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Chausse-trape

Pièce de fer munie de pointes dissimulée au sol et placée au devant de l'infanterie et la cavalerie ennemies pour qu'elles s'y enferrent


Makibishi
Chausse-trape XVIe siècle
Chausse-trapes simples

Une chausse-trape ou chausse-trappe (ou pied de corbeau) est un piège métallique constitué de pointes disposées de telle sorte que l'une d'elles, posée sur une base stable, est orientée vers le haut (par exemple selon la forme du tétraèdre). Cet ancêtre des mines est apparu dès l'Antiquité, appelé tribulus ou murex ferreus par les Romains. Les pointes peuvent être enduites de poison.

Utilisé à l'origine contre les pieds d'hommes (chaussés ou non) ou d'animaux, ce piège est également employé pour crever les pneus de voitures[1]. Cette arme servait à empêcher un adversaire de poursuivre celui qui l'avait lancée.

La chausse-trape fait partie des outils d'attaque et de défense des places fortes utilisés en particulier à l'époque de Vauban.

Elle est aussi une arme japonaise traditionnelle (makibishi) autrefois utilisée par les ninjas.

DescriptionModifier

La chausse-trape est composée d'un ensemble de quatre pointes, disposées selon les quatre sommets d'un tétraèdre régulier, ce qui fait que, quelle que soit la position dans laquelle elle atterrit, elle retombe toujours sur trois pointes formant une base qui la stabilise, la quatrième étant donc orientée vers le haut. En poursuivant un adversaire ayant lancé des chausse-trapes, on risque de s'en planter une ou plusieurs dans les pieds. Les chausse-trapes peuvent, à l'occasion, être enduites de poison ou de déjection animale ou humaine, rendant les blessures mortelles ou invalidantes.

Les chausse-trapes n'étaient jamais envoyées seules, mais toujours par poignées, et elles étaient transportées dans des sacoches de toile. Lorsqu'on en avait besoin, on déchirait une extrémité, on le tenait par l'autre, et on les balançait à la volée. Une autre technique consistait à en cacher dans une petite bombe qui, du fait de l'explosion, répandait les chausse-trapes dans une zone élargie. C'était le même principe pour certains shaken (étoiles), que l'on envoyait par dizaines.

HéraldiqueModifier

 
Nézel (78)
d'or, à deux barres de sinople accompagnées de trois chausse-trappes d'azur posées en bande

En héraldique « chausse-trappe » s'écrit plus souvent avec deux « p ».

Comme la quasi-totalité des armes médiévales, les chausse-trappes sont présentes dans les blasons, bien que rarement en meuble principal. On les rencontre en « semé » (De Gueutteville : D'argent, semé de chausse-trappes de sable.)

Son dessin est sans équivoque  , bien que parfois confondu avec le fer de lance. 

RéférencesModifier

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

 
Fruits (graine) du Tribulus hystrix en forme de chausse-trape