au socialiste Robert Pontillon, devenant à 32 ans le premier maire non socialiste de Suresnes depuis 1947 et le plus jeune maire d’une ville moyenne de France[6]. La période de la Seconde Guerre mondiale mise à part, Suresnes était dirigée par la gauche depuis 1919. Il est réélu en 1989, 1995, 2001, 2008 et 2014. À son poste, il lance notamment une réhabilitation du centre-ville[4] et soutient une politique de transformation des anciennes friches industrielles, qui accueillent désormais des lotissements immobiliers (logement intermédiaire, logement social) et des sièges de grandes entreprises.

Afin d’empêcher de nouvelles destructions urbaines comme lors de la décennie précédent son élection, il dote la ville d'une zone de protection du patrimoine architectural et urbain, couvrant les deux-tiers de sa surface. Transformée en aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine par délibération du conseil municipal du , cette servitude d'utilité publique est devenue automatiquement un site patrimonial remarquable à la date de promulgation de la loi relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (2016)[7].

 
Plaque à l'entrée du parc du Château.

Il multiplie la création d'écoles, de stades, gymnases, maisons de retraite et centre médicaux. Alors qu'en 1983, la ville ne compte qu'une crèche pour 35 000 habitants, Suresnes en possède onze en 2004, pour 40 000 habitants. La cité-jardin est classée au répertoire des sites historiques et réhabilitée de 1985 à 1996. Le quartier République est reconstruit, autour de l'ancien château de la Source, et les friches industrielles du bas de Suresnes sont reconverties. Au début des années 2000, des chantiers sont lancés, comme la reconstruction du marché Caron-Jaurès, dans la cité-jardin. Le nombre d’entreprises augmente, contribuant pour la moitié des ressources fiscales de la ville. Enfin, de 1983 à 1993, la surface des espaces verts publics double[8]. Sous sa première mandature, la rénovation du centre-ville est achevée (avec l'esplanade des Courtieux), la gestion de l’environnement est prise en considération, des équipements vétustes sont remplacés et les cités HLM sont réhabilitées. Le plus ancien établissement scolaire de Suresnes, l'école Jules-Ferry, est entièrement rénovée en 1986. En est créé le village d’enfants Henri-Dunant et, en février 1988, l'école maternelle de la République. En juin 1988, le parc du Château est ouvert, dans la lignée de celui du château de la Source, ce dernier étant cependant démoli afin de permettre la construction de nouveaux bâtiments[9], notamment des lotissements immobiliers. En 1997, deux stations de tramway sont inaugurées le long de la nouvelle ligne 2 du tramway d'Île-de-France, celle de Suresnes-Longchamp accueillant le musée d'histoire urbaine depuis 2013. En 2000, l'ancien cinéma Le Capitole rouvre dans un nouveau bâtiment, juste à côté d'une nouvelle médiathèque de 2000 m². En 2014 est inauguré dans le centre-ville la galerie commerciale Bagatelle, dotée d'une dizaine d'enseignes.

Conseiller régional, conseiller départemental et député des Hauts-de-SeineModifier

Membre du conseil régional d'Île-de-France entre 1986 et 1988, il entre au conseil général des Hauts-de-Seine en 1988, et en devient le vice-président. Il quitte l'assemblée départementale en 1993 après son élection comme député des Hauts-de-Seine. Membre du groupe RPR à l'Assemblée nationale, il siège à la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République et est rapporteur de plusieurs projets et propositions de lois, ainsi qu’auteur d’une proposition de loi tendant à faciliter la création d’établissements publics locaux, votée en première lecture à l'Assemblée nationale[10]. Il siège au titre de l’Assemblée nationale à la commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) de 1994 à 1997.

Il retrouve le conseil général des Hauts-de-Seine en 1998, comme premier vice-président de la commission des affaires sociales. Il est également vice-président chargé de l'action scolaire et éducative entre 2001 et 2004. Il est vice-président délégué à la culture, l'animation culturelle et le tourisme depuis 2004 et porte notamment le projet de rénovation du musée Albert Kahn en 2009[11] ainsi que le développement du Festival Chorus[12]. De 2009 à 2011, il prend également en charge la coordination des politiques de solidarité[13]. À Suresnes, l'action culturelle se porte notamment autour du théâtre Jean-Vilar, où le festival Suresnes Cités Danse promeut le hip hop chorégraphié.

Politique du logementModifier

Particulièrement porté sur les questions de logement, il est vice-président de la Fédération nationale des offices de l'habitat et représente l’Association des maires de France au Conseil national de l'habitat, après avoir été délégué national au logement du RPR. Il a pris position contre la libéralisation des loyers, estimant qu’on ne pouvait soumettre au marché un bien en pénurie.

