Championnat de France féminin de football

compétition de football
Division 1
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Logo utilisé depuis la saison 2019-2020.
Généralités
Sport Football
Création 1974
Autre(s) nom(s) National 1A (1992-2000)
Organisateur(s) FFF
Éditions 46
Périodicité Annuelle
Lieu(x) Drapeau de la France France
Participants 12 équipes
Statut des participants Amateur et professionnel
Hiérarchie
Hiérarchie 1er niveau
Niveau inférieur Division 2

Palmarès
Tenant du titre Olympique lyonnais
Plus titré(s) Olympique lyonnais (14 titres)
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : France Laëtitia Tonazzi (223 buts)
Plus d'apparitions Drapeau : France Gaëtane Thiney (403 matchs)
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Pour la compétition en cours voir :
Championnat de France féminin de football 2020-2021

Le championnat de France féminin de football, aussi appelé Division 1 ou D1 féminine et officiellement D1 Arkema pour des raisons de parrainage, est le championnat féminin français de football de plus haut niveau. Créé pour la première fois en 1919 par la Fédération des sociétés féminines sportives de France (FSFSF) puis disparu en 1932, il renaît en 1974 sous l'égide de la Fédération française de football (FFF).

Après deux décennies de championnat composées de groupes régionaux et d'une phase finale, c'est en 1992 qu'apparait le premier championnat féminin composé d'un seul groupe national. Si le format des divisions inférieures a souvent été chamboulé, le format de première division n'a plus changé depuis les années 1990.

L'Olympique lyonnais est le club qui a remporté le plus de titres de première division (14), il détient également le record du nombre de victoires consécutives (14, série en cours) et est le tenant du titre de la compétition.

HistoireModifier

Les prémices du football fémininModifier

Le premier championnat féminin de football a lieu en 1919, à l'initiative de la FSFSF, dans un contexte où les femmes ont non seulement remplacé dans les usines et dans les champs les hommes partis à la guerre, mais où elles ont aussi investi le domaine du sport, dont le football.

Le tout premier match du championnat de France féminin s'est déroulé le matin du 23 mars 1919 au stade Brancion de Paris entre Fémina Sport et l'En Avant. Fémina Sport l'aurait emporté par 2-0[1],[2], le score de 3-1 étant aussi évoqué[3].

Les deux premières éditions du championnat ne concernent que des équipes parisiennes. En avril 1933, le football est officiellement radié des sports organisés par la FSFSF, en raison de la désaffection croissante des femmes pour ce sport, dont la pratique est soumise à de fortes critiques. La Ligue de Paris de Football féminin, créée en 1933, prend la relève et le 26 novembre 1933 organise un championnat de Paris féminin à dix clubs qui dure jusqu'en 1937.

La création d'un championnat sous l'égide de la FFFModifier

Après une renaissance du football féminin en France au milieu des années 1960, ce n'est qu'en mars 1970 que la FFF reconnait officiellement sa pratique et quatre autres années suivent avant la création d'un championnat de France officiel. Pour leurs premières phases finales (1974-1975), huit équipes féminines régionales se sont qualifiées : FC Bergerac, Caluire Saint-Clair SC, ARC Cavaillon, FC Metz, Arago sport orléanais, Stade de Reims, FC Rouen et FC Vendenheim. Le titre est remporté lors de cette première saison par le club de Reims[4].

Le Stade de Reims, qui s'est qualifié pour les huit finales suivantes jusqu'en 1982 et en a remporté cinq, ainsi que l'AS Étrœungt (trois fois champion en quatre finales) ont dominé ces premières années du championnat. Ces deux clubs sont d'ailleurs les seuls champions nationaux à n'avoir jamais connu la première division masculine, jusqu'à la saison 2015-2016 incluse. À noter également, qu'aucune équipe de la région de la capitale n'a pour le moment un rôle dans ce jeune championnat. Mais cela change avec le début de la domination de la VGA Saint-Maur et ses six titres de champion entre 1983 et 1990. La dernière apparition de Saint-Maur durant ses années-là (1991) est suivie par le début de la suprématie du FC Lyon et du Juvisy FCF, qui ont remporté presque tour à tour le titre de champion jusqu'en 1998. Elles gagneront d'ailleurs les deux dernières éditions en format matches de groupe et matchs à élimination directe, puisqu'en 1992 le championnat devient la National 1A et introduit le principe d'une ligue de 12 équipes.

Après une double domination des joueuses de Lyon et de Juvisy pendant six ans, les joueuses de Toulouse deviennent quadruple championnes de France de 1998 à 2001 sous la bannière du TOAC puis en 2002 sous celle du TFC. Entre deux victoires de Juvisy, le Montpellier HSC remporte le championnat pour la première fois en 2004 et enchaîne en 2005. La saison 2006-2007 marque le début de la suprématie indiscutable des féminines de l'Olympique lyonnais sur le championnat de France féminin de football. S'ensuit une série ininterrompue de 13 victoires et un bilan titanesque : de leurs 286 matches à la fin de la saison 2018-2019, elles en ont remporté 263 pour seulement cinq défaites (deux contre Juvisy et le Paris Saint-Germain, une contre Hénin-Beaumont). Paris (sept fois), Montpellier et Juvisy (trois fois chacun) deviennent ainsi les inévitables deuxièmes. Mais depuis 2012 et l'arrivée des propriétaires qataris dans le club de la capitale, la section féminine du PSG ne cesse de réduire l'écart avec les championnes lyonnaises[5]. Les rencontres entre l'Olympique lyonnais et le Paris Saint-Germain deviennent ainsi un « classique » du championnat, ces matchs étant décisifs pour le titre, et une forte rivalité nait alors entre les deux clubs. Toutefois un gouffre se crée alors dans le championnat entre ces deux clubs au moyen financier important et les autres[5].

