Chevaliers de Colomb

Chevaliers de Colomb

Devise : « Au service de l'un, Au service de tous. »

Situation
Région International
Création (138 ans)
Type Organisation catholique de service fraternel
Siège Knights of Columbus Building (New Haven, Connecticut)
Organisation
Membres 2 000 000
Chevalier suprême Carl A. Anderson
Personnes clés abbé Michael J. McGivney

Site web http://kofc.org/un/fr/

Les Chevaliers de Colomb sont une organisation catholique de bienfaisance et sans but lucratif qui regroupe 2 millions de membres à travers le monde. Ils ont été fondés en 1882 aux États-Unis par l'abbé Michael J. McGivney, un fils d'immigrants irlandais et qui sera très prochainement béatifié, a annoncé le Vatican le 27 mai 2020[1]. Ils ont pris leur nom en souvenir de Christophe Colomb. Les Chevaliers de Colomb sont une communauté de laïcs catholiques engagés dans la célébration de la foi, de la famille et de la fraternité, leur premier principe étant la charité.

PrincipesModifier

Le mouvement n'est pas rattaché à la structure juridique de l'Église. Ce n'est pas un mouvement religieux ou d'action catholique, mais essentiellement un ordre de laïcs catholiques appelés « chevaliers de Colomb »[2]. L'ordre est dirigé et géré par des laïcs, non des représentants de l'Église. Des prêtres catholiques accompagnent spirituellement chaque "Conseil" en tant que chapelains. L'aumônier suprême est, depuis avril 2005, Mgr William E. Lori, archevêque de Baltimore (USA).

L'ensemble des cérémonies et des réunions d'affaires de l'ordre sont restreintes aux membres bien que tous les autres événements soient ouverts au public.

HistoireModifier

 
L'abbé Michael J. McGivney, fondateur des Chevaliers de Colomb.

L'abbé Michael J. McGivney, né à Waterbury (Connecticut), le 12 août 1852, fait des études en prêtrise en 1868 au séminaire de Saint-Hyacinthe (Québec) pour ensuite retourner aux États-Unis pour terminer ses études[3]. À l'époque, l'Église catholique est mal perçue par la majorité américaine qui est protestante. Le nom Colomb fut retenu pour rappeler aux Américains que le découvreur de l'Amérique, Christophe Colomb, était un catholique. L'abbé commence son ministère comme vicaire à Noël 1877 et célèbre sa première messe dans l'église de St. Mary (New Haven)[3]. C'est dans cette paroisse que l'abbé fonde le premier conseil des Chevaliers de Colomb en 1882.

L'abbé Michael J. McGivney meurt le 14 août 1890 des suites d'une pneumonie.[réf. nécessaire]

Le 27 mai 2020 à Rome au Vatican, la Congrégation pour la cause des saints annonce la reconnaissance d'un miracle obtenu par son intercession, ce qui ouvre la voie à sa béatification[4].

Au Québec, le premier conseil, n°284, est fondé le 25 novembre 1897 par le Dr James Guérin, grand chevalier.

Pour son soutien à l'Église et aux communautés locales, ainsi que pour ses efforts philanthropiques, l'ordre est souvent considéré comme le « bras droit et fort de l'Église ». Les conseils ont été créés aux États-Unis, au Canada, au Mexique, dans les Caraïbes, en Amérique centrale, aux Philippines, à Guam, à Saipan, au Japon, à Cuba et plus récemment en Pologne et en France. En 2006, les Chevaliers de Colomb étaient présents dans 12 pays et comptent près de 13 000 conseils.

 
Chevaliers de Colomb défilant lors de la fête de la Saint-Patrick.

En 2005, ce regroupement a totalisé des dons de 135,7 millions $US, en plus de 63,1 millions d'heures en services bénévoles et a recruté 407 746 donneurs de sang. Au cours de l'année fraternelle 2006, l'ordre a directement donné 143,8 millions $US à des œuvres charitables (donnant un total 1,1 milliard $US pour la décennie) et effectué 68 millions d'heures de service volontaire.

