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Charles Liénard de L'Olive

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Liénard.

Charles Liénard de L'Olive
Fonctions
Gouverneur de la Guadeloupe
Prédécesseur Jean Duplessis, sieur d'Ossonville
Successeur Jean Aubert
Biographie
Titre complet seigneur de L'Olive[1]
Date de naissance Vers 1601 [2]
Lieu de naissance Chinon
Date de décès
Nationalité Drapeau de la France France
Père Pierre Liénard
Mère Françoise Boisnard
Fratrie Pierre Paul Liénard, Marie Liénard, Françoise Chamaillard
Conjoint Marie Philbert [3]
Enfants Geneviève Liénard, Marie Liénard, Charles Liénard
Profession écuyer

Charles Liénard de L'Olive est un colon français du XVIIe siècle (Saint-Christophe, Guadeloupe), originaire de Chinon.

HistoireModifier

En 1634, Charles Liénard, sieur de L'Olive, colon dans île Saint-Christophe partit pour Paris afin de persuader la Compagnie des îles d'Amérique de lui permettre de coloniser la Guadeloupe. Arrivé à Dieppe, il y rencontra le sieur Jean du Plessis d'Ossonville à qui il exposa son projet et tous deux se rendirent à Paris pour négocier avec la Compagnie. Le contrat, signé le , leur délivrait une commission pour « commander ensemble dans l'île qu'ils habiteraient ». Les deux associés quittèrent le port de Dieppe le sur deux navires avec 554 personnes, parmi lesquelles se trouvaient 4 missionnaires dominicains, 150 engagés et quelques familles.

Ils arrivèrent à la Guadeloupe le et débarquèrent du côté de Sainte-Rose (Pointe-Allègre). Ce ne fut pas un bon choix, comme l'écrit le Père Jean-Baptiste Du Tertre :

« Le premier soin des gouverneurs fut de chercher un endroit confortable pour s'installer. À cet effet, ils parcoururent toute la côte et après beaucoup d'efforts, ils s'arrêtèrent par malheur à l'endroit le plus ingrat de toute l'île ... »

Les premiers mois furent très difficiles pour ces premiers émigrants. Victimes de la maladie et du manque de nourriture, nombre d'entre eux ne survécurent pas. Les survivants décidèrent de s'installer dans le sud de l'île du côté de l'actuel Vieux-Fort. Ils reçurent alors l'aide des habitants ainsi que le confirme Oruno D. Lara (en) :

« ... Nous les voyons abattant les arbres ensemble, ensemençant des terres, faisant des canots, et pêchant tortues et lamantins... »

Malgré cela, Charles Liénard, sieur de L'Olive, contre l'avis de du Plessis, décide de déclarer la guerre aux indiens Caraïbes (qualifiés de sauvages) pour leur prendre vivres et femmes.

« Madeleine Huguet, Etienne Huguet, sieur de Bussy et Louis Huguet étaient les enfants de M. François Huguet, sergent royal en l'élection de Chinon, et de Françoise Chamaillard. Il est probable que la mère de Charles Liénard de L'Olive, Françoise Boynard, était veuve de Nn Chamaillard quand elle se maria à Pierre Liénard, sieur de L'Olive, et qu'elle avait de son premier mariage une fille, Françoise Chamaillart, qui épousa M. François Huguet; c'est ainsi que les enfants Huguet étaient les neveux de M. de L'Olive. Cette parenté est affirmée de la façon la plus précise par le mémoire de 1727. »

(Il s'agit d'un mémoire dressé à cette date, à fin d'anoblissement, par la famille Platelet de Lagrange, descendante de Guillaume Dorange).

(source GHC)

Mémoire / PostéritéModifier

À Paris dans le 18e arrondissement, quartier de la Chapelle, une rue L'Olive honorait depuis 1875 le colonisateur de la Guadeloupe. Le , le Conseil de Paris décida officiellement de dénommer la voie rue de l'Olive afin d’effacer la référence coloniale[4],[5].

Le Clos de l'Olive, vin de Chinon, porte son nom[6],[7].

RéférenceModifier

Article connexeModifier