Charles Malamoud
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Charles Malamoud, né le 5 décembre 1929 à Chișinău (actuelle Moldavie), est un historien des religions, orientaliste et indianiste français.

À partir de l'étude du sanskrit, Charles Malamoud a approfondi l'explication des rites sacrificiels de la religion védique, en portant une attention particulière au rôle de la Vāc, mot qui apparaît dans les formules de sacrifice et dont la mission, selon cette tradition religieuse, est de constamment recréer le monde selon une mesure intemporelle.

BiographieModifier

Il naît dans une ville qui est alors roumaine, avec une population en majorité juive. Ses parents émigrent en France durant les années 1930.

En 1942, il est en sixième au lycée Janson-de-Sailly. Il échappe à une rafle le 24 septembre 1942, ainsi que ses parents, grâce à de nombreuses complicités ; mis à l'abri dans le XVIe arrondissement, il est ensuite transféré dans la Nièvre, où il est hébergé dans une famille paysanne ; il poursuit ses études au lycée de Nevers[1]. À la Libération, il rejoint ses parents à Bourges.

Après son baccalauréat (1947), il prépare l'École normale supérieure au lycée Henri-IV de Paris ; en 1947-1948, il est le condisciple, entre autres, de Pierre Vidal-Naquet, dont il devient l'ami[2]. Charles Malamoud est alors communiste, membre de la cellule du lycée Henri-IV, avec Pierre Juquin (hyposekh de sa classe). Légèrement sceptique à propos de Staline, il est heurté par le procès de László Rajk (1949), dont il fait l'analyse avec Pierre Vidal-Naquet[3]. Charles Malamud échoue au concours de l'Ecole normale supérieure et rejoint la Sorbonne en lettres.

Il quitte le Parti communiste en 1950. Peu après, il commence à la Sorbonne un diplôme de lettres et travaille sur le marquis de Custine, sous la direction de Pierre Pascal.

Parmi les proches de Pierre Vidal-Naquet, il a rencontré la petite-fille de Léon Blum, Catherine, qu'il épouse en 1951 ; le témoin de son épouse est Alexandre Bracke-Desrousseaux[4].

Durant ses études à la Sorbonne, il est un des disciples d'Émile Benveniste et de Louis Renou, dont il suit longtemps les séminaires de recherche au Collège de France. Au total, il obtient deux licences (Lettres et Russe), un diplôme de Littérature comparée ainsi qu'un certificat d'études en Indologie.En 1957, il devient assistant de philologie classique et de sanskrit à l'Université de Lyon. En 1962, il est chargé d’enseignement de civilisation indienne à la Faculté de Strasbourg. Il occupe ce poste jusqu'à son élection à l'EPHE.

Il a soutenu une thèse de doctorat sur travaux le 3 octobre 1979, à l'Université de la Sorbonne Nouvelle, Paris III. Il entre en 1972 à l'Ecole pratique des hautes études (section « Études religieuses ») comme maître assistant puis directeur d'études, le premier à faire un cours consacré aux « Religions de l'Inde ».Il prend sa retraite en 1998.

PublicationsModifier

BibliographieModifier

  • Pierre Vidal-Naquet, Mémoires Tome 1 La brisure et l'attente 1930-1955, Paris, Seuil/La Découverte, 1995, chapitre 6 (pages 203-242)

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Pierre Vidal-Naquet, Mémoires, tome 1, pages 224-225.
  2. Mémoires 1, page 223.
  3. Mémoires 1, p. 229.
  4. Mémoires 1, p. 226. Son témoin est Pierre Vidal-Naquet.