En mai 2015, le programme d'assurance de l'ordre détient plus de 99 milliards $US en police d'assurances collectives pour ses membres et a reçu les meilleures évaluations données par A. M. Best, Standard & Poor's, et l'Association de normalisation du marché de l'assurance. C'est avec un total de 19 années consécutives que le programme se classe avec une côte de « AAA », la note maximale. Par contre, en août 2011 par la firme américaine Standard & Poor's[5] révise à la baisse au niveau immédiatement inférieur (« AA+ ») pour sa perspective à long terme.

L'on considère en 2012, que sur une période de 10 ans, les Chevaliers de Colomb ont fait don de 1,5 milliard de dollars au Saint-Siège[6].

En septembre 2019, Nicolas Senèze affirme dans un livre polémique Comment l'Amérique veut changer de Pape que les Chevaliers de Colomb chercheraient depuis 2018 à faire pression sur les différents cardinaux en âge de voter lors du prochain Conclave afin de faire élire un Pape à leur convenance[7],[8].

Dans le livre Sodoma, son enquête « au cœur du Vatican », Frédéric Martel affirme également que les Chevaliers de Colomb auraient acheté de nombreux exemplaires de l'ouvrage "Dieu ou rien" du cardinal Sarah. De fait, les ventes du livre étaient indirectement « gonflées » par cette opération. Les Chevaliers de Colomb ont confirmé cette opération, au demeurant parfaitement légale, pour des pays d'Afrique francophone[9]. Une enquête complémentaire du magazine Slate revient également longuement sur cette campagne[10].

A l’occasion de leur pèlerinage à Rome en février 2020, pour marquer le centenaire de leur activité caritative dans la Ville éternelle, le pape François reçoit en audience privée le Conseil d'administration des Chevaliers de Colomb et les félicite pour leur oeuvre de charité universelle[11].

InfluenceModifier

 
Siège des Chevaliers de Colomb, à New Haven.

Au Canada, on retrouve plusieurs chevaliers dans les assemblées législatives provinciales. Ils ont cependant peu d'impact en matière de législation sociale, notamment en matière du droit de l'avortement. Généralement, l'ordre n'agit pas comme un groupe de pression et ne s'affiche pas en tant que tel.

Au Massachusetts, il y eut une controverse lorsque quinze chevaliers à la législature ont voté en faveur du mariage homosexuel. C'est contraire aux préceptes de l'ordre et à la doctrine de l'Église catholique.

Notes et référencesModifier

  1. « Promulgazione di Decreti della Congregazione delle Cause dei Santi », sur press.vatican.va (consulté le 27 mai 2020)
  2. « Les racines du mouvement », Chevaliers de Colomb du Québec (consulté le 2 janvier 2009)
  3. a et b « Le Fondateur », Chevaliers de Colomb du Québec (consulté le 2 janvier 2009)
  4. « Trois nouveaux saints dont Charles de Foucauld - Vatican News », sur www.vaticannews.va, (consulté le 27 mai 2020)
  5. Agence France-Presse, « États-Unis - Standard & Poor's décote des géants de la finance », Le Devoir,‎ (lire en ligne, consulté le 12 août 2011)
  6. « Vatileaks : le banquier de Dieu a peur », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 10 mai 2013)
  7. « « Comment l’Amérique veut changer de pape » : un livre de Nicolas Senèze », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 8 décembre 2019)
  8. « Les comploteurs américains qui veulent renverser le pape », journal,‎ (lire en ligne, consulté le 5 septembre 2019)
  9. Frédéric Martel, Sodoma, Enquête au coeur du Vatican, Paris, Robert Laffont, , p. 370-376
  10. « Nicolas Diat, le très secret éditeur des réacs », sur Slate.fr, (consulté le 8 décembre 2019)
  11. « Le Pape loue la charité universelle des Chevaliers de Colomb - Vatican News », sur www.vaticannews.va, (consulté le 3 mars 2020)

AnnexesModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier