Chasseur de primes

personne qui en traque d'autres pour obtenir une récompense

Un chasseur de primes est une personne qui traque des criminels pour obtenir une récompense. Les plus célèbres ont vécu durant la conquête de l'Ouest aux États-Unis.

Récompense pour la capture de John Wilkes Booth, 1865.

DescriptionModifier

S'il s'agit d'un criminel, le chasseur de primes peut accessoirement l'entraver pour faciliter sa capture. Il a rarement le droit de capturer une autre personne, ce droit étant délégué aux forces policières.

À l'époque de la conquête de l'Ouest, certains criminels recherchés étaient réclamés « mort ou vif ».

De nos jours, cette activité professionnelle est légale aux États-Unis et aux Philippines. La législation qui l'encadre varie selon les États américains, mais d'une manière générale un chasseur de primes doit posséder une licence pour pouvoir exercer. Dans de nombreux États, ce statut ne lui octroie pas automatiquement le droit de porter une arme à feu comme les policiers, auquel cas il doit en faire lui-même la demande. Environ 15 000 chasseur de primes officient aux États-Unis. Ils sont généralement recrutés par des entreprises spécialisées pour capturer des fugitifs libérés sous caution. Au Texas, après le durcissement de la loi sur l'avortement, les citoyens peuvent toucher une récompense de plus de 10 000 dollars en dénonçant une personne qui aurait aidé une femme à avorter après six semaines de grossesse[1].

Au Québec, une récompense pouvant aller jusqu'à 2000 dollars est accordée à celui ou celle qui permettra l'arrestation de certains criminels.

HistoriqueModifier

Cette activité se répandit avec la conquête de l'Ouest aux États-Unis, période réputée pour son banditisme galopant.

Références culturellesModifier

Films et sériesModifier

PersonnagesModifier

BibliographieModifier

  • Clara Vannucci, Bail Bond, Bondsmen, Defendants and Bounty Hunters, Fabrica, 2014, 136 pages.

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « La très restrictive loi sur l’avortement au Texas rappelle que les chasseurs de primes existent toujours aux Etats-Unis », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)