Charles Cartier-Bresson

industriel et collectionneur d'art français
Charles Cartier-Bresson
Portrait de Charles Cartier-Bresson.jpg
Portrait de Charles Cartier-Bresson, Jean-Matthias Schiff, conservée au musée des Beaux-Arts de Nancy
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
NancyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Parentèle
Henri Cartier-Bresson (grand-oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions

Charles Cartier-Bresson ( à Paris- à Nancy) est un industriel du textile et collectionneur d'art français, spécialisé notamment dans les œuvres en provenance du Japon[1]. Il est le grand oncle du célèbre photographe Henri Cartier-Bresson.

BiographieModifier

Arrivé en Lorraine en 1872, il s'installe à Celles-sur-Plaine dans les Vosges afin de développer une filature dans le cadre d'une entreprise familiale avec ses deux frères[2]. Il devient maire de la ville en 1884, et le restera jusqu'à sa mort, bien qu'il s'installe à Nancy dès 1890. Il fait relier Celles-sur-Plaine au chemin de fer, y installe une importante usine et développe des ateliers dans les villages environnants[3]. Pendant la première guerre mondiale, il accueille les allemands lors de leur entrée dans la ville pour protéger la population. Il est par la suite pris en otage et menacé de mort[3].

L'entreprise Cartier-Bresson fusionne en 1925 avec la société Thiriez.

Il fréquente activement le milieu artistique local, notamment Roger Marx et René Wiener et adhère à la société d'archéologie Lorraine.

Il est autorisé à porter le nom Cartier-Bresson en 1897.[réf. nécessaire]

Collection Cartier-BressonModifier

Il commence en 1889, au contact de son beau-frère Paul Brenot, une collection d'objets d'extrême-orient, fréquentant les salles de ventes de Paris auprès de Edmond de Goncourt et Philippe Burty ; celle-ci comporte 1744 objets à sa mort[4].

Une partie de sa collection a été léguée au musée des beaux-arts de Nancy en 1936[5]. Exposées jusqu'en 1939, elles sont ensuite mises en réserves pendant la Seconde Guerre mondiale; dévalorisées dans la seconde partie du XXe siècle, elle manque d'être vendue dans les années 1970[6]. Cette collection fait l'objet d'une exposition temporaire en 2011, Un goût d'Extrême-Orient, qui est pour le musée l'occasion d'effectuer quelques restaurations et de profiter de la nouvelle muséographie pour inclure des pièces de cette collection dans l'exposition permanente[5],[4].

Récompenses et distinctionsModifier

RéférencesModifier

  1. Veronique Bouruet-Aubertot, « Charles Cartier-Bresson et l'Orient », sur www.connaissancedesarts.com,
  2. Ville de Nancy, « Un goût d’Extrême-Orient. Collection Charles Cartier-Bresson », sur Site Internet de la Ville de Nancy (consulté le 28 juin 2019)
  3. a et b « Un maire pendant la guerre : Charles CARTIER-BRESSON | Communauté de communes des Vallées du Cristal - Baccarat », sur ccvc54.fr (consulté le 28 juin 2019)
  4. a et b Dossier de l'art, no 202 « Le musée des beaux-arts de Nancy : nouveau parcours des collections »,  
  5. a et b 20 ans! Dans les coulisses du Museé des Beaux-Arts de Nancy., Gand/Nancy, Snoeck Ducaju & Zoon, , 295 p. (ISBN 978-94-6161-526-8 et 9461615264, OCLC 1089218055, lire en ligne)
  6. « Un « Goût d’Extrême Orient » revit à Nancy », sur www.republicain-lorrain.fr (consulté le 28 juin 2019)
  7. « Cote LH/438/49 », base Léonore, ministère français de la Culture

BibliographieModifier