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Charenton-du-Cher

commune française du département du Cher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Charenton.

Charenton-du-Cher
Charenton-du-Cher
Église de Charenton-du-Cher.
Blason de Charenton-du-Cher
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Canton Dun-sur-Auron
Intercommunalité Communauté de communes du Cœur de France
Maire
Mandat
Pascal Aupy
2014-2020
Code postal 18210
Code commune 18052
Démographie
Gentilé Charentonnais[1]
Population
municipale
1 063 hab. (2016 en diminution de 3,8 % par rapport à 2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 43′ 50″ nord, 2° 38′ 35″ est
Altitude 178 m
Min. 167 m
Max. 253 m
Superficie 47,89 km2
Localisation

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Charenton-du-Cher

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Charenton-du-Cher

Charenton-du-Cher est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

Charenton-du-Cher est un village faisant partie de la région Centre, dans le département du Cher. Chef-lieu de canton, il regroupe 9 communes (Charenton compris). Pour une superficie de 47,89 km2, la cité compte 1 154 habitants. Charenton comprend deux hameaux : Laugère et les Perrons.

Le bourg de 750 habitants s'étire sur la route de Saint-Amand-Montrond à Sancoins et est compris entre la Marmande et l'ancien canal de Berry. La partie centrale du bourg date des époques gallo-romaine (Carento-Magus) et mérovingienne et est limitée par l'ancienne enceinte.

LocalisationModifier

ToponymieModifier

Attestée sous les formes vicaria Carintominse en 818, Carentonium en 1327, du nom propre gaulois Carantus et -ó-magos [2]. Les Gaulois mettaient l'accent tonique sur la dernière voyelle -o- du premier élément : les finales en -ômagos se sont donc transformées en -ômos pour finalement être réduites au simple son -on, -an ou -en.
Le mot gaulois magos a d'abord désigné un simple champ, puis un champ de foire, un marché et enfin le village ou la ville qui se développe autour de ce marché.

HistoireModifier

OriginesModifier

Carento Magus est le nom gaulois de Charenton. Ce toponyme de Magus correspond aux bourgs commerçants établis aux carrefours des grands axes routiers. Magus signifie originellement « champ », puis « marché » et enfin « ville ». Carento pouvant signifier ami, il s'agirait du « champ d'un ami ». Cette appellation est liée à la présence d'une fontaine bénéfique comme à Nerimagus ou à Argentomagus. À l'époque gallo-romaine, Carento-magus relève de l'Aquitaine Première et est situé en territoire des Bituriges sur le chemin reliant Avaricum à Bourbon.

  • 620 : fondation d'une abbaye féminine par saint Chalan, un disciple de Saint Colomban.
  • 819 : siège d'une viguerie carolingienne (Vicaria Carintominsis) selon le cartulaire de saint Sulpice.

Moyen ÂgeModifier

  • Xe siècle : élévation de la motte castrale, (arrivée de la famille de Déols. Ils sont les seigneurs de Charenton de 1005 à 1226 : mais cela est contesté de nos jours).
  • 1055 : donation à l'abbaye du Moutier d'Ahun dans la Creuse, du Prieuré de Drevant par les seigneurs de Charenton
  • 1139 : construction de l'abbatiale Notre-Dame, laquelle sera démontée lors de la Révolution française à partir de 1796.
  • 1150 : fondation de la ville de Saint-Amand-le-Castel et de l'abbaye cistercienne de Noirlac par les seigneurs de Charenton.
  • 1164 : arrêt du pape Alexandre III à Charenton.
  • 1183 : les Brabançons commandés par Curbaran et Raymond Brun envahissent la ville et s'y installent avant d'y être vaincus par les Capuchonnés le 21 juillet lors d'une bataille au nord-est de la cité[3].
  • XIIe siècle : construction de l'église Saint-Martin.
  • 1215 : Renaud II de Montfaucon fonde l'Hôtel-Dieu.
  • 1226 : seigneur de Charenton, Ebbes V (VII), fils de Renaud II et de Mathilde de Charenton, se noie dans l'étang de la Maison Dieu sur Cher qui prend le nom de Noirlac en souvenir de cette tragédie. L'extinction de la branche aînée masculine des Déols-Charenton s'ensuit. La seigneurie charentonnaise comprenait alors les fiefs d'Orval, de Bruère, du castel de Saint-Amand, d'Épineuil et de Meillant.
  • 1242/1250 : le testament de Renaud III (après celui de sa mère Mathilde de Charenton en 1243) provoque l'éclatement de la baronnie entre les familles de Sancerre et de Sully.
  • 1264/1266 : Guillaume de Courtenay-Champignelles échange avec Guillaume Ier de Sancerre les terres de Charenton contre celles de La Ferté-Loupière, à proximité de Courtenay.
  • 1319 : la famille de Challeu (Chaillot - Chaillou) est propriétaire d'une maison dans le « château » de Charenton. Ils bâtiront le château du Creuzet à Coust et le pont de pierre sur la Marmande.