Palmarès et statistiquesModifier

PalmarèsModifier

Palmarès des clubs champions de France
Rang Clubs 2020-2021 Titre(s) Année(s)
1 Olympique lyonnais Division 1 14 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020
2 FCF Juvisy / Paris FC Division 1 6 1992, 1994, 1996, 1997, 2003, 2006
VGA Saint-Maur Division 2 6 1983, 1985, 1986, 1987, 1988, 1990
4 Stade de Reims Division 1 5 1975, 1976, 1977, 1980, 1982
5 Toulouse OAC / Toulouse FC Régional 1 4 1999, 2000, 2001, 2002
FC Lyon Régional 2 4 1991, 1993, 1995, 1998
7 AS Étrœungt Disparue 3 1978, 1979, 1981
8 Montpellier HSC Division 1 2 2004, 2005
9 Saint-Brieuc SC / EA Guingamp Division 1 1 1989
ASJ Soyaux Charente Division 1 1 1984

Bilan par éditionModifier

Édition Saison Champion Vice-champion Troisième Clubs Matchs Buts Meilleure buteuse Meilleure passeuse
Total Par match Joueuse B Joueuse Pd
Championnat de France féminin
1re 1974-1975 Stade de Reims AS Orléans Pas de classement 16 37 Aucune donnée connue à ce jour,
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2e 1975-1976 Stade de Reims FC Rouen 18 38
3e 1976-1977 Stade de Reims Caluire SCSC 20 54
4e 1977-1978 AS Étrœungt Stade de Reims 20 54
5e 1978-1979 AS Étrœungt Stade de Reims 20 54
6e 1979-1980 Stade de Reims ASJ Soyaux 48 175
7e 1980-1981 AS Étrœungt Stade de Reims 48 175
8e 1981-1982 Stade de Reims AS Étrœungt 48 175
9e 1982-1983 VGA Saint-Maur FCF Hénin-Beaumont 48 245
10e 1983-1984 ASJ Soyaux VGA Saint-Maur 48 250
11e 1984-1985 VGA Saint-Maur FC Lyon 48 250
12e 1985-1986 VGA Saint-Maur ASJ Soyaux 48 240
13e 1986-1987 VGA Saint-Maur ASJ Soyaux 48 329 1186 3,60 Aucune donnée connue à ce jour,
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14e 1987-1988 VGA Saint-Maur FCF Hénin-Beaumont 30 283 946 3,34
15e 1988-1989 Saint-Brieuc SC ASJ Soyaux 30 283 962 3,39
16e 1989-1990 VGA Saint-Maur Poissy JSF 30 265 883 3,33
17e 1990-1991 FC Lyon VGA Saint-Maur 30 283 914 3,22
18e 1991-1992 FCF Juvisy Saint-Brieuc SC 30 283 1091 3,85
National 1A
19e 1992-1993 FC Lyon FCF Juvisy VGA Saint-Maur 12 132 423 3,20 Aucune donnée connue.
20e 1993-1994 FCF Juvisy FC Lyon ASPTT Strasbourg 12 132 458 3,46
21e 1994-1995 FC Lyon Toulouse OAC FCF Juvisy 12 132 485 3,67
22e 1995-1996 FCF Juvisy ASJ Soyaux Toulouse OAC 12 132 474 3,59
23e 1996-1997 FCF Juvisy Toulouse OAC Saint-Brieuc SC 12 132 491 3,71
24e 1997-1998 FC Lyon FCF Juvisy Toulouse OAC 12 132 505 3.82
25e 1998-1999 Toulouse OAC ESOFV La Roche FCF Juvisy 12 132 492 3,72
26e 1999-2000 Toulouse OAC FCF Juvisy FC Lyon 12 138 582 4,21
27e 2000-2001 Toulouse OAC ESOFV La Roche FCF Juvisy 12 138 601 4,35   Pichon[6] ? Aucune donnée connue.
28e 2001-2002 Toulouse FC FCF Juvisy FC Lyon 12 138 508 3,68   Pichon 22
Division 1
29e 2002-2003 FCF Juvisy FC Lyon Montpellier HSC 12 138 492 3,56   Brétigny 26 Aucune donnée connue à ce jour, votre aide est la bienvenue.
30e 2003-2004 Montpellier HSC FC Lyon FCF Juvisy 12 138 419 3,03   Morel 18
31e 2004-2005 Montpellier HSC FCF Juvisy Olympique lyonnais 12 132 471 3,56   Pichon 38
32e 2005-2006 FCF Juvisy Montpellier HSC Olympique lyonnais 12 132 429 3,25   Pichon 36
33e 2006-2007 Olympique lyonnais Montpellier HSC FCF Juvisy 12 132 510 3,86   Brétigny 42   Bompastor 19
34e 2007-2008 Olympique lyonnais FCF Juvisy Montpellier HSC 12 132 440 3,33   Tonazzi 27   Bompastor 20
35e 2008-2009 Olympique lyonnais Montpellier HSC FCF Juvisy 12 132 521 3,94   da Silva 27   Necib 12
36e 2009-2010 Olympique lyonnais FCF Juvisy Paris Saint-Germain 12 132 457 3,46   Le Sommer 19   Necib 11
37e 2010-2011 Olympique lyonnais Paris Saint-Germain Montpellier HSC 12 132 422 3,19   Tonazzi 20   Thomis 11
38e 2011-2012 Olympique lyonnais FCF Juvisy Montpellier HSC 12 132 519 3,93   Le Sommer 22   Lattaf 19
39e 2012-2013 Olympique lyonnais Paris Saint-Germain FCF Juvisy 12 132 530 4,02   Schelin 24   Bompastor 14
40e 2013-2014 Olympique lyonnais Paris Saint-Germain FCF Juvisy 12 132 501 3,79   Thiney 25   Dali
  Dickenmann
  Necib
9
41e 2014-2015 Olympique lyonnais Paris Saint-Germain FCF Juvisy 12 132 550 4,20   Schelin 34   Dickenmann
  Thomis
14
42e 2015-2016 Olympique lyonnais Paris Saint-Germain Montpellier HSC 12 132 501 3,79   Hegerberg 33   Abily 13
43e 2016-2017 Olympique lyonnais Montpellier HSC Paris Saint-Germain 12 132 438 3,3   Hegerberg
  Le Sommer
20   Marozsán 15
44e 2017-2018 Olympique lyonnais Paris Saint-Germain Montpellier HSC 12 132 407 3,1   Hegerberg 31   Abily 12
45e 2018-2019 Olympique lyonnais Paris Saint-Germain Montpellier HSC 12 132 413 3,1   Katoto 22   Diani 12
46e 2019-2020 Olympique lyonnais Paris Saint-Germain Girondins de Bordeaux 12 96 318 3,3   Katoto 16   Marozsán 13

