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Chantier naval de la Baltique

chantiers navals à Saint-Pétersbourg, Russie

Lancement du Pobeda aux chantiers (mai 1900). On peut lire sur la coque le premier nom du navire le nom Балтийский завод.
Cliché pris par la Luftwaffe le 7 juillet 1941 : les chantiers de la Baltique se trouvent en bas de la photo.
Le navire de combat Empereur Paul Ier, sorti des chantiers de la Baltique (1912).
Le premier brise-glace nucléaire russe Arktika (1975).

Les chantiers navals de la Baltique[1] sont parmi les plus vieux chantiers navals de la Russie. Ils se situent à Saint-Pétersbourg sur l'île Vassilievski.

Les chantiers sont spécialisés dans la construction de navires militaires.

La fondation par Carr et MacPherson (1856–1874)Modifier

MacPherson était en 1853 employé comme ingénieur à la construction du yacht du tsar, la Nevka ; parallèlement, il dirigeait un atelier à Saint-Pétersbourg. Soucieux de promouvoir son entreprise, il proposa en 1856 au négociant russe Carr de créer une fonderie et un chantier naval. Les deux entrepreneurs établirent leur chantier dans la moitié sud de l'île Vassilievski, à Saint-Pétersbourg. De 1872 à sa mort, en 1879, MacPherson fut à la fois le directeur et l'ingénieur en chef de cette société.

C'est sous l'égide de Carr et MacPherson que furent construits le premier navire blindé russe, à savoir la canonnière Opyt (1861), ainsi que le premier sous-marin russe (1866). Par la suite, l'entreprise reçut plusieurs commande de navires de la Marine impériale russe et se partageait la fabrication de canons de marine avec les arsenaux de l'Amirauté. C'est ainsi que Carr and MacPherson fabriqua deux canonnières de classe Ouragan et la frégate cuirassée Amiral Lazarev. Outre des navires de guerre, les chantiers fournissaient aussi la flotte russe en turbines à vapeur et pièces d'artillerie. En 1874, l'entreprise connut de graves difficultés financières et fut revendue au prince Ortomski.

Les chantiers de la Baltique après 1923Modifier

Après la Révolution d'Octobre, les soviets confisquèrent l'appareil industriel et les chantiers devinrent l'« atelier 189. » Puis le , ils prirent le nom du communiste français André Marty. Au début de la NEP, les chantiers firent face à une baisse de la capacité de production ; pourtant les employés, au nombre de 245, décidèrent le 5  de conserver les installations, qui reprirent l'appellation de Chantiers de la Baltique. Ils produisaient en 1924 des motrices diesel class shch-el-1.

De 1975 à 2007, ces chantiers construiront entre autres neuf brise-glaces atomiques.

Notes et référencesModifier

Article connexeModifier

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