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Charles Gabriel Le Bègue, comte de Germiny, né le à Cliponville et mort le au château de Motteville, est un financier et homme politique français. Il fut ministre des finances et gouverneur de la Banque de France.

Sommaire

BiographieModifier

Fils du comte Henri-Charles Le Bègue de Germiny, qui fut député, préfet et pair de France, il entra au Conseil d'État et fut nommé maître des requêtes en 1832. En 1840, son beau-père, Georges Humann, nouveau ministre des Finances, le prend comme chef de cabinet. Deux ans plus tard, il fut nommé receveur général de Saône-et-Loire, puis préfet de Seine-et-Marne, conseiller-maître à la Cour des comptes et receveur général des finances à Rouen.

Il prit part à la création du Comptoir d'Escompte, devient Régent de la Banque de France en 1850 et fut nommé ministre des Finances le , dans le gouvernement du Petit ministère, mais il donna sa démission le . En 1854, il est nommé gouverneur du Crédit foncier, puis de la Banque de France en 1857. En 1858, il s'oppose au rasage de la Galerie dorée, alors en mauvais état.

Commandeur du 11 avril 1851, il est promu grand officier de la Légion d'honneur par décret du 16 août 1860 [1].

En 1863, il est nommé sénateur et quitte ainsi son poste à la Banque de France.

Il fut président de la Compagnie immobilière et administrateur de plusieurs sociétés financières, dont les Fonderies et forges d'Alès, de la Compagnie de Paris à Orléans de 1842 à 1849 et des Nationales (1851). Cofondateur de la Société des houillères et fonderies de l'Aveyron, il remplace les Pereire dans diverses sociétés, dont la Banque impériale ottomane.

Il était membre du Cercle des chemins de fer et du Jockey Club.

Vie familialeModifier

Article connexe : Famille Le Bègue de Germiny.

En 1825, il épouse Marie-Louise-Elisabeth Humann, fille du ministre des Finances Georges Humann. Ils eurent :

Notes et référencesModifier

SourcesModifier

Liens externesModifier