Distinctions individuellesModifier

Il y a plusieurs distinctions individuelles attribuées au terme d'une saison du championnat de France. Si l'UNFP attribue des récompenses depuis 2001, la FFF ne lui fait concurrence que depuis 2010.

Trophées UNFPModifier

 
Dzsenifer Marozsán, trois fois récompensée aux trophées UNFP.

Depuis la saison 2000-2001, un trophée est remis à la meilleure joueuse du championnat lors de la cérémonie de remise des trophées UNFP du football. Deux grandes récompenses concernent les actrices du championnat de France féminin de première division : la « Meilleur joueuse de l'année » donc et la « Meilleure espoir de l'année », depuis 2016.

Seule Dzsenifer Marozsán a remporté le trophée de meilleure joueuse à trois reprises (en 2017, 2018 et 2019). Marinette Pichon, Gaëtane Thiney et Eugénie Le Sommer l'ont quant à elles remporté à deux reprises, en 2002 et 2005 pour la première, en 2012 et 2014 pour la deuxième et en 2010 et 2015 pour la dernière. Marie-Antoinette Katoto (2018 et 2019) est la seule joueuse à avoir remporté le trophée de meilleure espoir deux fois.

L'Olympique lyonnais est l'équipe la mieux représentée au palmarès de la meilleure joueuse du championnat de France féminin (9 trophées).

Trophées FFFModifier

Depuis la saison 2009-2010, le trophée de la meilleure joueuse de Division 1 est attribué par la FFF. De 2010 à 2015, c'est la lauréate du Challenge de la meilleure joueuse qui se voit attribuer la récompense en fin de saison. Le jury du Challenge était composé des douze entraîneurs de Division 1. À la fin de chaque rencontre, les entraîneurs de chaque équipe désignaient les deux meilleures joueuses de l'équipe adverse, trois points étant attribués à la première et un point à la seconde[7].

Depuis 2016, la FFF organise une cérémonie des trophées de la D1 féminine en fin de saison. Elle remet de nombreux prix : meilleure joueuse, meilleure espoir, meilleure gardienne, meilleur entraîneur, meilleure arbitre et le onze type de la saison[8].

En 2019, le nouveau diffuseur officiel du championnat Canal+ s'adjoint à l'organisation de la cérémonie et la diffuse en direct sur Canal+ Sport[9].

Meilleurs joueuse, espoir, gardienne et entraîneur de l'année
Année Meilleure joueuse Meilleure espoir Meilleure gardienne Meilleur entraîneur
2010[7]   Eugénie Le Sommer Stade briochin Non décerné
2011[10]   Élise Bussaglia Paris SG
2012[11]   Julie Morel EA Guingamp (2)
2013[12]   Shirley Cruz Traña Paris SG (2)
2014[13]   Gaëtane Thiney FCF Juvisy
2015[14]   Sofia Jakobsson Montpellier HSC
2016[8]   Ada Hegerberg O. lyonnais   Marie-Charlotte Léger Montpellier HSC   Katarzyna Kiedrzynek Paris SG   Gérard Prêcheur O. lyonnais
2017[15]   Eugénie Le Sommer O. lyonnais (2)   Grace Geyoro Paris SG   Katarzyna Kiedrzynek (2) Paris SG (2)   Christophe Parra O. Marseille
2018[16]   Dzsenifer Marozsán O. lyonnais (3)   Marie-Antoinette Katoto Paris SG (2)   Casey Murphy Montpellier HSC   Jérôme Dauba G. Bordeaux
2019[9]   Dzsenifer Marozsán (2) O. lyonnais (4)   Marie-Antoinette Katoto (2) Paris SG (3)   Christiane Endler Paris SG (3)   Jérôme Dauba (2) G. Bordeaux (2)
2020 Édition annulée en raison de la Pandémie de Covid-19

Joueuses ayant le plus de matchsModifier

 
Gaëtane Thiney, première joueuse à atteindre les 400 matchs en D1.

Gaëtane Thiney a joué le plus de matchs de D1 féminine à voie unique, elle est la première, et actuellement l'unique joueuse, à avoir atteint les 400 matchs (le 17 octobre 2020 contre Fleury). Les données ne sont malheureusement pas tout à fait complètes dans les premières années, mais peuvent être complétées par d'autres bases de données. Néanmoins, aucun placement exact n'est donné ici.

Il semblerait que Corinne Diacre soit la première joueuse à avoir atteint les 350 matchs[17], elle a en effet disputé 19 saisons de première division avec l'ASJ Soyaux de 1988 à 2007 mais faute de sources plus fiables et plus précises, il est impossible de l'inclure dans le classement.

