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Chrétien-François de Lamoignon de Bâville

personnalité politique française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille de Lamoignon.
Chrétien-François II de Lamoignon
Fonctions
Garde des sceaux de France
-
Président à mortier
Parlement de Paris
Titre de noblesse
Marquis
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Chrétien François de Lamoignon de BâvilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Famille
Père
Conjoint
Marie-Élisabeth Berryer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Autres informations
Distinctions

Chrétien-François de Lamoignon de Basville est un magistrat et homme d'État français, né le et mort le en son château de Basville, commune de Saint-Chéron[1].

Chevalier, Marquis de Basville, Baron de Saint-Yon, Seigneur de Saint-Chéron, Virmaize, Saint-Sulpice, Bruix, Breuilles, Torfou, Boissy-sous-Saint-Yon, garde des sceaux de France, chancelier et commandeur des ordres du Roi[1].

BiographieModifier

Fils de Chrétien-Guillaume de Lamoignon et de Louise Madeleine Henriette Bernard, petit-fils, par sa mère, du financier Samuel-Jacques Bernard, il devint magistrat au Parlement de Paris en 1755. Président à mortier en 1758, il est exilé en janvier 1771 dans le Beaujolais[2]. Il anime la résistance du Parlement contre la réforme du chancelier Maupeou en 1772.

Nommé garde des sceaux de France le , il s'efforce en vain de réformer l'organisation de la justice. Inspiré par les idées du siècle des Lumières, il parvient à abolir la torture des condamnés en attente d'exécution (question préalable). Il est à l'origine de « l'édit de tolérance » de Versailles, (promulgué en 1788) qui restitue un état civil aux protestants.

Garde des Sceaux en 1787, il soumet au roi Louis XVI de France un mémoire alarmant sur la situation où il annonce des lendemains dangereux pour le pays.

Victime de l'opposition des parlements, sa réforme du 8 mai 1788 (coup d'Etat de Lamoignon) visant à réduire les pouvoirs au profit d'une « Cour plénière », qui aurait privé les cours du droit de vérifier et d'enregistrer les lois de portée générale, entraîne une première émeute le mois de juin suivant à Grenoble surnommée la journée des Tuiles. Il démissionne le 14 septembre 1788 (remplacé par Charles Louis François de Paule de Barentin) et meurt le 16 mai 1789, au matin[1], dans des circonstances mal élucidées — accident de chasse ou suicide — une semaine après l'ouverture des États généraux (sa réforme ayant été abandonnée en septembre 1788).

Titres et possessionsModifier

Marquis de Milhars (1759-1766)Modifier

Héritant de la terre et marquisat de Milhars, au décès de son père, le 23 mai 1759, il vend, suivant acte en date du 29 janvier 1766, à Clément de Rey de Saint-Géry, pour le compte de sa mère, Marie-Anne de Foucaud-Villars, veuve de Jean Jacques de Rey de Saint-Géry, le marquisat de Milhars ainsi que les terres et rentes qui en dépendent sur Noailles, Montrozier, Lexos, Arnac et une partie de Feneyrols, pour la somme de 360 000 livres[3],[4].

GénéalogieModifier

Il épouse le 4 septembre 1758 Marie-Élisabeth Berryer, fille de Nicolas-René Berryer. Il est le père de :

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Archives départementales de l'Essonne - registre des baptêmes, mariages et sépultures (4 E 2488 - p. 178/210)
  2. Pierre de Saint-Victor, Exil en Beaujolais de Lamoignon, Camus de Pontcarre & l'abbé de Marzac, membres du parlement., Lyon, A.L. Perrin, , 65 p., p. 2
  3. « Histoire de Milhars - du marquisat et de ses environs du 1er siècle à 1794 », sur Geneagil - Site généalogique - Recherche nobiliaire, (consulté le 13 décembre 2017)
  4. « Famille de Lamoignon » (consulté le 13 décembre 2017)
  5. Archives départementales du Calvados (4 E 1287)

Voir aussiModifier