Charles Eisenmann

juriste français
Charles Eisenmann
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Charles Eisenmann est un universitaire français, né le à Dijon[1] et mort en 1980. Il est notamment connu pour avoir été un disciple du juriste autrichien Hans Kelsen, et le traducteur de son ouvrage majeur Théorie pure du droit.

BiographieModifier

Charles Eisenmann est le fils de l'universitaire Louis Eisenmann, spécialiste de l'Empire austro-hongrois à la Sorbonne[2].

En 1923, il est licencié en philosophie et en droit. En 1928, il soutient une thèse de doctorat intitulée La justice constitutionnelle et la Haute Cour constitutionnelle d’Autriche[3]. En 1930, il est agrégé des facultés de droit (section de droit public). Il devient chargé de cours à la faculté de droit de Caen, puis de 1931 à 1939 et de 1945 à 1948, professeur à la faculté de droit et de sciences politiques de Strasbourg. Il est ensuite professeur à la faculté de droit de Paris pour finir, à la suite de la réforme de 1968, à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne jusqu'en 1973.

De 1960 à 1964, il est président de la Fédération nationale des syndicats autonomes de l’enseignement supérieur et de la recherche (FNSAESR).

ŒuvresModifier

LivresModifier

  • Charles Eisenmann, Actes du congrès Montesquieu, Bordeaux, Imprimeries Delmas, , « Le système constitutionnel de Montesquieu et le temps présent », p. 241-248
  • Charles Eisenmann, Actualité du contrôle juridictionnel des lois, Bruxelles, Bruylant, , « Le contrôle juridictionnel des lois en France », p. 71-95
  • Charles Eisenmann, Le droit naturel, Paris, Presses Universitaires de France, , « Le juriste et le droit naturel », p. 212-213
  • Charles Eisenmann (préf. Hans Kelsen, Georges Vedel), La justice constitutionnelle et la haute Cour constitutionnelle d’Autriche, Paris, Economica, coll. « Collection Droit public positif », , 383 p. (ISBN 2-7178-1210-5)

ArticlesModifier

  • Charles Eisenmann, « Dix ans d'histoire constitutionnelle autrichienne (1918-1928) », Revue du droit public,‎ , p. 54-75
  • Charles Eisenmann, « Droit public, droit privé », Revue du droit public, vol. LXVIII,‎ , p. 903-979
  • Charles Eisenmann, « Napoléon, précurseur de l'encadrement totalitaire de la nation », Politique, no 35,‎ , p. 520-531
  • Charles Eisenmann, « Napoléon, précurseur de la dictature idéologique », Politique, no 28,‎ , p. 781-797

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier