Charles Picqué (peintre)

peintre belge (1799-1869)

Charles Picqué, né à Deinze le et mort à Bruxelles le , est un artiste-peintre, lithographe et graveur belge connu pour ses œuvres de facture néo-classique et romantique. Il s'illustre dans plusieurs domaines : portrait, paysage, art sacré et peinture d'histoire.

Charles Picqué
Image dans Infobox.
Autoportrait (1833).
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Lieu de travail

BiographieModifier

Charles Louis Picqué, né à Deinze en 1799, est le fils d'un maître tailleur d'habits, Philippe Picqué et de Marie-Josine Cras. Il étudie à l'Académie royale des beaux-arts de Gand en qualité d'élève de Joseph Paelinck. En 1823, il obtient le premier prix de l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et expose la même année au salon de Gand[1]. En 1824, il propose deux œuvres au salon triennal de Bruxelles et reçoit le premier prix pour Le vieux Tobie, aveugle, bénissant son fils. En , il reçoit le grand prix de peinture au salon de Gand pour son Hébé et l'Aigle de Jupiter[2].

En 1827, il obtient une bourse d'études pour se rendre à Rome et s'y former durant trois ans. En 1830, il se rend également à Naples avant de revenir en Belgique. Il effectue également de nombreux séjours en Grande-Bretagne.

Il est essentiellement connu pour avoir réalisé un tableau représentant les membres du gouvernement provisoire belge de 1830[3].

Le [N 1], Charles Picqué épouse à Bruxelles Marie Jeanne Françoise Catherine Lubin (1807-1861). Deux enfants naissent de cette union : Camille Joseph (1834-1909) et Virginie Hélène (1836-1917). Charles Picqué devient veuf en 1861.

Charles Picqué meurt, à l'âge de 69 ans, le , dans sa demeure rue de l'Étuve à Bruxelles[N 2].

StyleModifier

Charles Picqué demeure fidèle au néoclassicisme lorsqu'il séjourne à Rome, mais il prend des libertés dans l'application des préceptes néoclassiques en demeurant fidèle à son sens flamand de la couleur, évoquant les artistes baroques, tels Rubens et van Dyck. Outre des sujets religieux, Picqué peint également des scènes folkloriques durant sa formation à Rome[4].

ŒuvresModifier

 
Le gouvernement provisoire.
  • 1824 : Portrait d'un prêtre, salon de Bruxelles de 1824 ;
  • 1824 : Le vieux Tobie, aveugle, bénissant son fils, premier prix au salon de Bruxelles de 1824 ;
  • 1826 : Hébé et l'Aigle de Jupiter ;
  • 1827 : Un saint-Bernard vient en aide à une femme perdue avec un enfant malade, conservé au Rijksmuseum Amsterdam ;
  • 1827 : Femme à la toilette ;
  • 1830 : Portrait d'une jeune Romaine, conservé au musée de Deinze et du Pays de la Lys ;
  • 1830 : Portrait de Paolina ;
  • 1830 : Le gouvernement provisoire, conservé aux musées royaux des Beaux-Arts de Belgique ;
  • 1833 : La fuite en Égypte ;
  • 1833 : Autoportrait ;
  • 1835 : La Sérénade ;
  • 1835 : Le Duo ;
  • 1835 : Portrait de Jean-Louis van Aelbroeck ;
  • 1836 : Portrait de Thérèse Beyaert et de sa fille ;
  • 1836 : Saint Roch guérissant les pestiférés ;
  • 1838 : Portrait de Matthias Wolverley ;
  • 1842 : Portrait de l'ingénieur Pierre Simons, conservé aux musées royaux des Beaux-Arts de Belgique ;
  • 1849 : Le Songe ;
  • 1852 : La Crèche ;
  • 1863 : Portrait de Léonard Beckers ;
  • 1868 : Femme sortant du bain.

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Son acte de mariage, rédigé en français le décrit comme « peintre d'histoire » et précise qu'il est né à Deinze le 2 messidor de l'an VII, soit le (acte n° 334 de l'année 1833).
  2. Son acte de décès, rédigé en français le , précise qu'il est mort le , à cinq heures de l'après-midi, rue de l'Étuve, 78 et le désigne comme « artiste peintre ». Les déclarants sont : 1) Camille Picqué, 34 ans, sous-chef de section à la bibliothèque royale à Bruxelles, fils du défunt et 2) Charles Verrassel, 62 ans, papetier à Bruxelles (acte n° 2046 de l'année 1869).

RéférencesModifier

  1. Direction de l'Académie de Gand, Exposition des productions d'artistes vivans ouverte le 4 août 1823 dans la ville de Gand, Gand, F. De Goesin-Verhaeghe, , 56 p. (lire en ligne), p. 36.
  2. Prosper Claeys, Les expositions d'art à Gand 1792-1892, Gand, Société royale pour l'encouragement des Beaux-Arts, , 130 p. (lire en ligne), p. 56.
  3. Marc Eemans, L'art moderne en Belgique, Meddens, , 204 p. (ISBN 978-2-87013-002-5), p. 13.
  4. Joost De Geest, 500 chefs-d'œuvre de l'art belge, Bruxelles, Lannoo, , 510 p. (ISBN 978-2-87386-470-5), p. 330.

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :