Ouvrir le menu principal

Charles Gosselin (peintre)

peintre français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Charles Gosselin et Charles Gosselin (éditeur).
Charles Gosselin
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 59 ans)
VersaillesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Mère
Rose Gosselin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Charles Gosselin est un peintre et un conservateur de musée français, né le [1] à Paris, 10e, mort le à Versailles.

BiographieModifier

Issu d'une vieille famille de l'Eure[2], Charles Gosselin porte le même prénom que son père, Charles Gosselin, célèbre éditeur d'Honoré de Balzac, de Walter Scott et des grands romantiques français comme Alphonse de Lamartine et Alfred de Vigny[3]. Sa mère, Rose Mame, est issue d'une dynastie d'imprimeurs et éditeurs.

Il devient peintre et pratique essentiellement le paysage. Exposant régulièrement au Salon, il semble avoir une certaine renommée puisque c'est lui qui recommande — en le présentant comme son élève — le jeune Louis Valtat en 1886, lors de sa candidature à l'École des beaux-arts de Paris[4].

Gérald Schurr répertorie Charles Gosselin dans son Dictionnaire des petits maîtres de la peinture et note ses « empâtements touffus »[5]. À sa mort en 1892, la rubrique nécrologique de la Gazette anecdotique, littéraire, artistique et bibliographique (1892) précise, avant même d'indiquer sa fonction de conservateur, qu'il s'agit d'un « paysagiste distingué ».

Charles Gosselin succède en effet en 1882 à Louis Clément de Ris, conservateur du château de Versailles.

Il ne semble pas que le travail de conservation ait particulièrement intéressé l'artiste peintre. Disposant de peu de fonds, sans grande initiative, Charles Gosselin, explique Le Correspondant dans un article de 1922, « s'accommodait de ce calme plat ». Le [6], il voit arriver à Versailles un jeune attaché, Pierre de Nolhac, auquel il recommande : « Pas de zèle, jeune homme ; écrivez des livres sur Versailles[7]. »

De son côté, Pierre de Nolhac raconte ses entretiens avec Charles Gosselin en ces termes : « Je venais de Paris trois fois par semaine et, après une courte promenade, écoutais docilement les instructions du conservateur, le peintre Charles Gosselin. Ce Parisien cultivé, homme d'esprit, se jugeait en exil à Versailles[8]. »

Le disparaît Charles Gosselin, premier conservateur de Versailles à porter le titre de « conservateur des musées nationaux de Versailles et des Trianons[9] ». Pierre de Nolhac lui succède.

Collections publiquesModifier

Notes et référencesModifier

  1. L'acte de naissance reconstitué, visible sur le site des archives de Paris, est du 26 janvier 1833. Cette date est confirmée dans l'acte de décès, visible sur le site des archives départementales des Yvelines. Elle est indiquée trois fois dans les documents du dossier de la Légion d'honneur de Charles Gosselin, qui comportent un extrait d'acte de naissance de Gosselin, et qui sont visibles sur le site Léonore. Le Dictionnaire Bénézit, troisième édition, Gründ, 1976, p. 125, indique par erreur « 26 janvier 1834 ».
  2. Collectif, Les noms de famille de l'Eure, Archives et Culture, , 320 p. (ISBN 978-2350771236)
  3. Nicole Felkay, Balzac et ses éditeurs, 1822-1837, Cercle de la librairie, , 381 p. (ISBN 978-2903181628), p. 335
  4. Philippe Piguet, « Louis Valtat - Un fauve en liberté », L'Œil, no 633,‎ (lire en ligne)
  5. Gérald Schurr et Pierre Cabanne, Dictionnaire des petits maîtres de la peinture (1820-1920), Éditions de l'Amateur, , 1328 p. (ISBN 978-2859173784), p. 38
  6. Catherine Gendre, Isabelle Krzywkowski, Véronique Léonard-Roques et Anne-Sophie Monglon, Versailles : Vie artistique, littéraire et mondaine, 1889-1939, Somogy, , 184 p. (ISBN 978-2850566905), p. 9
  7. Gérard Sabatier, Versailles ou la figure du roi, Albin Michel, , 701 p. (ISBN 978-2226104724)
  8. Pierre de Nolhac, La résurrection de Versailles : souvenirs d'un conservateur, 1887-1920, Perrin, 2002 (réédition), 250 p. (ISBN 978-2262019839), p. 10
  9. Nouvelles archives de l'art français, Nécrologie, vol. 11, Société de l'histoire de l'art français - F. de Nobele, , p. 44
  10. « Bûcherons », notice no 000PE019229, base Joconde, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier