Chapelle Saint-Véran d'Orgon

chapelle située dans les Bouches-du-Rhône, en France

La chapelle Saint-Véran est une chapelle romane en ruines située à Orgon, dans le département français des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Chapelle Saint-Véran d'Orgon
Image illustrative de l’article Chapelle Saint-Véran d'Orgon
Présentation
Culte aucun
Type chapelle
Début de la construction XIIe siècle
Style dominant romane
Protection Logo monument historique Classé MH (1921)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Blason région fr Provence-Alpes-Côte d'Azur.svg Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département
Blason département fr Bouches-du-Rhône.svg
Bouches-du-Rhône
Commune Blason de la ville de Orgon (13).svg Orgon
Coordonnées 43° 47′ 58″ nord, 5° 01′ 26″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Chapelle Saint-Véran d'Orgon
Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône
(Voir situation sur carte : Bouches-du-Rhône)
Chapelle Saint-Véran d'Orgon

LocalisationModifier

La chapelle, entourée de pins, est isolée dans les champs à deux kilomètres au nord-ouest du village.

On y accède par le chemin de Saint-Véran, un chemin de 800 mètres partant de la route D26.

HistoriqueModifier

Élevée en l’honneur de Saint Véran, évêque de Cavaillon, elle fut pillée et démolie par les sarrasins, puis rebâtie au Xe siècle[1]. La chapelle actuelle date du XIIe siècle.

Elle fut démolie par son premier propriétaire après la révolution, ce qui explique son état actuel. Le cabanon accolé a été construit avec les débris du monument. Elle est maintenant la propriété de Mr Eric-Paul Mallet

Elle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [2]

ArchitectureModifier

La chapelle est complètement en ruines : il ne subsiste plus que le chœur, la croisée et le bras droit du transept ainsi qu'une partie de la dernière travée de la nef.

Elle est édifiée en pierre de taille mais les nombreuses réfections et consolidations ont été effectuées en moellon.

Le chœur, voûté en cul de four et percé d'une fenêtre absidiale unique, est orné d'une intéressante corniche combinant, chose assez rare, une double frise de dents de scie sur sa face antérieure et une frise de dents d'engrenage sur sa face inférieure. Sous la corniche se trouve un bas-relief figurant une palmette en éventail dont le motif très stylisé évoque la frise de dents d'engrenage située au-dessus d'elle.

L'arc triomphal, double et légèrement brisé, est surmonté d'une fenêtre. Au piédroit de cet arc triomphal se trouve un remarquable bas-relief figurant deux palmettes opposées.

La croisée du transept est recouverte d'une voûte en berceau légèrement brisé et ornée sur ses faces latérales d'une corniche sculptée.

La corniche du bras droit du transept est ornée d'une frise de tresse surmontée d'une petite frise de dents d'engrenage. À son point de départ, cette corniche s'appuie sur un bloc sculpté orné de rinceaux, de dents de scie.

RéférencesModifier