La famille de Sancerre possédera la baronnie de Charenton jusqu'en 1402. La comtesse de Sancerre, Marguerite, † 1418, laissant une descendance dans dauphins d'Auvergne-comtes de Clermont (elle avait épousé le dauphin Béraud II), ses héritiers se disputeront les terres jusqu'en 1454. La seigneurie de Charenton revient alors à Anne de Bueil, dame d'Aubijoux, épouse de Pierre Ier d'Amboise de Chaumont, fille de Jean IV de Bueil et de Marguerite d'Auvergne-Sancerre (fille benjamine de la comtesse Marguerite). L'un de ses fils, le cardinal Georges d'Amboise financera l'embellissement de leur demeure de Meillant ainsi que la réfection de l'abbaye bénédictine féminine à Charenton.

Vicairie et seigneursModifier

Charenton est au IXe siècle une vicairie et forme au XIIe siècle une baronnie comprenant Orval, Bruère, le château fort de Saint-Amand, Épineuil, Vallon, Blet, Ainay, Meillant, et probablement Chalivoy, Neuilly, Sancoins, Sagonne... Il a longtemps été admis que cet ensemble féodal composait l'apanage d'une branche cadette de la très puissante maison des princes de Déols (Déols, Châteauroux), laquelle joua un rôle brillant au Moyen Âge mais dont le rayon d'action se trouvait plus à l'ouest, dans le Bas-Berry (l'Indre). Il semble davantage aujourd'hui que les princes de Charenton ont une origine bourguignonne/nivernaise ou bourbonnaise : les princes de Charenton portent d'ailleurs le nom d'Ebe (le site MedLands indexé plus bas les appelle Ebles), donc pas tout à fait Ebbe(s) comme certains princes de Déols, et surtout on ne trouve pas chez eux le nom de Raoul, un marqueur des Déols qui a forgé le nom de Château-Raoul/Châteauroux. Cela n'empêche pas des liens étroits avec les Déols Agnès de Charenton dame de Meillant, avec Raoul VI de Déols.

Les seigneurs princes de Charenton aux XIIe et XIIIe siècles[4],[5] :

