Charles de La Roncière

historien et bibliothécaire français

Charles de La Roncière (né le à Nantes et mort le à Gourin (Morbihan)) est un historien et bibliothécaire français.

Il a activement contribué au renouveau de l’histoire maritime en France[1].

BiographieModifier

La famille Bourel de La Roncière est une ancienne famille bretonne connue à Saint-Brieuc depuis le XVIIe siècle. Félix Pierre Clair Bourel de La Roncière (né en 1739) fut syndic général de la Terre-Sainte du diocèse de Saint-Brieuc[2].

Charles-Germain-Marie Bourel de La Roncière nait à Nantes (Loire-Atlantique), le 24 octobre 1870[3]. Il sort major de l'École des chartes dans la promotion de 1892 avec une thèse sur la marine de Louis XI. Il devient ensuite pensionnaire de l’École française de Rome. À son retour en 1894, il entre à la Bibliothèque nationale où il sert pendant quarante-cinq ans, au département des manuscrits d’abord, puis aux cartes et plans à partir de juillet 1909 et enfin aux imprimés à partir de novembre 1910[3]. Sa femme meurt en juin 1904, à l'âge de 27 ans, et est inhumée au cimetière du Père-Lachaise[4].

Membre de l’Académie de marine, il la préside à partir de 1930[3]. Membre du Comité des travaux historiques et scientifiques (section de géographie), vice-président de la Société d'histoire des colonies, membre du comité central de la Société de géographie, il obtient à trois reprises le grand prix Gobert de l’Académie française pour ses travaux d’histoire maritime[3]. Retraité en juillet 1939, La Roncière meurt à Gourin (Morbihan) le 15 juin 1941 et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (4e division).

Gendre de Maurice Raynaud, puis de Paul Huet (1847-1924), il est le père d'Arthur de La Roncière, en religion ; de Jean de La Roncière, polytechnicien, prisonnier de l'Oflag XVII-A ; d'Yves de La Roncière, en religion ; de François-Xavier de La Roncière, polytechnicien, mort pour la France en 1940 ; d'Anne-Marie de La Roncière, épouse du colonel Jean Martini ; de Monique de La Roncière, conservateur à la Société de géographie et à la Bibliothèque nationale de France ; de Michel de La Roncière, saint-cyrien, colonel de cavalerie.

TravauxModifier

 
Les registres d'Alexandre IV, 1902

Son œuvre marque en France le renouveau des études d’histoire de la marine fort négligées pendant plusieurs décennies[3]. Outre le Catalogue des 500 de Colbert à la Bibliothèque nationale, et celui des manuscrits des bibliothèques de la marine, on lui doit des biographies ; Jacques Cartier et la découverte de la Nouvelle-France (1931), Valbelle (1935), Bougainville (publié post-mortem en 1942) ; des travaux d’histoire coloniale : Une épopée canadienne (1930), Nègres et négriers (1933), Au fil du Mississippi (1935), une Histoire de la découverte de la Terre (1938) et des centaines d’articles consacrés à l’histoire de la marine et à celle de la géographie[3].

Son travail le plus célèbre reste son Histoire de la marine française des origines à 1715 en 6 volumes publiée de 1899 à 1932[3]. Cette œuvre « demeure irremplacée » (Michel Vergé-Franceschi)[1]. Elle est poursuivie par Georges Lacour-Gayet, autre grand historien maritime qui publie une Histoire de la marine de Louis XV et une Histoire de la marine de Louis XVI permettant de couvrir la période allant de 1715 à 1789[1].

Autres travaux
  • Les registres d'Alexandre IV, vol. 1, Paris, A. Fontemoing, (lire en ligne)
  • Mémoires de Philippe Prévost de Beaulieu-Persac, capitaine de vaisseau (1608-1610 et 1627), Paris, Librairie Renouard, (lire en ligne)
  • Ce qu'ont fait en Amérique les Français depuis sa découverte jusqu'au percement de l'Isthme de Panama, Paris, Typographie Plon-Nourrit et Cie, (lire en ligne)
  • Un tricentenaire. Un grand ministre de la marine, Colbert, Paris, Plon-Nourit et Cie imprimeurs-éditeurs, (lire en ligne)

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Vergé-Franceschi 2002, p. 841.
  2. Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire-Français, 2012, p. 148
  3. a b c d e f et g Taillemite 2002, p. 305-306.
  4. Le Figaro du , p. 2.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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Liens externesModifier

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