Le tableau ci-dessous présente le classement des footballeuses ayant disputées plus de deux cent cinquante matchs en championnat de France. Comme seules 22 apparitions par saison sont possibles (hors séries), la marque de 250 matchs pour un joueur régulier correspond à une période de plus de 11 ans sans blessures. Les joueuses évoluant actuellement en D1 sont inscrits en caractères gras. Les statistiques sont exactes depuis la saison 2003-2004[18].

Dernière mise à jour :

Nom Matchs Buts Période Clubs
1   Gaëtane Thiney 403 163 2000- Saint-Memmie Olympique (126), US Compiègne CO (21), FCF Juvisy / Paris FC (256)
2   Camille Abily 354 176 2000-2018 Stade briochin (20), ESOFV La Roche (21), CNFE Clairefontaine (17), Montpellier HSC (68), Olympique lyonnais (215), Paris SG (13)
3   Julie Soyer 336 14 2002- CNFE Clairefontaine (38), FCF Hénin-Beaumont (21), Montpellier HSC (68), Paris Saint-Germain (60), FCF Juvisy / Paris FC (149)
4   Sandrine Soubeyrand 311+ 47 1995-2014 Caluire SC (22+), FCF Juvisy (289+)
5   Sarah Bouhaddi   302 2 2002- CNFE Clairefontaine (51), Toulouse FC (22), FCF Juvisy (46), Olympique lyonnais (183)
5   Élise Bussaglia 302 47 2000-2020 Saint-Memmie Olympique (1+), CNFE Clairefontaine (20+), FCF Juvisy (58), MHSC (41), PSG (58), Olympique lyonnais (47), DFCO (24)
7   Sabrina Viguier 295+ 14 1999-2016 Toulouse FC (126+), Montpellier HSC (81), Olympique lyonnais (60), AS Saint-Etienne (28)
8   Sabrina Delannoy 288+ 25 2002-2017 USO Bruay (3+), CNFE Clairefontaine (41), Paris Saint-Germain (244)
9   Laëtitia Tonazzi 281+ 223 1995-2018 FCF Juvisy (199+), Olympique lyonnais (38), Montpellier HSC (44)
10   Marie-Laure Delie 280 191 2005-2019 CNFE Clairefontaine (37), Paris Saint-Germain (117), Montpellier HSC (104), FC Metz (22)
11   Nelly Guilbert 273+ 41 1998-2016 FCF Juvisy (273+)
12   Hoda Lattaf 270+ 195 1997-2014 ESOFV La Roche (3+), Montpellier HSC (224), Olympique lyonnais (43)
13   Sandrine Brétigny 263+ 206 2000- Olympique lyonnais (197+), FCF Juvisy (39), Olympique de Marseille (27)
14   Eugénie Le Sommer 262 203 2007- Stade briochin (65), Olympique lyonnais (197)
15   Corine Petit 261+ 68 2001-2018 ASJ Soyaux (125+), Olympique lyonnais (136)
16   Julie Debever 254 8 2005-2019 FCF Hénin-Beaumont (126), FCF Juvisy (3), AS Saint-Étienne (43), Guingamp (82)
17   Amélie Coquet 251 60 2003-2016 FCF Hénin-Beaumont (44), FCF Juvisy (207)
17   Flavie Lemaître 251 70 2004-2019 CNFE Clairefontaine (37), Toulouse FC (30), Rodez AFC (184)

Meilleures buteusesModifier

 
Laëtitia Tonazzi, meilleure buteuse du championnat de France.

Laëtitia Tonazzi, avec 223 buts, est la meilleure buteuse du championnat de France depuis la saison 2001-2002 (données introuvables auparavant). Elle inscrit la majorité de ses buts avec Juvisy, de 2001 à 2012, et termine deux fois meilleure buteuse de la saison (2008 et 2011). Elle devance Sandrine Brétigny, 206 buts en D1, qui a enchaîné les réalisations à Lyon. Eugénie Le Sommer, toujours en activité, complète ce podium avec 204 réalisations au compteur[19].

Le tableau ci-dessous présente le classement des footballeuses ayant inscrits plus de cent buts en championnat de France. Les joueuses évoluant actuellement en D1 sont inscrits en caractères gras. Les statistiques sont exactes depuis la saison 2001-2002.

Marinette Pichon, première footballeuse star française[20], a sans doute un nombre de buts plus élevé que celui affiché dans ce classement, alors que les données manquent pour quatre de ses saisons en première division[21].

Dernière mise à jour :

Rang Joueuse Période Clubs successifs Matchs Ratio Buts
1.   Laëtitia Tonazzi 2001-2018 FCF Juvisy (171), Olympique lyonnais (32), Montpellier HSC (20) 281 0,79 223
2.   Sandrine Brétigny 2001-2018 FC Lyon (42), Olympique lyonnais (137), FCF Juvisy (21), Olympique de Marseille (6) 263 0,78 206
3.   Eugénie Le Sommer 2007- Stade briochin (33), Olympique lyonnais (171) 262 0,78 204
4.   Hoda Lattaf 2000-2018 ESOFV La Roche (1), Montpellier HSC (153), Olympique lyonnais (41) 270+ 0,72 195
5.   Marie-Laure Delie 2005-2019 CNFE Clairefontaine (19), Paris Saint-Germain (93), Montpellier HSC (76), FC Metz (3) 280 0,68 191
6.   Camille Abily 2000-2018 Stade briochin (4), ESOFV La Roche (3), CNFE Clairefontaine (5), Montpellier HSC (17), Olympique lyonnais (135), Paris Saint-Germain (12) 354 0,69 176
7.   Gaëtane Thiney 2000- Saint-Memmie Olympique (22), US Compiègne CO (5), FCF Juvisy / Paris FC (136) 403 0,4 163
8.   Ada Hegerberg 2014- Olympique lyonnais (144) 118 1,22 144
9.   Lotta Schelin 2008-2016 Olympique lyonnais (143) 138 1,04 143
10.   Élodie Thomis 2002-2018 CNFE Clairefontaine (32), Montpellier HSC (18), Olympique lyonnais (72) 249 0,69 122
11.   Marinette Pichon 1995-2007 Saint-Memmie Olympique (27+), FCF Juvisy (89) 79+ 1,47 116+

Source : http://www.statsfootofeminin.fr/

Compétitions européennesModifier

QualificationsModifier

Classement du championnat français au coefficient UEFA
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
3 5 6 7 4 6 4 3
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
3 2 1 2 1
2020
1

Le tableau ci-contre récapitule le classement de la France au coefficient UEFA depuis 2002. Ce coefficient par nation est utilisé pour attribuer à chaque pays un nombre de places pour la Ligue des champions ainsi que les tours auxquels les clubs doivent entrer dans la compétition. Depuis les années 2010, le championnat français fait partie des deux meilleurs championnats européens.