  • Ebe Ier a pour fils Ebe II, père lui-même d'Ebe III (ou V) de Charenton, † après 1161, bienfaiteur de Noirlac en 1150, père de :
    • Agnès de Charenton dame de Meillant, mariée avant 1172 à Raoul VI (ou VII) de Déols-Châteauroux (1148-1176) : leur fille Denise de Déols (1173-1207) assure la succession de Déols et Châteauroux par son mariage en 1189 avec André de Chauvigny ; quant à sa mère Agnès de Charenton, veuve, elle se remarie vers 1176/1182 avec Raoul de Lignières, sire de Cluis-Dessous (du chef d'Agnès sans doute, dont ce pouvait être le douaire puisque Cluis-Dessous est traditionnellement donné comme un fief des Déols ?)
    • Luce de Charenton, femme de Gilles/Gilon III de Sully, † vers 1195 : elle lui transmet Orval, Bruère, St-Amand, Epineuil, Vallon, Blet, Ainay
    • Ebe IV (ou VI), † après 1188/1189 croisé en Terre sainte. La pression des Capétiens se fait de plus en plus forte en Berry depuis la mainmise du roi Philippe Ier sur la vicomté de Bourges en 1101, puis avec la lutte acharnée contre les Plantagenêts rois d'Angleterre et ducs d'Aquitaine (à ce titre, suzerains du Bas-Berry) : ainsi Philippe-Auguste (roi en 1180-1223, mais sacré dès 1179) inaugure son règne par une expédition en Berry en 1179, destinée à punir Ebe IV-VI de Charenton qui s'était mis, sur ses vieux jours, à opprimer les clercs et à s'emparer des biens de l'Église. Fondateur de l'abbaye de Bussière[6]. Marié à une fille — Agnès ou Guiburge ? — d'Archambaud VII de Bourbon, d'où :

Le partage successoral de mai 1250 accorde alors Charenton aux Courtenay-Champignelles, Agnès de Toucy — fille d'Anséric II de Toucy de Bazarnes et d'Agnès de Montfaucon-Charenton qu'on vient d'évoquer — ayant épousé Guillaume Ier de Courtenay-Champignelles (1228-1280 ; dernier fils de Robert et de Mahaut de Mehun).

Au XIVe siècle, Charenton est une possession des maisons de Sancerre puis d'Amboise jusqu'en 1540 (les Sancerre étant aussi seigneurs de Montfaucon, environ de 1329 à 1483) . En effet, un échange entre les Sancerre et les Courtenay-Champignelles fait passer vers 1264/1266 Charenton aux comtes de Sancerre (Louis Ier ci-dessus, époux de Blanche de Courtenay-Champignelles, une sœur de Guillaume Ier de Courtenay : deux des enfants de Robert de Courtenay), les Courtenay obtenant en contrepartie La Ferté-Loupière.

Puis Anne de Bueil-Sancerre dame d'Aubijoux, Charenton, Meillant, Sagonne (1405-1458), fille du comte de Sancerre Jean de Bueil, épouse en 1428 Pierre de Chaumont d'Amboise. Les Chaumont d'Amboise tiendront Charenton jusqu'à Antoinette (1495-1552 ; aussi dame de Chaumont, Meillant, Sagonne, Ravel et Li(g)nières), qui transmet ses fiefs à son mari épousé en 1518, Antoine de La Rochefoucauld-Barbezieux (1471-1537). Leur fils Charles de La Rochefoucauld-Barbezieux (1520-1583) cède Linières, Meillant et Charenton à sa deuxième fille Antoinette de La Rochefoucauld, † 1627, femme en 1577 d'Antoine de Brichanteau marquis de Nangis, amiral de France (1552-1617) : leur arrière-arrière-petite-fille Louise-Madeleine-Thérèse de Brichanteau, † 1713, mariée sans postérité en 1710 à Pierre-François Gorge d'Antraigues, est la dernière dame de Meillant et de Charenton en lignée héréditaire. Voir la succession de la baronnie de Charenton aux Grandes dates historiques ci-dessous et aux articles Brichanteau et Meillant, jusqu'à Armand-Joseph de Béthune duc de Chârost (1738-1800).

Charenton dépendra jusqu'à la Révolution de la châtellenie d'Ainay-le-Château et de l'élection de Saint-Amand. Sa coutume était particulière et fortement influencée par celle du Bourbonnais.

 
Le sarcophage de saint Chalan (VIIe siècle).

L'abbaye royale de Bellavaux de Charenton dédiée à Notre-Dame était une abbaye bénédictine féminine qui à son origine, en 620, avait suivi la règle de saint Colomban. Elle avait, au XVIIIe siècle, le Roi comme collateur et l'archevêque de Bourges pour patron. L'abbaye de Charenton possédait un sarcophage en marbre blanc attribué à saint Chalan[10] (visible au musée du Berry à Bourges).

Les plus anciens vestiges trouvés à Charenton lors des travaux d'adduction d'eau en 1963 sont de l'époque romaine (tégula, monnaie, sols...) et surtout mérovingienne (mobilier, boucles de ceinture, sarcophages, lampe à huile en terre cuite...). Sous l'actuelle place de l'Église, il existe un cimetière daté du haut Moyen Âge.

  • XVIe siècle : Gabrielle de Thianges du Creuzet est prieure de l'abbaye Notre-Dame de Bellavaux de Charenton, sa sœur Euchariste (ca1572 ; ca1686) y est aussi religieuse.
  • 1525 : Georges d'Amboise junior meurt à la bataille de Pavie en Italie. L'héritière Antoinette d'Amboise est l'épouse d'Antoine de La Rochefoucault-Barbezieux qui devient seigneur de Charenton.
  • 1568 : Nicolas de Nicolay, géographe du Roi, décrit la ville dans sa générale description du Bourbonnais comme « petite ville, abbaye de dames et justice, en laquelle voulait anciennement avoir un beau et fort château à présent ruiné. Contient ladite ville 258 feux ».
  • 1570 : M. de Guerchy, capitaine protestant, occupe la ville.
  • 1578 : Antoine de Brichanteau, époux d'Antoinette de La Rochefoucaud (fille de Charles de La Rochefoucauld-Barbezieux, lui-même fils d'Antoine et d'Antoinette de Clermont d'Amboise ci-dessus), devient seigneur de Charenton et de Meillant.

Temps modernesModifier

  • 1651-1652 : durant la Fronde et le siège de Montrond, Charenton est occupé par les troupes royales comprenant plus de 500 cavaliers et chevaux, les pillages sont nombreux. La ville et la campagne avoisinante sont ruinées.
  • 1675-1697 : l'abbesse Renée de Mesgrigny fait faire d'importants travaux de rénovation à l'abbaye avec la construction d'un logis abbatial.
  • 1710 : à la suite de la faillite économique de la famille de Brichanteau, vente par adjudication des terres charentonnaises (Charenton et Meillant) à M. Pierre Gorge d'Entraigues de Roise, dont le fils cadet Pierre-François Gorge d'Antraigues s'est marié sans postérité avec l'héritière Louis-Madeleine-Thérèse de Brichanteau († 1713, dernière dame de Meillant et Charenton en lignée héréditaire), et dont la fille Julie-Christine-Régine Gorge a épousé Paul-François de Béthune-Charost.
  • XVIIIe siècle : le duc de Béthune-Charost Armand-Joseph (1738-1800), fils de François-Joseph (1719-1739), petit-fils du duc Paul-François (1682-1759) et de Julie-Christine-Régine Gorge d'Antraigues, féru d'agronomie et de philanthropie, introduit les béliers mérinos, le tabac, le colza... et développe les forges.

RévolutionModifier

  • 1790 : fondation de la commune de Charenton rattachée au département du Cher, district de Libreval. Charenton quitte le Bourbonnais pour le Berry.
  • Démantèlement de l'abbaye : 1791 vente des biens mobiliers, en août 1792 vente des cloches, en septembre évacuation du couvent par les religieuses, en 1793 martèlement des écussons, en mai vente des biens meubles de l'appartement de l'abbesse, installation du comité de surveillance jusqu'au 10 octobre 1797, en 1794 division en lots de l'enclos abbatial, en 1795 vente de l'enclos abbatial à Pierre Barbarin pour 15 570 francs, en 1817 les pierres brisées provenant de la démolition de l'abbatiale servent à remettre en état les chemins et la butée du pont de pierre.
  • 1805 : premier conseil municipal - Gaston Bouzique est maire et Pierre Alexandre Duliège son adjoint.

