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La chaudrée (parfois orthographiée chauderée) est une sorte de soupe de poissons épaisse, originaire des régions littorales de Charente-Maritime et de Vendée. S'il en existe plusieurs variantes, l'une des plus connues est la chaudrée fourasine, laquelle tire son nom de la ville de Fouras.

Historiquement, le terme désignait le contenu du chaudron — parfois localement appelé chaudière — et ne se cantonnait donc pas à son sens actuel. En Aunis, la chaudrée désignait plus spécifiquement une soupe confectionnée par les pêcheurs avec les poissons trop petits pour être vendus, et c'est ce sens plus restreint qui lui est resté de nos jours. Au XIXe siècle, l'historien et érudit local, Georges Musset, la définit comme « une macédoine de menu fretin, de menus poissons », et comme « la portion de pêche prélevée pour la consommation des marins ou du patron d'un bateau[1] ».

Dans sa version fourasine, les ingrédients de la chaudrée sont souvent les anguilles et les seiches, ainsi que les pommes de terre et le vin blanc de pays[2].

Sommaire

CultureModifier

Dans le roman de Georges Simenon Le Voleur de Maigret (1967), le commissaire Jules Maigret déguste une chaudrée fourassienne au Vieux Pressoir, petit restaurant parisien avec Rose en cuisine : « — Je n’oublie pas que je suis née à La Rochelle, où ma mère était marchande de poissons, de sorte que je connais les bonnes recettes… Vous avez déjà mangé la chaudrée fourassienne ? Maigret récita : — Une soupe d’anguilles, de petites soles et de seiches[3]. »

Dans le film Les Saveurs du palais (2012) de Christian Vincent, Hortense Laborie — interprétée par Catherine Frot — prépare, pour un repas familial spécial du président, une « chaudrée charentaise ».

Notes et référencesModifier

  1. Georges Musset, Glossaire des patois et des parlers de l'Aunis et de la Saintonge, 1929.
  2. La chaudrée fourasine.
  3. « La chaudrée, rudement bonne », www.lemonde.fr (consulté le 15 janvier 2019).

Voir aussiModifier

Article connexeModifier