La Coupe féminine de l'UEFA est créée en 2001, et permet ainsi au club champion de France de pouvoir participer au premier tour de qualification de la compétition. Le Toulouse OAC, champion en 2001, est le premier club français à participer à cette compétition. À partir de 2008, après les bons résultats des clubs français dans la compétition, le champion de France est directement qualifié pour le second tour de qualification.

En 2009, la Coupe féminine de l'UEFA est réformée et devient la Ligue des champions féminine de l'UEFA. Dans ce nouveau format, le champion de France est directement qualifié pour participer à la phase finale de la compétition alors que le vice-champion doit passer par le tour préliminaire de cette compétition. Depuis la victoire de l'Olympique lyonnais dans cette compétition en 2011, le champion et le vice-champion du championnat sont directement qualifiés pour la phase finale de la Ligue des champions.

Alors qu'à partir de 2021-2022 la Ligue des champions change de format avec une phase de groupes avant les tours à élimination directe, la troisième place du championnat de France devient qualificative pour la compétition européenne[22]. Le champion de France se qualifie directement pour la phase de groupe tandis que le deuxième entre au deuxième tour qualificatif et le troisième au premier tour[23].

Palmarès continentalModifier

 
L'Olympique lyonnais soulevant son sixième sacre européen en 2019.

Depuis la création de la Coupe féminine de l'UEFA en 2001, devenue la Ligue des champions féminine de l'UEFA en 2009, deux équipes de première division ont disputé onze finales continentales pour un total de sept victoires. Ces sept titres sont gagnés par l'Olympique lyonnais, club le plus titré de l'histoire de la compétition, en neuf finales jouées depuis 2010. Il est aussi le seul club à avoir remporté la compétition cinq fois consécutivement, de 2016 à 2020.

Le Paris Saint-Germain, quant à lui, est le finaliste le plus malheureux de la complétion européenne avec deux finales jouées (2015 et 2017) et aucune victoire.

En 2017, a lieu la première finale 100 % française, opposant l'OL et le PSG. Les Lyonnaises s'imposent aux tirs au but face aux Parisiennes[24].

OrganisationModifier

Format de la compétitionModifier

Localisation des clubs engagés dans le
championnat 2020-2021.

Le championnat oppose douze clubs français en une série de vingt-deux rencontres jouées durant la saison de football. Le classement est calculé avec le barème de points suivant : une victoire vaut trois points et le match nul un. La défaite ne rapporte aucun point. Les critères de départage entre plusieurs équipes au même nombre de points sont, dans l'ordre d'importance, plus grand nombre de points dans les confrontations directes, la plus grande différence de buts particulière, la plus grande différence de buts générale puis le plus grand nombre de buts marqués. En dernier lieu, une rencontre supplémentaire sur terrain neutre est organisée avec, éventuellement, l'épreuve des tirs au but[25].

À la fin de la saison, l'équipe terminant en tête du classement est sacrée championne de France, alors que les deux dernières sont reléguées en deuxième division. Un club sportivement relégué peut être repêché si une ou plusieurs équipes ayant fini dans les dix premières places sont rétrogradées administrativement ou si l'un des promus se voit refuser la promotion en Division 1.

Les trois premières places de ce championnat sont qualificatives pour la compétition européenne qu'est la Ligue des champions[Note 1].

Les dix premiers de Division 1 2019-2020 et les deux premiers de Division 2 2019-2020 (appelés les promus) participent à la saison 2020-2021.

Équipes engagées pour la saison 2020-2021
Club Dernière
montée
Entraîneur Stade Capacité Saison
en D1
Girondins de Bordeaux 2016   Pedro Martínez Losa Stade Sainte-Germaine 7 048 5e
Dijon FCO 2018   Yannick Chandioux Stade des Poussots 498 3e
FC Fleury 91 2017   David Fanzel Stade Walter-Felder 1 000 4e
EA Guingamp 2006   Frédéric Biancalani Stade de l'Akademi EA Guingamp 1 960 40e
Olympique lyonnais 1977   Jean-Luc Vasseur Groupama OL Training Center 1 500 44e
GPSO 92 Issy 2020   Yacine Guesmia Stade Le Gallo 2 000 3e
Le Havre AC 2020   Thierry Uvenard Stade Océane 25 000 1re
Montpellier HSC 1997   Frédéric Mendy Stade Bernard-Gasset - Terrain d'honneur Mama-Ouattara 1 280 28e
Paris FC 1979   Sandrine Soubeyrand Stade Robert-Bobin 18 845 43e
Paris Saint-Germain 2001   Olivier Echouafni Stade Jean-Bouin
Stade Georges-Lefèvre
20 000
2 164
34e
Stade de Reims 2019   Amandine Miquel Stade Louis-Blériot 500 14e
ASJ Soyaux 2013   Sébastien Joseph Stade Léo-Lagrange 385 41e

Évolution du règlementModifier

Le championnat de France de football féminin met aux prises douze clubs en une poule unique. Cette formule en poule unique de douze clubs fut mise en place en 1992. Auparavant, de 1974 à 1992, la compétition comprenait plusieurs groupes et une phase finale, la format précis ayant changé de nombreuses fois.

