Chenon

commune française du département de la Charente

Chenon
Chenon
Le château de Chenon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Charente
Maire
Mandat
Martine Mainguet
2020-2026
Code postal 16460
Code commune 16095
Démographie
Gentilé Chenonais
Population
municipale
132 hab. (2018 en diminution de 8,33 % par rapport à 2013)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 34″ nord, 0° 14′ 19″ est
Altitude Min. 70 m
Max. 118 m
Superficie 10,48 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Boixe-et-Manslois
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Chenon
Géolocalisation sur la carte : Charente
Voir sur la carte topographique de la Charente
City locator 14.svg
Chenon
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chenon
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chenon

Chenon est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Chenonais et les Chenonaises[1].

GéographieModifier

Localisation et accèsModifier

Chenon est une commune du Nord-Charente, située à mi-chemin entre Mansle et Ruffec le long de la Charente. La commune de Chenon est la plus septentrionale du canton de Mansle.

Le bourg de Chenon est situé à 9 km au nord-est de Mansle, 10 km au sud de Ruffec, et 33 km au nord d'Angoulême[2].

La route nationale 10 de Paris à Hendaye en forme la limite occidentale sur une distance d'environ un kilomètre ; l'angle sud-ouest est traversé par la D 27, route de Courcôme à Aunac, qui a un échangeur sur la N 10 aux Maisons Rouges[3].

La gare la plus proche est celle de Ruffec, desservie par des TER et TGV à destination d'Angoulême, Poitiers, Paris et Bordeaux.

Hameaux et lieux-ditsModifier

La population agglomérée de la commune comprend, outre le bourg, les hameaux des Plantins, des Babauds, des Turcats, de la Quessoterie, des Oiseaux, des Petits, des Cajets, des Renons, et des Geais. Tous ces hameaux sont échelonnés le long de la route de Verteuil-sur-Charente à Aunac. Les quelques hameaux de la commune sont : Grosbout, dans le sud ; Durand, sur la Charente ; les Maisons Rouges, sur la RN 10 et Garnaud.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Chenon
Verteuil-sur-Charente Poursac
Lonnes  
Aunac-sur-Charente

Géologie et reliefModifier

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Plus particulièrement, le Callovien occupe la surface communale. Le sol est un calcaire marno-argileux. Des grèzes ou groies du Quaternaire couvrent une petite zone à l'ouest, ainsi que des altérites sous forme d'argile rouge à pisolithes de fer. La vallée de la Charente, à l'est, est couverte par des alluvions dont les plus anciennes ont formé des terrasses comme au bourg[4],[5],[6].

Le relief de la commune est celui d'un bas plateau, d'une altitude moyenne de 100 m, bordé à l'est par la vallée de la Charente, et entaillé de quelques combes, comme la combe de Quessot au nord.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 118 m, situé à l'extrémité sud-ouest. Le point le plus bas est à 70 m, situé le long de la Charente en limite sud. Le bourg, construit dans la vallée, s'étage entre 75 et 105 m d'altitude (à la mairie)[3].

HydrographieModifier

 
La Charente vue du pont de Chenommet.

La commune est limitée au nord et à l'est par la Charente dans sa section entre Condac et Mansle, et se trouve entièrement sur sa rive droite.

Le fleuve comporte de petits bras au niveau du bourg, délimitant des îles et irriguant des jardins et peupleraies[3].

ClimatModifier

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Chenon est une commune rurale[Note 1],[7]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[8],[9]. La commune est en outre hors attraction des villes[10],[11].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (88,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (75,5 %), zones agricoles hétérogènes (9,1 %), forêts (8,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,5 %), zones urbanisées (3,1 %), zones humides intérieures (0,6 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

ToponymieModifier

Le nom est attesté en 1280 avec la forme latinisée Cenomo[13].

L'origine du nom de Chenon remonterait à un personnage gallo-romain Canus auquel est apposé le suffixe -magus (champ ou marché), ce qui correspondrait à Canomagus, le « champ de Canus »[14],[15].

HistoireModifier

Le préhistorien charentais Chauvet signalait en 1884 le dolmen de la Grelaudière et d'autres dolmens sur tumulus. Si le dolmen de La Grelaudière fut détruit par son propriétaire en 1896, la nécropole de Chenon, située au Bois de la Roche, a fait l'objet d'une publication[16]. Ces tumuli s'alignaient en direction du sud, jusqu'à la Pierre Levée, et à l'est sur les Coteaux Blancs surplombant la Charente[17].

