Ouvrir le menu principal

Le chant messin, ou cantilena metensis en latin et apparut au IXe siècle, est l'ancêtre du chant grégorien. Il s'agissait d'un chant ecclésiastique, composé en Gaule mais d'après le rite romain avec rigueur. Dans le contexte musical, ce chant transfigurait la mélodie issue du chant vieux-romain.

Sommaire

DéfinitionModifier

L'origine du terme chant messin se trouve dans une biographie de Charlemagne écrite à la fin du IXe siècle : « cantilena metensis »[wag 1]. Cependant, ce titre possède de nos jours plusieurs sens.

I. synonyme du chant grégorien
Au Moyen Âge et dans le royaume carolingien, le mot cantilena metensis s'employait simplement en tant que synonyme du chant ecclésiastique issu de Rome[wag 1]. Cet emploi fut rétabli au XXe siècle, une fois que l'origine du chant grégorien attribuée à Metz avait scientifiquement été confirmée, et notamment celui-ci est utilisé et préféré par les musicologues originaires de cette région[cjd 1].
Certes, l'attribution à saint Grégoire n'est plus correcte dans le domaine scientifique. Or, l'inertie historique est si forte que l'usage du terme chant grégorien n'est point contesté, tel le cas de cinq livres de Moïse.

II. premier répertoire du chant romano-franc établi à Metz (à savoir, chant grégorien en incubateur)
Toutefois, on peut employer ce terme, au sens stricte, et en tant que chant ecclésiastique romain composé et attribué à Metz. Dans cet article, le terme chant messin s'emploie avec cette définition.

Par ailleurs, il faut distinguer un autre usage de ce titre :
III. chant pratiqué au diocèse de Metz, plus tardivement
Cet emploi se trouve, par exemple, dans le Directorium chori de Giovanni Domenico Guidetti († 1592) tel le mot chant parisien[1],[2]. En effet, après la Renaissance, le chant grégorien perdait son immense uniformité.

HistoireModifier

Musicalité des religieux francsModifier

Il est vraisemblable que le chant messin devait naître dans une culture assez évoluée. Ainsi, la biographie de saint Éloi de Noyon († 660), Vita Eligii episcopi, raconte que l'évêque aimait chanter : « Lorsqu'il avait longtemps prié, il chantait des psaumes, comme pour prendre quelques repos, et après le chant il lisait[3]. » Il nous semble que ce chant était si spirituel que saint Éloi était bien réconforté par cette exécution.

Mais surtout, un événement du 5 juillet 585 à Orléans, lendemain de la grande fête de saint Martin de Tours à cette époque-là, informait qu'au VIe siècle déjà, le chant sacré y était sophistiqué et artistique :

« III. Vers le milieu du repas, le roi (Gontran) m'ordonna de faire chanter mon diacre, qui, la veille à la messe, avait dit les répons des psaumes. Pendant que le diacre chantait, le roi m'ordonna encore de faire chanter devant lui tous les prêtres présens, en assignant à chacun la partie qui lui appartenait d'après son emploi. Je transmis aux prêtres les ordres du roi, et chacun chanta comme il put des répons de psaumes [lire en ligne]. »

— saint Grégoire de Tours († 594), Histoire des Francs, livre huitième

Si le chant gallican avait été trop simple et primitif, le roi Gontran n'aurait pas demandé ces exécutions. L'évêque de Tours mentionnait encore plusieurs exemples[wag 2]. D'où, on peut considérer qu'avant la création du chant messin, le chant liturgique était assez développé en Gaule.

Adoption du rite romain en GauleModifier

Encore fallait-il quelques événements. D'une part, la naissance du chant messin suivit l'adoption du rite romain par Pépin le Bref en 754. La Gaule était en effet devenue le premier État pontifical.

D'autre part, l'enseignement musical fut établi à Metz.

Établissement de l'enseignement en GauleModifier

À la différence du sacramentaire romain réservé aux célébrants, l'adoption du chant vieux-romain, pratiqué au Saint-Siège, n'était pas facile en Gaule, faute de notation musicale. Malgré cela, l'enseignement fut d'abord établi par saint Rémi, demi-frère de Pépin le Bref et archevêque de Rouen. En 760, cet ambassadeur avait ramené, de Rome, le sous-maître de la schola cantorum[4] Simon (Siméon)[rouen 1]. D'ailleurs, l'archevêque faisait envoyer ses personnels à Rome pour l'apprentissage musical[5],[rouen 2]. Donc le premier pas fut constitué à Rouen[6],[4]. Cet enseignement fut toutefois interrompu, à cause du décès du premier chantre au Saint-Siège, Georges[wag 3]. Ce grand musicien Siméon[rouen 2] devait retourner à Rome, rappelé par le pape Paul Ier († 767)[rouen 1].

 
À partir de 787, l'enseignement du chant ecclésiastique était assuré à Metz, grâce à une collaboration entre deux souverains (Charlemagne et Adrien Ier, édition d'Antoine Vérard (1493)).