De 1974 à 1979, le nouveau championnat de France féminin se divise en deux phases : un premier tour de quatre groupes composés d'abord de quatre équipes les deux premières années puis de cinq équipes par la suite, chaque équipe affrontant une seule fois chaque équipe de son groupe. Les deux meilleures équipes de chaque groupe sont qualifiées pour les quarts de finale de la compétition, tandis que la dernière est reléguée. La phase finale consiste en trois tours de confrontations directes aller-retour.

En 1979, le championnat s'agrandit puisque désormais quarante-huit clubs français sont répartis dans six groupes de huit équipes, jouant une série de quatorze rencontres durant la saison de football. La meilleure équipe de chaque groupe se qualifie pour les demi-finales de la compétition qui consiste en deux mini-tournoi à trois équipes qui s'affrontent à une seule reprise. Les deux meilleures équipes s'affrontent enfin lors de la finale du championnat à la fin de la saison.

De 1982 à 1986, l'ensemble des équipes nationales, quarante-huit clubs, s'affrontent lors d'une première phase de huit groupes de six équipes, en une série de douze rencontres jouées durant la première partie de la saison de football. Les trois meilleures équipes de chaque groupe sont alors qualifiées pour participer à la première division tandis que les trois derniers participent à la deuxième division. Ainsi, en deuxième partie de saison, les équipes qualifiées pour le championnat de première division sont réparties en quatre groupes de six équipes qui s'affrontent à deux reprises. La meilleure équipe de chaque groupe se qualifie ensuite pour les demi-finales se jouant en double confrontation directe, avant que les deux meilleures équipes ne s'affrontent lors de la finale du championnat à la fin de la saison.

La saison 1986-1987 est une saison de transition puisque quarante-huit clubs français se répartissent dans six groupes de huit équipes, et jouent une série de quatorze matchs. Les trois dernières places de chaque groupe du championnat sont synonymes de relégation en division inférieure. La meilleure équipe de chaque groupe se qualifie pour les demi-finales de la compétition qui consistent en une confrontation face à deux autres adversaires au sein d'un groupe de trois équipes. Finalement, les meilleures équipes de ces deux nouveaux groupes s'affrontent lors d'une finale désignant le champion de France.

De 1987 à 1992, trente clubs français, répartis dans trois groupes de dix équipes, jouaient une série de dix-huit rencontres durant la saison de football. Les deux meilleures équipes de chaque groupe et les deux meilleures troisièmes étaient qualifiées pour les quarts de finale de la compétition, tandis que les deux dernières de chaque groupe étaient reléguées au niveau régional. La phase finale consistait en trois tours de confrontations directes aller-retour, à l'exception de la finale qui se jouait sur un seul match.

1992 marque ainsi la création de deux divisions nationales, la Nationale 1A et la Nationale 1B. Pour la première division, est mis en place le format tel qu'on le connaît aujourd'hui avec vingt-deux équipes dans une poule unique, s'affrontant tout au long des 22 journées du championnat. De 2000 à 2004, les quatre premiers du classement disputèrent un tournoi final à l'issue des 22 journées pour désigner le champion. C'est en 2000 que la championnat prend son nom actuel : Division 1.

En 2019, le nombre de joueuses pouvant désormais être inscrites sur une feuille de match passe à 18, contre seize auparavant, la FFF se conformant à la norme en Ligue des champions féminine[26].

ArbitrageModifier

Les arbitres de D1 Arkema en 2020-2021[27]:
Victoria Beyer, Justine Catania, Alexandra Collin, Vanessa Cruchon, Savina Elbour, Romy Fournier, Clémence Gonçalves, Florence Guillemin, Gabrielle Guillot, Charlène Laur, Émeline Rochebilière, Maïka Vanderstichel
 
Florence Guillemin, meilleure arbitre de D1 en 2020.

Douze arbitres sont retenus en début de saison pour devenir les arbitres principales des matchs de première division. À l'issue de la saison, un classement est établi en fonction de leurs performances et la moins bonne arbitre est rétrogradée en division inférieure. L'arbitre occupant actuellement le plus haut niveau dans la hiérarchie féminine française est Florence Guillemin[28].

Parmi les arbitres de Fédérale Féminine 1, trois sont internationales et peuvent être appelées à arbitrer des matchs de Ligue des champions ou des confrontations entre équipes nationales.

Depuis la saison 2020-2021, l'ensemble des arbitres de D1 Arkema sont équipés d'un sytème de communication par micros et oreillettes[29]. De plus, la FFF lance un plan de professionnalisation des arbitres de D1 à partir de cette même saison. Dans un premier temps, huit arbitres en bénéficient : quatre centrales et quatre assistantes[30].

SymbolesModifier

Le trophéeModifier

 
Les joueuses de l'OL posant avec le nouveau trophée en 2017.

Alors que le précédent trophée paraissait tout du moins classique[31], un nouveau trophée est brandi en 2017 par l'Olympique lyonnais, champion de France. Fait de métal argenté, il pèse 6,4 kilos et mesure en hauteur 60 centimètres. Quatre anses forment une vrille et symbolisent les quatre points cardinaux. Le palmarès du championnat figure sur le double socle[32].

Identité visuelle et sonoreModifier

Pour la saison 2020-2021, la D1 Arkema se dote d'un hymne officiel nommé « Let's Run » choisi par les supporters et joué avant chaque rencontre du championnat[33], ainsi qu'un slogan : « L'Esprit de Conquête »[34].

Aspects socio-économiquesModifier

TélédiffusionModifier

Évolution des montants des droits TV[35]
Période Montant par saison
2011-2012 110 000 
2012-2014 150 000 
2014-2018 200 000 
2018-2023 1,2 M€

Profitant du succès de la Coupe du monde 2011, la D1 féminine est pour la première fois diffusée à la télévision cette même année, sur Eurosport et France 4. Sur cette dernière, les premiers matchs diffusés de la saison 2011-2012 attirent 370 000 téléspectateurs en moyenne, soit 2,1 % de parts d’audience[35]. Ainsi jusqu'en 2018, 16 à 22 matchs de D1 et/ou de Coupe de France féminine étaient diffusée chaque saison sur Eurosport, pour une audience moyenne de 60 000 téléspectateurs, avec la garantie de 4 matchs en direct par saison sur France 4 attirant en moyenne 350 000 téléspectateurs[36]. France Télévisions payait alors un montant de 200 000 euros[37].

La Fédération française de football lance le l'appel d'offre des droits télévisés du championnat de France féminin pour les saisons 2018-2019 à 2022-2023, en imposant aux diffuseurs d'être en mesure de diffuser toutes les rencontres. La FFF annonce le mois suivant l'attribution de ces droits au groupe Canal+[38], pour un montant total de 6 millions d'euros sur 5 ans, soit 1,2 millions d'euros par saison[39].

Le championnat gagne ainsi en visibilité, puisque deux matchs émergent désormais lors de chaque journée, un match le samedi à 14 h 30 en multiplex sur Foot+ et les canaux Multisports avec les autres rencontres et un second en match le dimanche à 14 h 45 sur Canal+ Sport. À la mi-temps de l'affiche de Ligue 1, diffusée par Canal+ à 17 heures le samedi, la chaîne cryptée consacre aussi un résumé de 12 minutes au foot féminin[40]. En , l'affiche de D1 PSG-OL est diffusée pour la première fois un dimanche à 21h sur Canal+ à la place de l'affiche de Ligue 1 (trêve internationale), elle réalise une audience encourageante avec 462 000 téléspectateurs en moyenne[41],[42]. Lors de la saison 2018-2019, 129 des 132 matchs ont été retransmis — trois rencontres remises en semaine n'ayant pas fait l'objet d'une diffusion — dont trois sur Canal+, le PSG - OL du dimanche 18 novembre donc, mais aussi le match retour décisif pour le titre diffusé le samedi 13 avril à 20h45 rassemblant en moyenne 301 000 téléspectateurs, et Montpellier - OL le dimanche 16 décembre à 13h00 devant 128 000 téléspectateurs[43].

Pour la saison 2019-2020, le groupe Canal+ renforce son offre en mettant en avant une rencontre de plus, le samedi à 15h30 ou à 20h45, en plus de l'affiche du dimanche à 14h45. Ainsi le nombre d'affiche sur Canal+ va passer de 3 à une dizaine lors des week-ends sans rugby[43]. Au final, 95 des 96 rencontres disputées sont diffusées en direct dont 9 sur Canal+. Pour la saison suivante, deux rencontres restent mises en avant par journée, avec une nouvelle case possible : le vendredi à 18h30[44].

Après la première diffusion historique d'un match, Lyon-Bordeaux de la 3e journée, à l'international le 27 septembre 2020[45], la FFF officialise le 8 octobre un partenariat historique pour la diffusion à l'international de la D1 Arkema dès la saison 2020-2021. Au travers d'un accord de trois saisons signé avec Atalanta Media, le championnat de France féminin est désormais visible aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande, en Allemagne et en Italie. Un match en direct par journée sera diffusé sur de multiples plateformes de diffusion premium : ESPN+, BT Sport, DAZN, Fanatiz et Ata Football (en)[46].

Économie du championnatModifier

Le budget total de la D1 (environ 19 millions € en 2017-2018, 4,7 millions sans Lyon et le PSG) se compose de la façon suivante : 50 % de revenus commerciaux (droits télévisés, merchandising, abonnements), environ 40 % de sponsoring et subventions et moins de 5 % de billetterie. Mais en parallèle, les dépenses des clubs sont nettement supérieures à leurs recettes : en 2017-2018, 8 clubs sur 12 étaient déficitaires, avec un déficit global de 13,5 millions € (dont 7,6 millions € pour l'OL et le PSG) soit 72 % du budget total. Alors que ces pertes d'exploitation augmentent de l'ordre de 75 % par saison en moyenne sur cinq ans, elles sont souvent compensées par les clubs professionnels masculins, pour les équipes associées à ces structures. Le football féminin français cherche donc encore son équilibre économique[47].

La D1 féminine bénéficie à plusieurs reprises de soutien de la part du football masculin. La Ligue de football professionnel décide en 2018 de reverser sa partie du bénéfice de la Coupe du monde versée par Fédération, aux clubs de D1, soit un montant ponctuel d'environ 100 000  par club[48]. Depuis la saison 2018-2019, les clubs participant à la D1 féminine sont évalués dans le but de leur attribuer ou non la saison suivante la Licence Club D1 Féminine délivrée par la FFF, permettant d'obtenir une aide financière[49].

Début 2020, les clubs professionnels français créent l'Association du Football Professionnel Féminin (AFPF), présidée par Laurent Nicollin (MHSC), qui a pour projet de mieux structurer le championnat et créer un modèle économique sain pour les clubs[50]. Un premier résultat est perçu à partir de la saison 2020-2021 avec le versement, par la LFP, en utilisant ses nouveaux droits TV, d'un total de 6 M€ à l'AFPF pour la D1 et D2 féminine, validé par la FFF[51],[52]. Une première répartition devait voir la D1 Arkema recevoir 85 % du montant, avec un versement de 508 000  pour les sections féminines de club professionnel et 175 000  pour les clubs amateurs. Tandis que les 15 % restants devaient aller aux sections féminines de club professionnel évoluant en D2[53]. Mais après la colère des clubs amateurs face à cette inégalité de traitement[54], la LFP et la FFF font passer l'enveloppe globale à 8,7 millions d'euros. Les 9 clubs de D1 « pro » toucheront 627 000  chacun, les 3 clubs « amateurs » près de 550 000 . En D2, 69 000  iront à destination des 13 sections féminines rattachées aux clubs professionnels, pendant que les 11 autres clubs vont finalement toucher 55 000 [55].