Sous l'Ancien Régime, Chenon était un fief dépendant de la baronnie de Verteuil et qui, depuis le XVe siècle, a appartenu à la famille Desmiers de Chenon; cette famille descendait de Jean Desmiers, seigneur du Breuil, qui vivait au XIIIe siècle. L'un d'eux, Alexandre, fut un compagnon d'armes protestant de Henri de Navarre, futur Henri IV, et, lors de l'abjuration de ce prince, il préféra se retirer dans ses terres que de renier sa religion[18].

Au début du XXe siècle, il y avait deux moulins sur la Charente, dont l'un a été converti en micro-centrale électrique et fournissait l'éclairage aux communes de Chenon, Aunac et Verteuil[18].

AdministrationModifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1794 1795 André Pérot    
1795 1796 Ménard    
1796 1840 Pierre Bernard    
1840 1848 Pierre Silvestre    
1848 1848 Daurin    
1849 1859 Jean Alligant    
1859 1884 Pierre Bonnaud    
1884 1888 André Delaprade    
1888 1900 Pierre Bernard    
1900 1918 Ludovic Pérot    
1919 1928 André Dupuis    
1928 1947 Félix Lambert    
1947 1971 Émile Reignier    
1971 1989 Robert Nadaud    
1989 1989 Jacques Arignon    
1989 2001 Fernand Rainaud    
2001 2008 Michel Sicard    
2008 2014 Gilles Méral SE Agent Éducation nationale
2014 En cours Brigitte Vergez SE Retraitée Fonction publique

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[20].

En 2018, la commune comptait 132 habitants[Note 2], en diminution de 8,33 % par rapport à 2013 (Charente : −0,48 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
436478521560591507575523505
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
504501428407389398395372346
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
326326283327288294238243217
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
202185178143149157151138132
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Chenon en 2007 en pourcentage[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
3,7 
13,3 
75 à 89 ans
20,7 
24,0 
60 à 74 ans
15,9 
16,0 
45 à 59 ans
22,0 
20,0 
30 à 44 ans
17,1 
12,0 
15 à 29 ans
12,2 
14,7 
0 à 14 ans
8,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[24].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

ÉconomieModifier

AgricultureModifier

La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est située dans les Bons Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[25].

EntreprisesModifier

Plusieurs entreprises sont installées sur la commune (P.M.R, carrosseries Ballet, pièces détachées de machines à vendanger Bourdais S.A), grâce en partie à la proximité de la RN 10, axe Bordeaux - Paris.

Lieux et monumentsModifier

Le châteauModifier

 
Le château.

Le château de Chenon possède un corps de logis du XVe siècle centré d'une tourelle polygonale renfermant l'escalier à vis et flanqué de deux tours rondes, l'une à toit en poivrière, l'autre arasée. Les ornementations des ouvertures signent le XVe siècle. Il a été inscrit monument historique le 16 décembre 1987[26].

L'église Saint-AntoineModifier

L'église paroissiale Saint-Antoine-le-Grand (XIIe siècle) jouxte le château. Elle a été entièrement restaurée en 2007 avec des techniques et matériaux utilisés à l'époque de sa construction, dans une optique de préservation du patrimoine communal. À cette occasion, de magnifiques vitraux retraçant la vie de saint Antoine ont été créés et posés.

Outre quelques pierres tombales (XVIe et XVIIe siècles), l'église abrite également le monument aux morts de la commune ainsi que des vestiges de fresques, parmi lesquelles on retrouve une représentation du blason de la famille Desmier, liée par son histoire à la localité.

  L'église Saint-Antoine

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le )
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b et c Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre, (consulté le )
  7. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  9. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  13. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 220
  14. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  15. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 185.
  16. Edmond Gauron et Jean Massaud (préf. Bernard Vandermeersch), La nécropole de Chenon, vol. XVIIIe supplément à Gallia Préhistoire, Éditions CNRS,
  17. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 140-142
  18. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 126-127
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. « Evolution et structure de la population à Chenon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le )
  24. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le )
  25. « Décret n° 2009-1146 relatif à l'AOC Cognac », sur legifrance, (consulté le )
  26. « Château de Chenon », notice no PA00104293, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier