Charles Pietri

historien français

Charles Pietri, né à Marseille le et mort à Rome le , est un historien et universitaire français.

Spécialiste de l'Antiquité tardive, il était professeur à l'université Paris IV-Sorbonne.

BiographieModifier

Ancien élève du lycée Thiers[1],[2], Charles Pietri entre en 1952 à l'École normale supérieure et obtient l'agrégation d'histoire. Il effectue un séjour à l'École française de Rome. En 1961, il est attaché de recherche au Centre national de la recherche scientifique. Assistant à la Sorbonne de 1963 à 1966, il devient ensuite maître assistant à l'université Lille-III, puis maître de conférences à l'université Paris-Nanterre. Il consacre sa thèse de doctorat, publiée en 1976, à l'étude de la Roma Christiana, de 311 à 440. En 1975, il succède à Henri-Irénée Marrou et occupe la chaire d’histoire du christianisme à l'université Paris IV-Sorbonne[3]. De 1983 à 1991, il est directeur de l'École de Rome. Le 17 novembre 1989, il est élu correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres[4],[5].

Membre de plusieurs sociétés savantes et de comité éditorial d'un nombre important de revues académiques, il est professeur invité dans plusieurs universités européennes et nord-américaines[6].

De 1970 à 1972, il est secrétaire général du Syndicat général de l'Éducation nationale[7]. Il donne sa démission en mars 1974[7],[6].

Vie privéeModifier

Charles Pietri était marié à l'historienne Luce Pietri[4],[6].

DécorationsModifier

ŒuvreModifier

Avec Luce Pietri, Jean-Marie Mayeur, André Vauchez et Marc Venard, il est à l'initiative d'une monumentale Histoire du christianisme des origines à nos jours, parue de 1992 à 2001 chez Desclée de Brouwer et destinée à remplacer l’Histoire de l’Église d'Augustin Fliche.

Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages et articles fondamentaux pour la connaissance historique du christianisme antique, dont :

  • Le monde latin antique et la Bible [sous la dir. de], Paris, Beauchesne, 1985[8]
  • Histoire du christianisme des origines à nos jours, 14 vols [sous la dir. de], Paris, Desclée, 1991-2001.
  • Christiana respublica : éléments d'une enquête sur le christianisme antique, Rome, Publications de l'École Française de Rome, 1997[9].
  • Prosopographie chrétienne du bas-empire : Prosopographie de l'Italie chrétienne, 313-604 [sous la dir. de], Rome, Publications de l'École Française de Rome, 2000.

RéférencesModifier

  1. « CHARLES PIETRI (1932-1991) »
  2. Encyclopædia Universalis, « CHARLES PIETRI », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 8 février 2019)
  3. « Charles Pietri », sur babelio.com.
  4. a et b Jean Guyon, « Charles Pietri (1932-1991) », Mélanges de l'école française de Rome, vol. 103, no 3,‎ , p. 369-375 (lire en ligne)
  5. François Chamoux, « Allocution à l'occasion du décès de M. Charles Pietri, correspondant français de l'Académie », CRAI, vol. 135, no 3,‎ , p. 512-513 (lire en ligne)
  6. a b et c Claude Lepelley, « Charles Pietri (1932-1991) », Revue des Études Augustiniennes,, vol. 37,‎ , p. 193-195 (lire en ligne)
  7. a et b « La mort de Charles Pietri Histoire de la Révélation, révélation de l'Histoire », sur lemonde.fr, .
  8. Geneviève Hasenohr, « Le monde latin antique et la Bible », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 145, no 1,‎ , p. 260-261 (lire en ligne)
  9. Gauthier Nancy, « Christiana respublica. Présentation d'ensemble », Mélanges de l'école française de Rome, vol. 111, no 2,‎ , p. 571-579 (lire en ligne)

BibliographieModifier

  • Collectif, Charles Pietri. Historien et chrétien, Paris, Beauchesne, 1997.

Liens externesModifier