Comme Charlemagne avait vivement exprimé, en 787, son soutien inhabituel pour le chant vieux-romain (et donc le Saint-Siège), le pape Adrien Ier décida d'envoyer deux chantres romains en Gaule. Il s'agissait de Theodorum et de Benedictum (Théodore et Benoît)[metz 1]. Les documents renseignent plusieurs histoires différentes et très variées, et il est difficile à déterminer[rouen 3]. On écrivait que Charles le Grand gardait ces chantres mais enfin fit placer l'un des deux à Metz, à la suite de la demande de son évêque Enguerrand. Il est autrement possible que le souverain ait distribué ces deux personnages à Metz en faveur de l'Austrasie ainsi qu'à Soissons pour la Neustrie[rouen 3],[metz 1]. Quelle que soit la distribution, un chantre romain enseignait, en permanence, à Metz. La dynastie n'avait donc plus besoin d'envoyer ses musiciens à Rome tandis que l'enseignement du chant connaissait plus d'efficacité. Metz devint une véritable citadelle du rite romain[metz 2].

Finalement, la création d'une école à Metz fut ordonnée, en 805 par Charlemagne, avec un capitulaire déclaré à Thionville. Dorénavant, tous les maîtres de chapelle du royaume devaient y apprendre le chant romain ecclésiastique : « Ut cantus discatur et secundum ordinem et morem Romanæ Ecclesiæ fiat ; et ut cantores de Metis revertantur. »[metz 3]. Ce que l'on y enseignait, au début de ce siècle, était, soit encore le chant vieux-romain duquel Charlemagne restait défenseur[metz 2], soit un répertoire de transition. Il est peu probable que le chant romain-franc fût entièrement enseigné, car il était encore en incubateur. Or, une fois ce nouveau-né arrivé, l'école contribuait à le diffuser, avec une bonne efficacité, dans tout le royaume.

Naissance du chant messinModifier

L'origine du chant messin n'était pas un motif paisible. Lors d'une deuxième visite à Rome en 787, Charlemagne y amenait sa chapelle royale, à savoir équipe de chantres directement réservés au roi. Et à la fête de Pâques, une violente querelle fut provoquée à la ville éternelle, entre les exécutants romains et ceux de Francs[metz 2].

En effet, les chantres francs considéraient que leur chant gallican possédait une qualité supérieure. D'où, la résistance des chantres gallicans était vraiment forte. Les chantres romains accusaient l'intention des Gaulois, qui voulaient dénaturaliser le chant ecclésiastique romain issu de saint Grégoire[rouen 3],[7], et même traitaient les Francs comme ignorants ou barbares. Ils pensaient aussi qu'étaient contestées l'autorité et la tradition du Saint-Siège. Leur dispute était si grave que Charlemagne dut intervenir. En dépit de la volonté des chantres gallicans, le souverain conclut : « Ditez-moi, quel est le plus pur de la source vive ou des ruisseaux qui, en étant sortis, coulent au loin ? Retournez donc à la source de saint Grégoire, car il est manifeste que vous avez corrompu le chant ecclésiastique. » Le jugement de Charlemagne canalisa une voie vers l'origine attribuée à saint Grégoire[metz 2].

Théoriquement, la célébration pascale auprès du Saint-Siège demeure la liturgie la plus solennelle de l'Église. Pourtant, en 787 la musicalité du chant vieux-romain restait moins suffisante de sorte que les chantres carolingiens soient convaincus[metz 2]. Par conséquent, personne ne pouvait finir cette querelle. Il fallait une autre solution. C'était une solution créative par les chantres messins, composition d'un nouveau chant liturgique respectant le texte du rite romain.

Question essentielle. La modification du chant vieux-romain, mélodie sainte, était une contradiction de l'ordonnance de Charlemagne. Par qui et pour quelle raison cette transformation fut-elle autorisée ? On ne connaît rien. Ou, il y a une autre possibilité. L'autorisation n'existait pas, car faute de notation, personne n'était capable de présenter la mélodie authentique de laquelle la source était attribuée à saint Grégoire. En tout cas, les chantres messins étaient si prudents que la dénomination restait chant ecclésiastique romain afin d'éviter la contestation. Les livres de chant mentionnaient le nom de saint Grégoire.

Ainsi, faute de notation, reste-t-il vraiment difficile de déterminer la date exacte de naissance du chant romain messin[8]. Dom Daniel Saulnier fixait cette date à la fin du VIIIe siècle où les professeurs romains auraient, en définitive, quitté la Gaule[9]. Quoi qu'il en soit, le chant messin, devenu grégorien, fut établi à Metz, à la base du vieux-romain, mais désormais sur un autre chemin. Une fois la notation inventée, la différence entre les deux chants répartissant la même source était évidente [1].

Il ne faut pas oublier un autre centre important. L'abbaye de Gorze près de Metz, fondée par Chrodegang en 749, aussi contribua à développer le chant ecclésiastique. Le monastère fonctionnait en effet comme foyer majeur du chant messin[10].

Fonction importante de Chrodegang et d'AmalaireModifier

ChrodegangModifier

 
Vitrail de saint Chrodegang dans l'abbatiale Sainte-Glossinde à Metz.

En 753, l'évêque de Metz Chrodegang fut chargé par le Pépin de Bref, en qualité d'ambassadeur, de présenter l'intention favorable pour le pape Étienne II. Le souverain considérait qu'il était capable d'effectuer cette mission délicate en raison de sa sagesse et de son dévouement. Saint Chrodegang arriva à Rome, et accomplit sa mission en amenant le pape en Gaule[metz 4],[11]. Le séjour pour son ambassade à Rome était tellement impressionnant que l'évêque de Metz n'hésita pas à adopter le rite romain en faveur de son diocèse[metz 4]. Afin d'unir l'église de Metz et le Saint-Siège, il établit la vie commune selon les règles de Rome, dans le clergé de sa cathédrale. Plus précisément, vers 755, l'évêque rédigea la Regula canonicorum en 34 chapitres[12]. En outre, il y introduisit le chant vieux-romain[wag 3] et l'ordre des offices romains. Aussi le diocèse de Metz devint-il l'un des premiers qui pratiquaient le rite romain, sous ce plus grand animateur de la liturgie romaine dans le royaume. Toujours en fonction à Metz, mais l'évêque Chrodegang pouvait garder le soutien d'Étienne II, qui le décora du pallium. De Rome, les copies des livres liturgiques romains étaient expédiées à son diocèse[metz 4].

Décédé en 766, saint Chrodegang ne put pas voir ses œuvres parachevées ni la naissance du chant messin. Enguerrand de Metz lui succéda, en 768, sous la protection de Charlemagne et le pape Adrien Ier. C'était cet évêque de Metz qui était chargé d'avancer les affaires ecclésiastiques dans le royaume. D'où, le successeur de Chrodegang aussi conservait une immense confiance du roi et du souverain pontife, et était autorisé, lui aussi à partir de 785, de mettre le pallium[metz 5]. Cette année-là était remarquée par le commencement de la centralisation de liturgie, par Charlemagne. Mais à Metz, le rite romain était déjà effectivement installé et l'évolution par les Carolingiens, meilleure qu'à Rome, était préparée.

AmalaireModifier

Le royaume carolingien avait besoin non seulement des maîtres de chapelle mais également des livres liturgiques. Amalaire, demeurant à Metz en tant qu'archidiacre, était tout à fait capable de répondre à cette nécessité. Auparavant formé à l'abbaye Saint-Martin de Tours sous l'abbé Alcuin (éditeur du Sacramentarium Gregorianum Hadrianum), ce personnage s'illustrait d'une connaissance profonde de la théologie, du droit canonique ainsi que de la liturgie[metz 6],[wag 4]. Mais surtout, Amalaire se distinguait de son goût pour le chant liturgique. C'est pourquoi on le surnommait Amalarius Symphosius[metz 6] ou Symphosii Amalarii[13],[14]. En raison de cette qualité, celui-ci fut chargé en 815, par Louis le Pieux, de rédiger des livres liturgiques adaptés au besoin de son royaume. Un de ses ouvrages distingués était l'Antiphonarium mettense, qui était destiné à toutes les églises du royaume[metz 6],[15]. Malgré son audience avec Grégoire IV à Rome, Amalaire ne put pas obtenir l'approbation du pape en faveur de son propre antiphonaire[rouen 4]. Puis, il s'était installé dans l'abbaye Saint-Pierre de Corbie où il étudia, à nouveau, les livres utilisés en Gaule, en comparaison d'un antiphonaire romain apporté de la ville éternelle[wag 5],[metz 6]. L'antiphonaire directement issu d'Amalaire (entre 831 et 835) fut perdu[15]. Toutefois, on garde son prologue. Le texte du Liber de ordine antiphonarii, apparu vers 840, était conservé [2]. Cette œuvre, non plus, n'était pas appréciée. Notamment, Agobard de Lyon la critiquait violemment. Or, il s'agissait d'un véritable ouvrage de qualité, dans l'optique de régulariser le chant ecclésiastique au royaume carolingien. De nos jours, le Liber de ordine reste un témoin indispensable, pour les études de la naissance du chant messin[metz 6].

Articles connexes : Chrodegang et Amalaire.

PostéritéModifier

Ce chant messin, réservé au royaume de Charlemagne, devint très rapidement chant liturgique universel de l'Église d'Occident, avec l'évolution du Sacramentarium Gregorianum Hadrianum. À savoir, tous les autres chants disparurent à l'exception de l'hymne ambrosienne[16]. Certes, la centralisation de liturgie, ordonnée par le souverain, favorisait ce monopole. Or, il faut constater la qualité du chant messin, devenu grégorien. Dans ce dernier, le texte latin est clairement entendu alors qu'au regard du chant vieux-romain, « l'enchaînement des mots est flou[17]. » À la fin de phrase du chant grégorien, la dernière note possède moins d'importance, dans les manuscrits les plus anciens[18], afin de préparer la phrase suivante (ainsi que l'élan mélodique) [17]. On y entend sans détour le texte saint.

L'école de Metz, si florissante, se maintint pendant plusieurs siècles, avec sa réputation[wag 6]. On y compte Aldric du Mans († 856), parmi les premiers disciples[metz 7]. Adémar de Chabannes († 1034) mentionnait, dans sa chronique, l'existence successive du maître de l'école à Metz[15]. En appréciant la musique liturgique, le pape Léon IX n'hésita pas à visiter Metz, après le concile de Reims (1049)[metz 7]. Toujours fidèle, le diocèse de Metz respecta le rite romain entre 754 et 1779 sans interruption, en gardant le chant romain[metz 8].

Possibilité de l'origine plus ancienne du chant grégorienModifier

En 2018, avec sa publication des études, Jean-François Goudesenne (Institut de recherche et d'histoire des textes) contesta l'origine du chant grégorien attribuée à Metz[19],[20]. Encore faut-il que soit examinée cette hypothèse assez bouleversante. (Il faut remarquer qu'en 1857, Vervoitte, futur maître de chœur de la Notre-Dame de Paris, mentionnait des personnels envoyés par le Saint-Siège dans les Îles Britanniques, sous le pontificat de saint Grégoire ainsi qu'au VIIe siècle[rouen 5].)

Caractéristique du chant messinModifier

DifficultéModifier

Si la création du chant messin était bien documentée, il n'est pas possible à identifier ses mélodies avec les manuscrits. En effet, le IXe siècle manquait de notation musicale grégorienne, et ses manuscrits ne conservaient que les textes.

HybridationModifier

Les musicologues analysent le phénomène de l'hybridation (terme employé par Philippe Bernard[21]) entre le chant gallican et le chant vieux-romain pour former le chant messin[huglo 1]. Selon Dom Daniel Saulnier, le chant nouvellement composé possédait, en principal, l'allure générale et l'architecture modale du chant vieux-romain tandis que la façon mélodique de l'ornementation était complètement différente[22].

Il est évident que cette mélodie grégorienne reste, partiellement, une variation sophistiquée du chant vieux-romain. Ce que Charlemagne avait ordonné en 787 l'explique : « Retournez à la source de saint Grégoire[metz 2]. » Pour les compositeurs carolingiens, la liberté entière n'existait pas. En admettant que l'oreille des Carolingiens ne soit pas identique à celle de Dom Mocquereau, ce que ce dernier, ancien violoncelliste et candidat du conservatoire de Paris, écrivit expliquait pourquoi le chant vieux-romain devait disparaître, devant le chant grégorien (1891, p. 5)[23].

Par ailleurs, ce phénomène se trouve dans plusieurs régions. Déjà, Dom René-Jean Hesbert et le reste constataient le chant romano-bénébentain, hybridation entre le chant romain et le chant bénébentain[huglo 2]. Le phénomène apparaissait également en Aquitaine. Les chercheurs identifièrent l'origine du chant Libera me Domine de morte æterna du requiem avec l'hybridation dans cette région, entre l'office des morts romain ainsi que des répons gallicans, respectivement issu du livre de Job et issu du livre des Lamentations[huglo 2].

D'où, il semble que Jean-François Goudesenne ait développé son hypothèse, présentée en 2018, proposant plusieurs origines variées du chant grégorien[19].

RépertoireModifier

DifficultéModifier

Faute de notation, on rencontre la même difficulté concernant le répertoire du chant messin au IXe siècle.

En dépit de cette difficulté, Dom René-Jean Hesbert publia en 1934 son Antiphonale missarum sextuplex. Il s'agissait des six manuscrits les plus anciens ainsi que présumés comme livres du chant grégorien, et bien entendu manquant de notation. Cependant cette publication fut rapidement oubliée jusqu'à ce que l'importance de texte latin soit bien comprise.

Un manuscrit conservé à la bibliothèque municipale de Metz, manuscrit 351, est un témoin important de plusieurs documents copiés entre IXe et Xe siècles. Au regard du texte, ce document demeure utile à rétablir le répertoire[cjd 2],[24] [3].

Quoique les études récentes ne soient pas capables de rétablir le répertoire du chant messin, on connaît des avancements. En effet, une fois que Dom Jean Claire établit les études scientifiques pour les chants avant la création de notation, la connaissance concernant les chants avant le grégorien est de plus en plus améliorée, notamment celui des liturgies locales. De nos jours, les musicologues identifièrent l'origine de nombreuses œuvres, soit issues du chant vieux romain, soit issues du chant gallican.

  • Voir l'étude de Dom Jacques-Marie Guilmard[25], Nécessité et limites du recours aux mélodies pour établir l'histoire de la création du chant grégorien (1999) : [lire en ligne]

Deux réformes cisterciennes et chant messinModifier

S'il ne reste guère de manuscrits anciens à Metz, il y avait un témoignage concrète au Moyen Âge, plus précisément un ou plusieurs manuscrits du Xe siècle assez vraisemblablement (où du XIe siècle). En effet, auprès de l'ordre de Cîteaux, il existait une édition remaniée selon des manuscrits anciens à Metz. Depuis 1955 environ, un exemplaire en deux tomes se conserve à l'abbaye Notre-Dame du Sacré-Cœur de Westmalle en Belgique. Il s'agit des antiphonaires de Westmalle WA I et WB I desquels les fac-similés sont disponibles depuis 2011[26].

L'histoire remonte en 1099, l'élection de l'abbé Étienne Harding († 1134) auprès de l'abbaye de Cîteaux. Celui-ci souhaitait un remaniement de livres de chant utilisés auprès de son ordre. Comme il connaissait tout à fait leur origine, un certain nombre de moines furent envoyés à Metz (et à Milan pour l'hymne ambrosienne) afin de consulter les manuscrits les plus anciens et purs. Vers 1147, saint Bernard de Clairvaux mentionnait, dans sa lettre, cette rédaction :

« Aussi envoyèrent-ils à Metz, dont l'antiphonier passer pour grégorien, des gens chargés de leur en leur en faire et rapporter une copie. Mais ces envoyés trouvèrent que les choses étaient bien loin d'être ce qu'on leur avait dit. L'antiphonier examiné avec soin ne leur plus point, le chant et les paroles en étaient remplis en fautes ; il était d'ailleurs on ne plus mal composé et ne valait absolument rien presque sous aucun rapport[27]. »

Cette description de saint Bernard restait inexplicable jusqu'à une identification d'Alicia Scarcez[26] présentée en 2011. La musicologue trouva ceux qui concernent parmi tous les quatre antiphonaires conservés auprès de l'abbaye de Westmalle. D'ailleurs, Dom René-Jean Hesbert avait découvert qu'en dépit d'une immense uniformité du chant grégorien ancien, il y a deux groupes de manuscrits dont les textes et notations demeurent delicament différents. Il s'agit du groupe est ou germanique ainsi que du groupe ouest ou latin. Scarcez identifia que les antiphonaires WA I et WB I étaient les manuscrits germaniques issus d'Harding tandis que ceux de WA II et de WB II étaient exactement l'édition latine de saint Bernard.

L'ordre de Cîteaux avait, en effet, adopté la tradition latine, issue de son origine, abbaye Notre-Dame de Molesme. Aussi, une fois utilisé, l'antiphonaire remanié à Metz provoqua-t-il un gros conflit auprès de cet ordre. Les moines considéraient que l'édition commettait plein d'erreurs, comme saint Bernard en écrivait. Même le supérieur était désaccord. On comprend qu'à la suite du décès de l'abbé Harding, un nouveau remaniement ait été chargé à saint Bernard. Il s'agissait de la deuxième réforme cistercienne, afin de rétablir la tradition latine. Les antiphonaires WA II et WB II étaient ses œuvres.

De nos jours, la science sémiologie grégorienne explique une excellente qualité du chant grégorien original, composé plus anciennement et trouvé dans les manuscrits copiés au Xe siècle. Cependant, au XIIe siècle, la communauté de saint Bernard n'appréciait plus cette version ancienne et authentique, sous influence de l'évolution musicale de l'époque.

En résumé, si les antiphonaires WA I et WB I n'étaient pas ceux de chant messin original, ces manuscrits conservent sa caractéristique à la base des documents anciens consultés à Metz.

Évolution de l'identification de l'origine du chant grégorien, chant messinModifier

Au Moyen Âge, toujours attribué à saint GrégoireModifier

Évolué en tant que chant grégorien, mais l'usage de la dénomination cantilena metensis (chant messin) restait en Gaule[28],[metz 9], à la mémoire de l'origine auprès de l'école de Metz.

 
Une autre invention des Carolingiens, image de saint Grégoire le Grand dans les livres liturgiques, avec l'Esprit-Saint en forme d'une colombe et scribes. (sacramentaire de Charles le Chauve, folio 3r, vers 869 ; ce manuscrit était considéré comme sacramentaire lié à Metz et à Charles le Chauve).

Au contraire, au Moyen Âge, quasiment personne ne douta l'origine issue de saint Grégoire. Car, afin de réunir son vaste royaume, la dynastie carolingienne bénéficiait spontanément de l'autorité de saint Grégoire. Aussitôt, le poème Gregorius præsul apparut dans les manuscrits en Gaule. Les livres de chant, encore manquant de notation, mentionnaient le nom de saint Grégoire dans leur titre, tel l'Antiphonaire du Mont-Blandin, copié vers 800. Leurs effets et influences demeuraient énormes, jusqu'au XXe siècle.

Vers l'origine du chant messin authentiqueModifier

Mais la Renaissance évoluait la consultation scientifique selon les manuscrits. En 1571, Jacques de Pamele identifia, avec sa publication de la Liturgicon Ecclesiæ Latinæ, que les sacramentaires attribués à saint Grégoire le Grand ne sont autres que des manuscrits tardifs, à partir de la fin de VIIIe siècle[29].

Si le chant grégorien subissait, après la Renaissance, un déclin considérable en tant que plain-chant, quelques religieux cherchaient son origine authentique. Surtout Léonard Poisson savait exactement :

« Pour procurer un tel bien, & éviter les défauts dont nous venons de parler, il faut consulter ce qu'il y a par-tout de meilleurs Chants, sur-tout les Anciens. Mais quels Anciens, & où les trouver ? Car des Anciens les plus connus, il n'y a plus guère parmi nous que le Romain avant sa reforme, & le Gallican. Il serait avantageux sans doute d'avoir dans leur pureté les Chants anciens jusqu'au dé-là du temps de S. Grégoire le Grand : mais où trouver le Chant de ces siècles reculés dans sa pureté, & comment le reconnaître, depuis le mélange qu'y ont introduit les Italiens & les Gaulois, les uns & les autres ayant confondus l'Italien & le Gallican dès le 9, 10 & 11 siècle, comme l'a si judicieusement remarqué M. Le Beuf dans son Traité Historique du Chant d'Église ? On ne peut donc se mieux fixer pour les Anciens qu'à ce du siècle de Charlemagne & des deux siècles suivants. C'est dans ce qui nous reste des ouvrages de ce temps, qu'on trouve les vraies principes du Chant Grégorien. Il faut les étudier & se remplir de leurs mélodies ; car ces premiers Maîtres tenaient leur Chant des Romains, ... »

— Traité théorique et pratique du plain-chant, appelé Grégorien, p. 8 (1750)[30]

Comme, à cette époque-là, les neumes n'étaient plus indéchiffrables, il est probable que Poisson trouvait ceux qui concernent dans des documents historiques et des notations tardives. Et non par une analyse scientifique selon les manuscrits les plus anciens, en dépit de son intention.

Puis, le 3 mai 1859, Paul-Georges-Marie Dupont des Loges en fonction de l'évêque de Metz fit dénoncer la restauration de la liturgie romaine dans son diocèse, par mandement qui documentait avec soin et précision l'origine du chant messin[metz 10]. Toutefois, la voix n'arriva pas au Saint-Siège. En effet, Rome connaissait, à cette époque-là, la vague du mouvement cécilien. Sous l'autorité de saint Grégoire le Grand et de Palestrina, faussement attribuée, l'édition médicéenne était toujours respectée. L'édition de Ratisbonne, néo-médicéenne, gardera son privilège durant 30 ans, jusqu'en 1901.

Encore un long chemin au XXe siècleModifier

L'origine du chant grégorien en Gaule était entièrement oubliée, lorsque l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes commença à restaurer le chant grégorien. Ainsi, l'abbé Dom Paul Delatte écrivit en 1901 au pape Léon XIII : « Le Premier volume publié [en 1889] fut un Antiphonale Missarum de la Bibliothèque de cette abbaye de Saint-Gall qui reçut directement de Rome, vers 790, le chant romain[31]. »

En 1950, lors du premier Congres international de musique sacrée à Rome, Bruno Stäblein, musicologue allemand, proposa une identification des manuscrits anciens, découverts aux archives du Vatican en 1890 par Dom André Mocquereau. Pour la première fois, il donna une explication raisonnable : ces deux lignes différentes pour le même rite romain peuvent être expliquées par l'ancienneté du chant nouvellement découvert. À savoir, à la ville éternelle, il existait deux types du chant romain, ancien et nouveau. Le chant grégorien fut composé, selon lui, plus tardivement tandis que l'autre avait été créé auparavant. Afin de distinguer ces deux chants romains, il révéla la dénomination chant vieux-romain. Pourtant, il attribuait encore l'origine de tous ces deux chants à Rome[huglo 3].

Cette proposition ouvrit une vaste discussion pour l'origine du dit chant grégorien, avec toutes les possibilités. Stäblein, quant à lui, attribuait toujours son origine à Rome, même en 1972, et non aux royaumes francs[huglo 3]. L'éditeur du Grove Dictionary of Music and Musicians ne put pas, en 1980 encore, donner sa conclusion pour sa nouvelle édition. Il se contentait de présenter ces avis variés de spécialistes, en 5 pages (p. 693 - 697)[huglo 1].

Mais après cette date, il devint de plus en plus évident qu'à la suite des études approfondies du Sacramentarium Gregorianum Hadrianum, des lectionnaires romains et de l'antiphonaire romain, il existait, à partir de la fin du VIIIe siècle, l'émigration des livres liturgiques du rite romain, de Rome vers le nord de la Gaule. Pareillement fut scientifiquement établi le phénomène d'hybridation entre le chant vieux-romain et le chant gallican[huglo 1]. L'origine en Gaule devint indiscutable[cjd 3].

Il est normal que la dénomination grégorien ne soit plus convenable pour cette origine confirmée. Aussi le terme chant messin, déjà employé par Peter Josef Wagner[32] en 1904, est-il plus fréquemment en usage[wag 1]. Or, devant une très forte tradition de la dénomination ancienne avec l'autorité légendaire de saint Grégoire, l'usage de ce mot, plus scientifique, reste assez modeste. D'où, celui-ci est normalement utilisé pour le chant en incubateur à Metz.

Notation musicaleModifier

I. Dans le sens strict, la notation du chant messin n'existait pas, car au IXe siècle, lors de la création de ce chant, la notation musicale n'existait pas encore. Alors que le Xe siècle connaissait son immense évolution, le signe musical du siècle précédant n'était autre qu'une petite trace.

II. Cependant, la région donna naissance, dans la deuxième moitié du IXe siècle, à l'un des premiers pas des neumes, issus de l'écriture littéraire. Le témoin le plus ancien des neumes grégoriens, si primitif, se conserve à la bibliothèque municipale de Valenciennes (manuscrit 148, folios 71v et 72r). La notation messine s'illustrait de sa qualité, notamment de sa capacité d'indication rythmique, jusqu'à ce que le notation carrée achève définitivement une uniformité au XVe siècle[cjd 4],[cjd 5]. Le manuscrit Laon 239 (Xe siècle) demeure l'un des meilleurs manuscrits du chant grégorien authentique, même de nos jours[cjd 6],[cjd 7]. Le graduel de Bellelay aurait été copié entre Laon et Namur . Il s'agit d'un manuscrit vraiment important de la notation messine en quatre lignes du XIIe siècle. Il ne s'agissait pas de la notation du chant messin, étant donne que les mélodies contenues dans les manuscrits tel le Laon 239 se trouvent dans d'autres traditions, d'autres régions, donc déjà mélodies grégoriennes.

Article détaillé : Notation musicale grégorienne.

Références bibliographiquesModifier

  • Charles-Joseph Vervoitte[33], Considérations sur le chant ecclésiastique, A propos du retour à la liturgie romaine, extrait du Précis des travaux de l'Académie impériale des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, Imprimerie de A. Péron, Rouen 1857 [lire en ligne] 50 p.
  1. a et b p.  417, note n° 1
  2. a et b p. 417, note n° 2
  3. a b et c p.  418, note n° 1
  4. p.  420
  5. p. 416, note ° 1
  1. a et b p. 8, note n° 1
  2. a b c d e et f p.  7
  3. p. 8, note n° 4
  4. a b et c p.  5
  5. p.  6
  6. a b c d et e p.  9
  7. a et b p.  10
  8. p.  12
  9. p. 8, note n° 1 et 2
  10. p. 1 - 14
  • Peter Joseph Wagner, Origine et développement du chant liturgique jusqu'à la fin du moyen âge, traduction par l'abbé Bour, Société de Saint-Jean-l'Évangéliste ainsi que Desclée Lefebvre et Cie., Tournai 1904 [lire en ligne] 337 p.
  1. a b et c p. 242, note n° 3 : « Ce jugement est d'ailleurs confirmé par le biographe anonyme de Charlemagne (de cette même fin du 9e siècle), d'après duquel on disait simplement « cantilena Metensis » pour désigner le chant d'église, dans les contrées franques où on parlait le latin. »
  2. p.  225
  3. a et b p.  233
  4. p.  239
  5. p. 239 - 241
  6. p.  242
  • Michel Huglo, La recherche en musicologie médiévale au XXe siècle, dans la revue Cahiers de Civilisation Médiévale, année 1996, n° 39 - 153/154, p. 67 - 84 [lire en ligne]
  1. a b et c p.  74
  2. a et b p.  75
  3. a et b p.  73
  1. p. 137 - 162
  2. p. 148 et 150
  3. p. 137 et 139
  4. p. 155 - 161, avec fac-similés
  5. p.  137
  6. p.  161
  7. p.  138

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

DocumentModifier

  • Site de la Scola metensis et du CEGMFormation musicale émanant du Centre d'Etudes Grégoriennes de Metz. Le CEGM poursuit la recherche sur le chant grégorien depuis 1975, à partir des manuscrits médiévaux. La Scola metensis utilise le fruit de ces recherches pour recréer les œuvres les plus représentatives du chant messin.

Manuscrit en ligneModifier

  • Bibliothèque municipale de Metz, manuscrit 351 dont dit Tonaire de Metz (folios 66r - 75v, avant 869 ?[15]) : [manuscrit en ligne]
    — Il s'agit du manuscrit le plus ancien, conservé à Metz, qui témoigne l'usage de la liturgie romaine dans cette région.
    — Il contient également du Liber sacramentis de Raban Maur ainsi que de l' Exposilio orationis dominicæ et de l'Esposilio symboli de Venance Fortunat. De surcroît, on y trouve De harmonica institutione (vers 900) de Réginon de Prüm[15].

Notes et référencesModifier

  1. https://books.google.fr/books?id=isH4c-sSCJkC&pg=PA160
  2. https://data.bnf.fr/fr/14849351/giovanni_domenico_guidetti/
  3. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102695k/f43
  4. a et b Jean Favier, Charlemagne, p. 418 - 419, Tallandier Texto, Paris 2013
  5. https://books.google.fr/books?id=ArCX9Sx4QggC&pg=PT154
  6. https://books.google.fr/books?id=5R6WDgAAQBAJ&pg=PT419
  7. Cette condamnation par les chantres romains suggérait une possibilité de l'exécution du répertoire gallican à Rome, s'il manque de description.
  8. Dans les documents anciens, le chant était toujours appelé, selon le texte, chant romain ou chant ecclésiastique.
  9. http://eglise-orthodoxe-de-france.fr/les_racines_orientales_du_chant.htm
  10. https://books.google.fr/books?id=-mMlDwAAQBAJ&pg=PT570
  11. https://books.google.fr/books?id=LB58pA4ZFDMC&pg=PA65
  12. https://data.bnf.fr/fr/15013978/chrodegang_regula_canonicorum/
  13. http://www.documentacatholicaomnia.eu/02m/0776-0852,_Symphosius_Amalarius,_Liber_De_Ordine_Antiphonarii,_MLT.pdf
  14. Amalaire employait le terme symphoniam dans son œuvre (https://books.google.fr/books?id=ZRJB2GaVWqYC&pg=PA302, citation (a)).
  15. a b c d et e https://www.persee.fr/doc/ccmed_0007-9731_1968_num_11_44_1465_t1_0622_0000_2
  16. Il semble que l'hymne ambrosienne fût gardée, en raison de la règle de saint Benoît, laquelle demandait l'exécution de celle-ci, « ambrosianum », à la fin des offices (chapitre XIII). Puis, vers le XIIIe siècle, elle fut autorisée auprès du rite romain.
  17. a et b http://palmus.free.fr/session_2005.pdf
  18. D'où, il faut supprimer le point mora dans l'Édition Vaticane qui garde la dernière note. Il s'agit également de la contradiction de l'accent latin (syllabe accentuée avant la dernière).
  19. a et b https://irht.hypotheses.org/3612 surtout voir sa carte européenne : l'auteur présume quatre origines
    - Neustrien (chant irlandais, considéré comme chant disparu jusqu'ici)
    - Aquitain (origine de l'abbaye Saint-Martial de Limoges)
    - Alto-Italique (deux traditions avec deux pôles, à Milan et à Vérone)
    - Alémanique (chant originaire de l'abbaye de Saint-Gall, Metz ne serait que son lieu de passage)
  20. http://www.brepols.net/Pages/ShowProduct.aspx?prod_id=IS-9782503579788-1
  21. https://data.bnf.fr/12566001/philippe_bernard/
  22. Daniel Saulnier, Le chant grégorien, p. 9, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 2003
  23. « ... c'est un chant réellement distinct, aussi loin de l'ambrosien que du grégorien. Néanmoins le fond mélodique est ordinairement emprunté à la cantilène grégorienne : sous les fioritures, les broderies, ou, comme on dit encore, les machicotages qui la défigurent, on reconnaît dessin primitif. Ces mélodies semblent dater d'une époque relativement récente, dans laquelle les règles de composition grégorienne commençaient à tomber en désuétude : c'est ce que révèle la manière souvent fautive ou maladroite avec laquelle les paroles sont appliquées à la musique, sans parler des autres indices qu'il serait trop long d'exposer ici. »
  24. https://www.cultivoo.com/index.php/e-librairie/histoire/1568-le-tonaire-de-metz
  25. https://data.bnf.fr/fr/13546018/jacques-marie_guilmard/
  26. a et b https://data.bnf.fr/fr/16569704/alicia_scarcez/
  27. http://fr.scribd.com/doc/58813264/Saint-Bernard-Oeuvres-completes-Charpentier-Trad-1865-Volume-2 voir p. 533 - 544
  28. https://books.google.fr/books?id=orZeAAAAcAAJ&pg=PA59 « ecclesiastica cantilena dicatur metensis » (Stromatheus tragicus de gestis Caroli Magni, vers XVe siècle)
  29. Voir Sacramentarium Gregorianum Hadrianum
  30. https://books.google.fr/books?id=icA9AAAAcAAJ&pg=PA8
  31. Pierre Combe, Histoire de restauration du chant grégorien d'après des documents inédits, p. 484
  32. https://data.bnf.fr/fr/12166366/peter_josef_wagner/
  33. https://data.bnf.fr/fr/16439408/charles_vervoitte