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Charles Doudelet

graveur belge
Charles Doudelet
Naissance
Décès
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GandVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Charles Doudelet, né le à Lille et mort le à Gand, est un artiste peintre, illustrateur, graveur et scénographe belge, proche du courant Art nouveau.

BiographieModifier

 
Gravure sur bois pour Douze chansons (I).
 
Gravure sur bois pour Douze chansons (II).

Durant sa jeunesse, ses parents déménagent à Gand, où il suit des études d'art plutôt académiques. À Anvers, il suit des cours auprès de Constantin Meunier. Il fréquente quelque peu le Groupe des XX.

Dans les années 1890, il est séduit par le courant symboliste et se lance dans la production de gravures sur bois. Il rencontre en 1892 Maurice Maeterlinck, qui lui demande d'illustrer certains de ses ouvrages. Le poète et dramaturge lui demande plus tard de confectionner les décors de L'Oiseau bleu (1908).

Doudelet collabore à de nombreux périodiques illustrés comme L'Estampe moderne, la Revue blanche, Le Réveil, Mercure de France, Pan, L'Idée libre artistique littéraire sociale (1901), L'Eroica, Nuovo Convito, De Vlaamsche School, L'Art flamand et hollandais, revue mensuelle illustrée — ses gravures et ornementations, d'un style Art nouveau, y sont appréciées.

En 1900, alors qu'il travaille étroitement avec l'éditeur anversois J. E. Buschmann[1], le ministère des Beaux-Arts, à Bruxelles, lui commande une vaste étude sur l'histoire du livre. Il s'exécute et voyage pour cela dans toute l'Europe, visitant la plupart des musées, les grandes bibliothèques et réserves de livres précieux. En Italie, il est séduit par la ville de Florence et décide de s'y installer : c'est là qu'il rencontre Giuseppe Prezzolini et Giovanni Papini, les fondateurs de la revue Leonardo avec laquelle il collabore. Il part ensuite s'installer à Livourne, et fréquente à ses débuts le tout nouveau Caffè Bardi : il se lie d'amitié avec Gabriele Gabrielli, Benvenuto Benvenuti, Renato Natali et Gino Romiti, qui forment le « Gruppo Labronico », une société de d'artistes livournais très active, connue d'Amedeo Modigliani. Doudelet, proche des idées et de l'esthétique de Joséphin Peladan, sert de lien avec le mouvement Rose-Croix esthétique[2],[3].

En 1922, il expose à la Biennale de Venise, puis quitte l'Italie en 1924.

De retour à Gand, il doit reconquérir une partie de sa notoriété perdue. Il parvient à trouver un poste d'enseignant en arts plastiques à l'École supérieure des arts Saint-Luc.

Sa fille ainée, Maria Cadira De Baets-Doudelet, qui a constitué un fonds en hommage à son père.

Ouvrages illustrésModifier

 
Page de titre du Beatrys, publié par Buschmann à Anvers en 1901 (Gallica).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • « De la forme du temple et de la décoration monumentale » par Ch. Doudelet, in L'Idée libre, Bruxelles, 1901, T. 2, pages 284-296.
  • « Charles Doudelet » par Frédéric de Smet, in Gand artistique, mars 1923, 3, pages 61–70.
  • Sabine Leten, « Charles Doudelet illustrateur », Mémoire de licence, Bruxelles, Université Libre Bruxelles, 1978-1979.
  • (en) « DOUDELET, Charles or Karel (1861-1938), Painter, engraver, illustrator, graphic designer », notice du Dictionnaire Bénézit, lire en ligne, (ISBN 9780199899913)

Notes et référencesModifier

  1. (nl) Article « J.E Buschmann », en ligne.
  2. Francesca Cagianelli, Charles Doudelet pittore incisore e critico d’arte. Dal Leonardo a l’Eroica, Florence, Casa editrice Leo S.Olschki, 2009.
  3. Alice Barontini, Livorno 900: La grafica dei Maestri, da Cappiello a Natali, Benvenuti & Cavaciocchi editore, 2010.

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