Chasse tragique

film de Giuseppe De Santis, sorti en 1947
Chasse tragique
Titre original Caccia tragica
Réalisation Giuseppe De Santis
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Durée 85 minutes
Sortie 1947


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Chasse tragique (titre original italien : Caccia tragica) est un film italien réalisé par Giuseppe De Santis, sorti en 1947.

SynopsisModifier

Dans les campagnes de la plaine du Pô, après la Seconde Guerre mondiale, sévit un groupe de bandits dirigé par Lili Marlène, une ancienne collaboratrice. Parmi eux, Alberto, est reconnu par un camarade de déportation, Michele. Face à l'impuissance des carabiniers, les cultivateurs, groupés en coopérative agricole, organisent la traque des malfaiteurs. Récupéré par Michele, Alberto se rachète : il dévoile la cachette des bandits et abat Lili Marlène. Pardonné, Alberto rejoint les paysans qui, en signe d'indulgence, lui lancent des mottes de terre...

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Récompenses et distinctionsModifier

CommentairesModifier

Premier long métrage de Giuseppe De Santis, Chasse tragique est, tout à la fois, « influencé par le cinéma soviétique (le lyrisme de la terre et le symbolisme visuel) et le cinéma américain »[1] auquel il emprunte la structure dramatique. Par son souci d'authenticité sociale, le film est aussi une des œuvres marquantes du courant néo-réaliste.

Elio Petri, qui débuta comme assistant et collaborateur de De Santis, admirait Chasse tragique et, dans une lettre adressée à ce dernier, confiait plus tard : « [...] Le décadentisme de Chasse tragique était aussi un décadentisme qui transpirait un certain érotisme. [...] Un certain érotisme qui semblait malade dans ce film à cause du personnage interprété par Vivi Gioi. Je voudrais m'en expliquer la raison. Le résultat est qu'à partir de cette atmosphère [...] fleurissait à la fin une espérance. [...] j'ose encore dire que dans toute mon espérance de spectateur, ce film représente une image de l'Italie que je n'ai absolument jamais retrouvée par la suite. »[2].

Notes et référencesModifier

  1. Marcel Martin, Le Larousse des films, Paris, 2012.
  2. Elio Petri : Lettres parlées à De Santis, Plein Chant, 1997. La lettre a été écrite début octobre 1982.

Liens externesModifier