XIXe siècleModifier

  • 1825 : installation provisoire d'une prison dans l'ancien logis abbatial.
  • 1826 : percement du canal de Berry.
  • 1836 : organisation des sapeurs-pompiers.
  • 1832 : organisation du bureau de bienfaisance.
  • 1839 : en juillet, décision de la démolition de la porte sud dite « Saint-Priest » prise par le conseil municipal avec alignement de la maison dite « La Verrye » pour élargir l'abord du marché avec échange de terrains et construction d'un mur partant de l'angle du midi de la façade de la maison jusqu'au poirier du jardin.
  • 1840 : percement de la route Angoulême - Nevers, les remparts sont éventrés, le donjon démoli ainsi que la chapelle Notre-Dame-de-Grâce qui sera reconstruite dans le narthex de l'ancienne abbatiale.
  • 1851 : arrivée de la maréchaussée et du bureau de poste.
  • 1858 : installation d'une école dans les locaux du couvent.
  • 1860 : fermeture des forges.
  • 1869 : arrivée du télégraphe.
  • 1891 : le 6 septembre, inauguration du « tacot », chemin de fer économique.

XXe siècleModifier

  • 1900 : la cité est dotée de 13 réverbères allumés d'octobre à mars de 5 h à 10 h et le soir du lundi de Pâques.
  • 1929 : transfert du cimetière à la sortie du bourg, route de Coust.
  • 1938 : fermeture de la tuilerie.
  • 1945 : fermeture du canal de Berry.
  • 1955 : Le canal de Berry est déclassé et aliéné.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1946 1947 Marcel Chacrot   -
octobre 1947 1949 Charles Vincent   -
mars 1949 1952 André Dard   -
juillet 1952 1957 Jean Gaulmier   Professeur et écrivain
mai 1957 1959 Joseph Pehu   -
mars 1959 1995 Pierre Leblanc   -
juin 1995 2000 Guy Morinat   -
mai 2000 En cours
(au 2 avril 2014)
Pascal Aupy DVD Agriculteur, conseiller départemental
Réélu pour le mandat 2014-2020[11]
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2016, la commune comptait 1 063 habitants[Note 1], en diminution de 3,8 % par rapport à 2011 (Cher : -1,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1861 1721 1431 2081 3051 4211 4361 5681 526
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5821 6551 7221 7601 8281 9942 0041 9432 030
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9851 9842 0121 7371 7081 6581 5541 5171 511
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 3821 3721 3711 2921 1541 0961 1141 1171 119
2013 2016 - - - - - - -
1 0951 063-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Un lavoir se situe près de la Marmande et un autre près du canal de Berry.
  • Se trouve aussi l'église Saint-Martin de Charenton-du-Cher qui se situe dans le centre du village.
  • Il existe enfin une chapelle nommée Notre-Dame-de-Grâce, elle se trouve dans le « vieux Charenton » et occupe le narthex de l'ancienne abbaye bénédictine féminine.
  • À voir aussi les restes de l'enceinte fortifiée (mur, fossé, motte castrale, tour de guet, trace de la poterne), quelques vieilles maisons Renaissance, le pont de pierre dit Saint-Priest.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
Taillé: au 1er d'azur à deux crosses adossées d'argent mouvant du trait de partition, au 2e d'argent à trois fasces de gueules[16].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier


AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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BibliographieModifier

  • Archives départementales du Cher - séries H, Q et L
  • Archives communales de Charenton du Cher
  • Bulletins de la société archéologique et historique du Berry
  • Histoire du Berry - Raynal
  • Histoire du Berry - Chaumeau
  • Histoire du Berry - Thomas de la Thomassière
  • Générale description du Bourbonnais - Nicolas de Nicolay
  • Histoire et statistique monumentale du département du Cher - M Buhot de Kersers
  • Le Berry du Xe siècle au milieu du XIIIe - Guy Devailly
  • Dictionnaire toponymique - H Boyer
  • Le diocèse de Bourges - sous la direction de G Devailly
  • Le Culte de la Vierge en Berry - Villepelet
  • L'église de Bourges avant Charlemagne - M de Laugardière