Charles-Albert Gerbais de Sonnaz

diplomate, Sénateur du royaume d'Italie

Charles-Albert Gerbais de Sonnaz (en italien Carlo Alberto Gerbaix de Sonnaz), né le à Nice (alors province de Nice du royaume de Sardaigne) et mort le à Rome, est un diplomate et homme politique italien. Membre de la branche cadette de la famille noble, d'origine savoyarde, Gerbais de Sonnaz, il porte le titre de comte.

Il ne doit pas être confondu avec son parent, issu de la branche aînée, le comte Charles Albert Aimé de Gerbais de Sonnaz (1847-....)[1].

BiographieModifier

FamilleModifier

Charles-Albert Gerbais de Sonnaz est né le [2],[3], à Nice[4]. Il est le fils du général comte Hector Gerbaix de Sonnaz, ancien sénateur du Royaume de Sardaigne, et de Maria Teresa Gallone[2],[3],[4]. Il a deux frères, Joseph (Giuseppe) (1828-1905) et Janus (1845-....)[2]. Joseph (Giuseppe) embrassera une carrière militaire et sera sénateur du Royaume d'Italie.

Il est le filleul du roi Charles-Albert de Sardaigne[5].

Il se marie, au mois d'octobre 1898, avec Maria Avogadro di Collobiano[3]. L'union est sans postérité[3]. Le site du Sénat de la République (Italie)senato.it indique comme épouse Leonia de Canchaux[6].

Carrière diplomatiqueModifier

Charles-Albert Gerbais de Sonnaz est attaché de légation à Turin (1859)[3], puis premier secrétaire à Bruxelles (1869)[3].

Il est agent diplomatique à Sofia (Bulgarie), au cours de la période allant de 1884 à 1893[3]. Au cours de cette mission, il devient ministre plénipotentiaire de deuxième classe le [6]. Les titres de comte de Sonnaz, baron d'Aranthon, seigneur d'Habères, St. Romain et Vernaz lui sont reconnus par décret ministériel du [6]. Il poursuit sa carrière à La Haye (Pays-Bas), le [6]. Il devient envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de première classe à Lisbonne (Portugal), le , puis à Bruxelles (Belgique), le [3],[6].

Son origine et sa carrière lui vallent d'être nommé sénateur, le [6].

Un noble éruditModifier

Le comte de Gerbaix de Sonnaz a également une activité d'érudit. Il est membre de plusieurs sociétés savantes dont la Società geografica italiana (1898)[6], de la société de géographie de Lisbonne, membre correspondant de la Deputazione di Storia Patria (it) de Turin, de la Commission héraldique du Piémont, de l'Académie chablaisienne[3]. Il est élu le à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, avec pour titre académique Effectif (titulaire)[7]. Il est par ailleurs président de l'Associazione fra oriundi Savoiardi e Nizzardi italiani pour laquelle il publie de nombreux articles[3].

Charles-Albert Gerbais de Sonnaz meurt le [3], à Rome[5]. Il est le dernier représentant de la branche cadette dite d'Habères[4].

OuvragesModifier

  • Deux Mémoires sur le projet d'union de la Savoie au Corps helvétique (1792-1796) par Carlo-Alberto Gerbaix de Sonnaz (Fert. Tome I;fasc 3. 1913).
  • Studi storici sul Contado di Savoia e Marchesato in Italia. 1884-1902. Torino. Roux e Viarengo. Editorici.

DécorationsModifier

La carrière de diplomate de Charles-Albert Gerbais de Sonnaz lui a permis de devenir officier de plusieurs ordres[2],[3],[6] :

Voir aussiModifier

FondsModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, vol. IV, Paris, Éditions héraldiques, (lire en ligne [PDF]), p. 143.
  2. a b c et d Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 3, Grenoble, Allier Frères, , 490 p. (lire en ligne), p. 105.
  3. a b c d e f g h i j k et l Devos, 1986, p. 1.
  4. a b et c Memoires et documents, Volume 55, 1963, p. 7.
  5. a et b Memoires et documents de l'Académie chablaisienne, Volume 53, 1958, p. 70-76.
  6. a b c d e f g et h senato.it, p. 1.
  7. « Etat des Membres de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Savoie depuis sa fondation (1820) jusqu'à 1909 », sur le site de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie et « Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie », sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques - cths.fr (consulté en septembre 2019).