Partisan de la mixité sociale, sa première mandature à la mairie de Suresnes est marquée par la réhabilitation du parc de logements sociaux de la cité-jardin, achevée en 1996, ainsi que de l’ensemble du parc social ancien de l’office municipal[14],[15]. Il soutient ensuite la construction de près de 2 000 logements sociaux, faisant ainsi progresser de 31 % le parc des logements aidés de Suresnes, tout en créant des logements intermédiaires et en développant l’accession sociale à la propriété[16]. En 2011, il est élu président de l’Office public de l’Habitat des Hauts-de-Seine[17].

Années 2000-2010Modifier

Christian Dupuy fait partie du Mouvement européen-France. Il siège au Haut conseil de la coopération internationale à partir de 2006. Il préside par ailleurs le groupe pays Haïti au sein de Cités Unies France et a engagé Suresnes dans une coopération décentralisée avec la ville du Cap-Haïtien à partir de 2008[18].

Il est nommé en conseil des ministres du 2 septembre 2009 conseiller d'État en service extraordinaire, sur proposition de la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie[19].

Il est candidat UMP à l'élection législative de 2012 dans la quatrième circonscription des Hauts-de-Seine (Nanterre - Suresnes). Il se place en deuxième position à l'issue du premier tour[20], avec 27,84 % des voix, contre 29,90 % à la députée sortante Jacqueline Fraysse. Il obtient 40,86 % des voix au second tour[21] et n'est donc pas élu.

En 2014, il est réélu maire de Suresnes dès le premier tour, avec 56,02 % des voix. Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[22]. Le 3 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon qui entache sa campagne, il renonce à soutenir le vainqueur de la primaire François Fillon, à l'élection présidentielle[23].

Il est vice-président de l'Établissement public territorial Paris Ouest La Défense (POLD, créé en 2016), en charge de l’habitat, du logement et aire des gens de voyage.

Il ne se représente pas lors des élections municipales de 2020 et soutient son adjoint Guillaume Boudy pour lui succéder[4],[24].

Détail des mandats et fonctionsModifier

Décorations et prixModifier

Source et référencesModifier

  1. a et b Sylvie Pierre-Brossolette, « Les francs-maçons de Sarkozy », Le Point no 1904, 12 mars 2009?
  2. « Suresnes : le système Dupuy », L'Express (spécial Paris littéraire), no 3056, page V.
  3. « Suresnes : le système Dupuy », L'Express (spécial Paris littéraire), no 3056, page V.
  4. a b et c Florence Hubin, « Municipales 2020 : le maire (LR) de Suresnes ne se représentera pas », leparisien.fr, 5 avril 2019.
  5. « Suresnes : le système Dupuy », L'Express (spécial Paris littéraire), no 3056, page II.
  6. « Suresnes : le système Dupuy », L'Express (spécial Paris littéraire), no 3056, page II.
  7. « Réglementation d'urbanisme », sur suresnes.fr (consulté le 19 novembre 2018).
  8. Hauts-de-Seine 1964-2004 : 40 ans de mutations à la croisée des générations, Éditions Transversales, 2004, p. 125-127.
  9. Francis Prévost, Histoires de Suresnes, Suresnes Information, 1989, p. 200-208.
  10. « Établissements publics territoriaux a vocation culturelle », assemblee-nationale.fr, 4 octobre 2005.
  11. « Séance publique du Conseil général des Hauts-de-Seine - 23 octobre 2009 ».
  12. « chorus.hauts-de-seine.net », consulté le 27 octobre 2019.
  13. http://www.hauts-de-seine.net/institution/elus-92/Christian-Dupuy-nomme-vice-president-en-charge-de-la-Solidarite
  14. Cités-jardins, Genèse et actualité d’une utopie ; Ginette Baty-Tornikian Cahiers de l’Ipraus. (ISBN 2-86222-037-X)/185 x 255/, 2001
  15. « Suresnes : le système Dupuy », L'Express (spécial Paris littéraire), no 3056, page IV.
  16. Grand Paris Développement, n° 2, hiver 2012, p. 32.
  17. « Le maire de Suresnes à la tête de l'OPDHLM 92 », leparisien.fr, 7 juin 2011.
  18. « Dix ans de coopération entre Suresnes et le Cap-Haïtien », ambafrance-ht.org, 6 avril 2009.
  19. http://lesdiscours.vie-publique.fr/pdf/096002357.pdf
  20. « Résultats des élections législatives 2012 », elections.interieur.gouv.fr, consulté le 27 octobre 2019.
  21. « Résultats des élections législatives 2012 », elections.interieur.gouv.fr, consulté le 27 octobre 2019.
  22. « 77 élus des Hauts-de-Seine derrière Alain Juppé », sur leparisien.fr, (consulté le 29 avril 2017)
  23. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », liberation.fr.
  24. David Livois, « Municipales 2020 : à Suresnes, on se dispute le soutien d’En Marche », leparisien.fr, 19 septembre 2019.

Articles connexesModifier

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Lien externeModifier