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Charles-Émile Freppel

prélat catholique
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Charles-Émile Freppel
Image illustrative de l’article Charles-Émile Freppel
Charles-Émile Freppel.
Biographie
Naissance
à Obernai (Bas-Rhin)
Ordination sacerdotale
Décès (à 64 ans)
à Angers (Maine-et-Loire)
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par Mgr Ferdinand-François-Auguste Donnet
Dernier titre ou fonction Évêque d'Angers
Évêque d'Angers
Autres fonctions
Fonction laïque
Député du Finistère

Blason
Sponte favos œgre spicula
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Charles-Émile Freppel, né à Obernai (Bas-Rhin) le et mort à Angers le , fut évêque d'Angers et député du Finistère à l'Assemblée nationale. Il est le fondateur de l'Université catholique de l'Ouest.

BiographieModifier

Période alsacienne (1827-1851)Modifier

Il est le fils de François Xavier Freppel, greffier du juge de paix à Obernai et de Marie Françoise Elisabeth Schlosser, fille de notaire. Son père est originaire de Breitenbach dans le Val-de-Villé ; sa mère de Blienschwiller. Après avoir fait des études au Grand Séminaire de Strasbourg, il fut ordonné prêtre en 1849. Professeur d'histoire au petit séminaire saint Louis de Strasbourg, il monte à Paris pour un premier séjour, repéré par l'abbé Cruice, alors directeur de l'école des Carmes suite à des lettres de défense de Maret contre Bonnetty parues dans les Annales de philosophie chrétienne. Il enseigne la philosophie à l'école des Carmes, période durant laquelle il se lie avec Henri Lacordaire. Il est alors rappelé à Strasbourg par Mgr Raess pour assurer la direction du nouveau collège libre Saint Arbogast.

Période parisienne (1852-1869)Modifier

Il retourne à Paris et devient chapelain de Sainte-Geneviève à Paris en 1852. Dans le même temps il passe ses grades à la faculté de théologie de la Sorbonne (bachelier en théologie en 1853, licencié en 1854, docteur en 1855). Il devint ensuite professeur d'éloquence sacrée à la Sorbonne dès la rentrée de 1855. Il est titularisé par Napoléon III dès 1857.

Il enseigna deux années sur l'éloquence sacrée du XVIIe siècle (notamment Bossuet) puis onze ans sur les Pères de l'Église des premiers siècles (des Pères apostoliques à Arnobe, Commodien et Lactance).

Par ailleurs il prêche souvent dans de nombreuses églises parisiennes. En 1862 il prêche le Carême aux Tuileries devant Napoléon III et l'impératrice Eugénie.

Il devient doyen du chapitre canonial de Sainte-Geneviève (actuel Panthéon).

le concile Vatican I (1869-70)Modifier

Théologien consulteur au concile Vatican I, il fut nommé le à l'évêché d'Angers et sacré évêque pour cet évêché en l'Église Saint-Louis-des-Français le . A partir de ce moment là, il siège parmi les pères conciliaires.

période angevine et parisienne (1870-1891)Modifier

activité épiscopale (1870-1891)Modifier

La grande affaire de son épiscopat reste la création de l'Université Catholique de l'Ouest qui coûta beaucoup d'argent au diocèse.

Comme évêque, en 1876, il excommunia le comte de Falloux pour une question d'immeuble d'église. S'il a été cité comme l'une des sources du nationalisme intégral[1], il était dans les faits foncièrement opposé au nationalisme de son époque.

Économiste, il fut un défenseur du catholicisme social et influença fortement la rédaction de l'Encyclique sociale Rerum Novarum par le pape Léon XIII.

activité de député (1880-1891)Modifier

Après une première tentative à Paris lors des élections législatives complémentaires du (sur la liste de l'Union parisienne de la presse), il fut élu député du Finistère le . Il siégea à droite, dans le groupe monarchiste, et prit une part des plus actives aux débats parlementaires.