Par ailleurs, la FFF signe à partir de la saison 2019-2020 un contrat de naming avec la société Arkema, qui devient le partenaire-titre de la D1 féminine pour 3 ans, pour un montant d'un million d'euros par saison[56].

Contrats et rémunérationsModifier

Une enquête de la FIFPRO en 2017 montre qu'une footballeuse de D1 peut se trouver, pour simplifier, dans trois cas de figure. 160 joueuses sont en « contrat fédéral », dont la moitié à temps partiel. C'est un contrat régi par la convention nationale collective des sports, donc non adapté au métier de footballeuse. Le salaire minimum dépasse à peine le SMIC. La majorité sont « semi-professionnelles », c'est-à-dire qu'elles peuvent être en contrat d'apprentissage, et donc à la fois étudiantes et footballeuses, ou dans une sorte de contrat de travail hybride qui leur permet tout juste de vivre de leur football, souvent des compléments de revenus sont nécessaires. Enfin, il y a les amatrices qui n'ont aucun contrat de travail ni aucune rémunération directe régulière liée à leur activité de footballeuse. Elles obtiennent cependant souvent des défraiements occasionnels ou le remboursement des frais de déplacement. Ces joueuses travaillent donc en parallèle de leur carrière de footballeuse et s'entraînent le soir après la journée de travail[57].

Selon l'enquête de la FIFPRO, avec un salaire annuel moyen de 43 497 euros, la Division 1 féminine est le championnat féminin de football le plus rémunérateur dans le monde en 2017 devant les championnats allemands (38 209 euros), anglais (30 891 euros) et américains (23 638 euros). Mais cette place haute s'explique par le niveau des salaires moyens des joueuses de l'Olympique lyonnais (162 000 €) et du PSG (127 000 €)[57]. Le championnat français est donc très inégalitaire entre les différents clubs, ce qui explique notamment l'hétérogénéité du niveau en D1 Arkema[58].

AffluencesModifier

Meilleure affluence pour un match de championnat : Olympique lyonnais - Paris Saint-Germain (1-0), 30 661 spectateurs le au Groupama Stadium à Décines-Charpieu[59].

Classement des affluences les plus importantes[60]
Rang Match Stade Date Affluence
1 Olympique lyonnais - Paris Saint-Germain Groupama Stadium 30 661
2 Olympique lyonnais - Paris Saint-Germain Groupama Stadium 25 907
3 EA Guingamp - Olympique lyonnais Stade de Roudourou 12 263
4 Olympique lyonnais - Paris Saint-Germain Stade de Gerland 10 122
5 Paris Saint-Germain - Olympique lyonnais Stade Jean-Bouin 8 704
6 EA Guingamp - Olympique de Marseille Stade de Roudourou 7 945
7 Olympique lyonnais - Paris Saint-Germain Groupama Stadium 7 912
8 EA Guingamp - Olympique lyonnais Stade de Roudourou 7 850
9 Olympique lyonnais - Paris Saint-Germain Stade de Gerland 7 512
10 Olympique lyonnais - Montpellier HSC Stade de Gerland 7 411


Évolution de la moyenne de spectateurs par match depuis 2003[61]

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Pour le détail des qualifications continentales, voir la section Qualifications.

RéférencesModifier

  1. « La vie sportive - L'honneur aux dames », Le Matin, no 12809,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  2. « La vie sportive - A Paris », L'Ouest-Éclair, no 7173,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  3. « La vie sportive - Un match féminin », Le Petit Parisien, no 15385,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  4. Grégoire Boutreau, Au bonheur des filles, , p. 242 à 250
  5. a et b « PSG-Lyon : la guerre des dames », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 23 novembre 2019)
  6. « Joueuse - Marinette PICHON - FFF », sur www.fff.fr (consulté le 25 octobre 2020)
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  8. a b et c « Championnats - Les lauréats des Trophées de la D1 Féminine ! », sur FFF.fr, (consulté le 25 novembre 2020)
  9. a b et c « La FFF - Palmarès des trophées de la D1 féminine », sur FFF.fr, (consulté le 19 octobre 2020)
  10. « Elise Bussaglia sacrée meilleure joueuse », sur fff.fr,
  11. Bastien Lhéritier, « Julie Morel lauréate », sur fff.fr,
  12. « Le trophée de Meilleure Joueuse remis à Shirley Cruz », sur fff.fr,
  13. « Challenge FFF de la meilleure joueuse de D1 - Gaëtane THINEY termine en tête », sur footofeminin.fr,
  14. « Sofia Jakobsson a reçu son Trophée », sur fff.fr,
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  53. « #FOOTBALLFEMININ - ITW Laurent Nicollin - Tout savoir sur les chèques que chacun recevra des 6 millions d'euros ! », sur Les Féminines, (consulté le 26 juin 2020)
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  55. Sebastien Duret, « #D1Arkema - D2 : L'inégalité des aides financières finalement réduite entre clubs "pro" et "amateur" », sur Footofeminin.fr, (consulté le 10 octobre 2020)
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  58. Anthony Alyce, « Quel modèle pour la professionnalisation du football féminin français ? », sur Ecofoot.fr, (consulté le 25 novembre 2020)
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  61. Sebastien Duret, « D1 (Bilan) - Le public répond présent », sur Footofeminin.fr, (consulté le 19 janvier 2020)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier