Ouvrir le menu principal

Le chemsex, mot-valise combinant « chemical » (produits chimiques en anglais) et sexe, est une pratique mêlant le sexe et la prise de drogues, à deux ou souvent en groupe plus large.

PrésentationModifier

Apparue en Angleterre au milieu des années 2000, elle s'est depuis répandue en Europe et notamment en France[1]. Le terme est souvent associé à l'homosexualité masculine[2].

Les drogues prises lors du chemsex sont le plus souvent de la cocaïne, du GHB/GBL, de la kétamine, des méthamphétamines (crystal meth) ou des cathinones (méphédrone, 4-MEC, 4-MMC etc.). On parle de « slam » quand les produits sont consommés en intraveineuse, parfois souvent sans protection (« bareback »)[3],[4]. Entre 2008 et 2013, les Centre d’évaluation et d’information sur les pharmacodépendances (CEIP) de Paris et Montpellier ont rapporté cinq décès de slameurs sur les 51 observés sur la période.

Le chemsex se pratiquant notamment en groupe, et la consommation de drogues rendant le recours au préservatif moins systématique, le chemsex est souvent associé à un fort risque de contamination notamment par le VIH et autres IST. Les surdosages, une mauvaise descente, des interactions imprévues entre drogues font également partie des risques associés à la pratique.

Liens externesModifier

RéférencesModifier

  1. « Drogues : les ravages du « chemsex » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 12 mars 2019)
  2. « Chemsex » : quand drogues et sexe forment un duo fatal Le Monde, 27 juin 2019
  3. « Chemsex : chez les gays, un accélérateur de péril », sur Libération.fr, (consulté le 12 mars 2019)
  4. « Le slam : 1ère enquête qualitative réalisée par AIDES », sur Drogues Info Service (consulté le 12 mars 2019)