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Charles Delezenne

mathématicien, physicien, chimiste, inventeur et enseignant français
Charles Delezenne
Description de cette image, également commentée ci-après
Charles Delezenne, sur la façade de l'Institut de Physique de Lille.
Naissance
Lille (France)
Décès (à 89 ans)
Lille (France)
Nationalité Français
Domaines Physique
Institutions Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille
Diplôme baccalauréat ès sciences le 11 juin 1813
Renommé pour enseignement de la physique, modélisation mathématique de la propagation des ondes acoustiques (cordes vibrantes)
Distinctions chevalier de la Légion d'honneur

Compléments

Membre de l'Institut

Charles Édouard Joseph Delezenne est né au dernier quart du XVIIIe siècle (1776), peu avant la Révolution française.

Mathématicien, physicien, chimiste, inventeur et surtout enseignant, membre de l'Institut (Académie des sciences) à partir de 1855, il fut aussi un membre éminent de la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille (à partir de 1806). Cette société savante a conservé trace de ses travaux sur la l'optique, l'acoustique, l'électricité, l'électromagnétisme, mais aussi sur la météorologie et l'aréométrie (mesure de la densité de liquides et/ou de solides). On se souvient de lui dans le nord de la France, et tout particulièrement à Lille comme ayant été le premier promoteur de l'enseignement de la physique et de la chimie[1].

Sommaire

BiographieModifier

 
Buste et cadre

Fils d'un petit mercier de Lille, Charles Delezenne se passionne pour l'étude des mathématiques et de la physique qu'il apprend à Paris, presque en autodidacte, faute de trouver les professeurs qu'il souhaiterait. Ces deux sciences et leur enseignement l'occuperont toute sa vie durant.

Quand Napoléon, premier Consul, décide de réformer l'instruction publique, Charles Delezenne est désigné par Sylvestre-François Lacroix comme professeur dans l'école fondé par Mme Campan à Saint-Germain-en-Laye où il enseigne notamment aux enfants des Beauharnais et des Napoléon (le jeune Beauharnais et Jérôme Bonaparte). L'histoire ne semble pas avoir retenu ce qui a motivé son départ de ce poste pour celui de professeur dans un lycée de Paris en 1803).

Le roi de Westphalie l'invite à enseigner en son pays, mais Delezenne décline cette invitation pour se consacrer en France à l'enseignement.
En 1803, il est « maître de mathématiques » dans un des lycées de Paris ; en 1805, il rentre remplacer à Lille, dans l'école secondaire communale, rue des Arts (Lille), le professeur Testelin[2] qui y détenait la chaire de Mathématique. Delezenne y restera jusqu'en 1836, année de sa retraite.

En 1817 il avait ouvert pour le compte de la municipalité (bien avant la création d'une Faculté des Sciences qui ne verra jour qu'en 1854), un cours public de physique, financé par la mairie. Delezenne y a assuré ce cours durant 31 ans (jusqu'en 1848).

En 1823 - alors que les départements du Nord et du Pas-de-Calais sont en plein développement industriel - la municipalité lilloise a ouvert à la demande de Delezenne, une chaire de chimie appliquée aux arts industriels. Comme titulaire de la chaire, Delezenne a été chercher un certain Charles-Frédéric Kuhlmann alors âgé de 20 ans dans les laboratoires de son ami Vauquelin[3]. Kulhmann fera ensuite une brillante carrière industrielle, de chercheur et enseignant dans le Nord de la France[4].

ŒuvresModifier

InventionsModifier

Il a inventé divers instruments scientifiques simples, dont

  • des piles sèches,
  • un polariscope (nommé Analyseur-Delezenne dans certains traités de physique),
  • un stéphanoscope permettant d'observer les couronnes solaires quand le soleil est légèrement voilé.

OuvragesModifier

Ouvrages de Charles Delezenne à la Bibliothèque nationale de France[5] :

  • Mémoire sur les valeurs numériques des notes de la gamme, par M. Delezenne. 16 mars 1827, imprimerie L. Danel, grande place à Lille.
  • Analyse de l'ouvrage de M. le Bon de Prony,... sur le calcul des intervalles musicaux (20 septembre 1833), par M. Delezenne.
  • Rapport de la commission chargée de recueillir les observations météorologiques, par M. Delezenne
  • Notions élémentaires sur les phénomènes d'induction (par C. Delezenne) 1845
  • Additions aux notions élémentaires sur les phénomènes d'induction, par M. Delezenne ,1848
  • Sur les Principes fondamentaux de la musique, par M. Delezenne, séance du 1er décembre 1848
  • Acoustique. Sur la formule de la corde vibrante, par M. Delezenne, 1851
  • Expériences et observations sur le Ré de la gamme, par M. Delezenne, 1852
  • Considérations sur l'acoustique musicale, par M. Delezenne, Séance du 3 août 1853
  • Expériences et observations sur les cordes des instruments à archet, par M. Delezenne,1853
  • Sur la Transposition, par M. Delezenne,1853
  • Note sur le ton des orchestres et des orgues, par M. Delezenne, 1854
  • Note sur le ton des orchestres et des orgues, par M. Delezenne (Séance [de la Société des sciences de Lille] du 1er septembre 1854.)
  • Considérations sur l'acoustique musicale, par M. Delezenne,1855
  • Sur la constitution et la suspension des nuages, par M. Delezenne,1856
  • Table de logarithmes acoustiques, depuis 1 jusqu'à 1200, précédée d'une instruction élémentaire, par M. Delezenne, 1857
  • Note sur l'éclairage à l'huile de colza, par M. Delezenne,1858
  • Les Pigeons voyageurs, par M. Delezenne,1862

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. édition de 1868 l'annuaire statistique du Nord
  2. Louis Stanislas Testelin est né le 21 septembre 1779 et est décédé accidentellement à 25 ans dans un éboulement d'une voûte à Lille, le 1er fructidor an XIII, est professeur de mathématiques à l'École centrale de Lille puis au collège de Lille rue des Arts, est l'oncle d'Achille Testelin - Eugène Debièvre, Notes sur l'histoire de l'aérostation dans la région du Nord de la France (1783 à 1851), Lille, Paris Revue du Nord, Lille Gustave Leleu, , p. 47
  3. Professeur de chimie au Muséum et à la Faculté de Médecine de Paris et membre de l’Institut
  4. Page de l'Association de Solidarité des Anciens de l'Université des Sciences et Technologies de Lille (ASA-USTL) consacrée à Kuhlmann
  5. (notice BnF no FRBNF30317275)
  6. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, Volume 64, Numéros 1-13, publiés avec le concours du CNRS par MM. les secrétaires perpétuels - CRAS 1867

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • machine à double cerceau;
  • Page de l'Association de Solidarité des Anciens de l'Université des Sciences et Technologies de Lille (ASA-USTL)