Il s'éleva notamment contre l'instruction laïque et étatique qu'il jugeait « inutile, inefficace, et tendant au socialisme d'État », et combattit le rétablissement du divorce. En 1884, les catholiques du diocèse d'Angers lui offrirent une crosse d'honneur, en témoignage de leur admiration pour le courage et l'éloquence avec lesquels il a constamment défendu les droits de l'Église[2].

Il fut réélu député du Finistère, le , et il s'opposa notamment aux poursuites contre le général Boulanger.

Depuis 1921, après le retour de l'Alsace à la France, son cœur repose dans l'église catholique Saints-Pierre-et-Paul d'Obernai, sa ville natale[3].

Décorations françaisesModifier

Charles-Émile Freppel fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1868.

Armes et devise épiscopalesModifier

D'azur, à l'abeille d'or[4].

Sa devise était : « Volontiers son miel, à regret son dard »[5].

Hommages posthumesModifier

 
Statue de Charles-Émile Freppel à Angers.

Huit voies publiques sont nommées d'après lui[6],[7] :

  • la place Monseigneur-Freppel au Pouliguen (Loire-Atlantique) ;
  • la place Monseigneur-Freppel à Lannilis (Finistère) ;
  • la rue Monseigneur-Freppel à Toulon (Var), longeant le Cours Fénelon, une école mariste ;
  • la place Freppel à Angers (Maine-et-Loire), jouxtant la façade méridionale de la cathédrale Saint-Maurice ;
  • la rue Freppel à Lingolsheim (Bas-Rhin) ;
  • le rempart Monseigneur-Freppel à Obernai (Bas-Rhin) ;
  • la rue Freppel à Blienschwiller (Bas-Rhin) ;
  • la rue Freppel à Dambach-la-Ville (Bas-Rhin).

La partie du GR 532 qui longe le Lac Blanc sur la commune d'Orbey (Haut-Rhin) est dénommée "sentier Freppel".

Trois statues :

  • une à Obernai, en bronze, devant l'église Saints-Pierre-et-Paul datant de 1923 ;
  • une à Angers, place Sainte-Croix, en pierre. Elle était initialement en bronze, similaire à celle d'Obernai mais a été prise et fondue par les Allemands pendant l'Occupation[5] ;
  • une au Folgoët (Finistère), du sculpteur Yves Hernot fils datant de 1902.

Une école :

PublicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. [1].
  2. Semaine religieuse du diocèse de Tulle, 15 novembre 1884, no 46, p. 733-735.
  3. Site officiel de la ville d'Obernai.
  4. Comte de Saint Saud, Armorial des prélats français du XIXème siècle, Paris, 1906, H. Daragon, 415p., p. 51. Consultable sur Gallica.
  5. a et b "Tout ce que Mgr Freppel a apporté à Angers", ouestfrance.fr, 15 mars 2015.
  6. Source Google Maps.
  7. « cadastre.gouv.fr »

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Gérard Bedel, Monseigneur Freppel, de la chaire à la tribune, Éditions DEL, 1996.
  • Ernest Hauviller, « Un évêque alsacien : Monseigneur Freppel », in La Vie en Alsace, , no 5, p. 97-106
  • Charles Haegen, Charles Émile Freppel série de 13 articles publiés par L'Ami du peuple, Strasbourg, 2012
  • C. Lebré, art. « Freppel (Charles-Emile) », Catholicisme, t. IV, 1956, col. 1583-1585.
  • Lucien Maurer, « Charles Émile Freppel », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 11, p. 1024
  • Eugène Terrien, Monseigneur Freppel. Sa vie, ses ouvrages, ses œuvres, son influence et son temps d'après des documents inconnus et inédits, 1827-1891, Angers, 1931-1932, 2 vol.
  • Bernard Plongeron (dir.), Catholiques entre monarchie et république : monsieur Freppel en son temps ; 1792 - 1892 - 1992; actes du colloque national de l'Université Catholique de l'Ouest; Angers 23 - , Letouzey et Ané, Paris, 1995 (ISBN 2-7063-0197-X)

Liens externesModifier

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