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Chambellay

commune française du département de Maine-et-Loire

Chambellay
Chambellay
L'église Saint-Aubin.
Blason de Chambellay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Segré
Canton Tiercé
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées du Haut-Anjou
Maire
Mandat
Jean Pagis
2014-2020
Code postal 49220
Code commune 49064
Démographie
Gentilé Cambolitains
Population
municipale
392 hab. (2016 en augmentation de 14,62 % par rapport à 2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 28″ nord, 0° 40′ 56″ ouest
Altitude Min. 17 m
Max. 76 m
Superficie 12,86 km2
Localisation

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Chambellay

Chambellay est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

La commune fait partie de la communauté de communes de la région du Lion-d'Angers ainsi que du syndicat mixte Pays du Haut-Anjou Segréen.

GéographieModifier

Chambellay se situe à 10 km du Lion-d'Angers, à 15 km de Segré, à 16 km de Château-Gontier et à 30 km d'Angers.

La commune s'étend de part et d'autre de la Mayenne, sur une superficie de 1287 hectares. Elle est parcourue par quelques ruisseaux : celui du Grand Saulaie qui constitue la limite nord de la commune, celui du Maudeux qui passe au nord du bourg et celui de la Baconne sur la rive gauche de la Mayenne. Seuls le bois des Défais et le parc du château de Bois-Montbourcher constituent des zones boisées sur la commune. Outre la N 162, la commune est parcourue par deux axes principaux de communication, un nord/sud le CD 187 et un est/ouest le CD 78.

ToponymieModifier

La ville s'appelait Cambriliacus Villa à la fin de l'Antiquité, Camberliacus au XIe siècle, Chambelleyum au XIIIe siècle[réf. souhaitée]

HistoireModifier

[réf. souhaitée] Au Moyen Âge, la châtellenie de Chambellay relevait, pour une partie, de la baronnie de Candé et pour partie du château d'Angers. La seigneurie de Chambellay appartenait à la famille de Montalais (du XIVe à la fin du XVIIe siècle), avant d'être cédée en 1696 à la famille de Racapé, puis de passer, jusqu'à la Révolution, par succession en 1734 aux d'Héliand d'Ampoigné et enfin par alliance en 1770 aux Juigné du Parvis.[réf. souhaitée]

Sous l'Ancien Régime, Chambellay faisait partie de la sénéchaussée d'Angers.

Pendant la Première Guerre mondiale, 33 habitants perdent la vie. Lors de la Seconde Guerre mondiale, deux habitants sont tués[1].

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1801 F.Brillet    
1801 1808 Vignais    
1808 1818 Comte Louis d’Andigné de Mayneuf   Magistrat, président du Conseil général de Maine-et-Loire
1818 1830 Comte des Haies de Cry    
1830 1838 J.B.Journeil    
1838 avril 1848 René Valin    
avril 1848 août 1848 Thorel   Médecin
août 1848 1865 Michel Lavenier    
1865 1878 Adolphe Bordillon    
1878 1881 Marquis Ernest de Charnacé    
1881   Vicomte Daniel de Charnacé    
         
août 1942 septembre 1942 J.B.Boivin    
septembre 1942 1968 Comte Bertrand de Charnacé    
1968 1977 Maurice Boisramé    
1977 1983 Louis Chrétien    
1983 2001 Henri Vannier   Retraité
2001 2008 Bernard Deumié   Inspecteur général du Tourisme
Président de la CC Région du Lion-d'Angers (2001-2008)
mars 2008 mars 2014 Denis Placet   Enseignant
mars 2014 En cours
(au 18 avril 2014)
Jean Pagis[2]    

IntercommunalitéModifier

La commune est membre de la communauté de communes de la région du Lion-d'Angers[3], elle-même membre du syndicat mixte Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2016, la commune comptait 392 habitants[Note 1], en augmentation de 14,62 % par rapport à 2011 (Maine-et-Loire : +2,61 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
696555563566740772814851821
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
838888809761753704713720654
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
657646649573523537536606488
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
425368283320268299299344379
2016 - - - - - - - -
392--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 47,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 14,1 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 22,5 %, plus de 60 ans = 22,5 %) ;
  • 52,5 % de femmes (0 à 14 ans = 22,9 %, 15 à 29 ans = 12,7 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 27,4 %).
Pyramide des âges à Chambellay en 2008 en pourcentage[8]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90  ans ou +
1,3 
5,6 
75 à 89 ans
8,3 
16,2 
60 à 74 ans
17,8 
22,5 
45 à 59 ans
18,5 
19,0 
30 à 44 ans
18,5 
14,1 
15 à 29 ans
12,7 
21,8 
0 à 14 ans
22,9 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[9].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

EnseignementModifier

ÉconomieModifier

Sur 39 établissements présents sur la commune à fin 2010, 44 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 5 % du secteur de l'industrie, 8 % du secteur de la construction, 33 % de celui du commerce et des services et 10 % du secteur de l'administration et de la santé[10].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Aubin[11] (avec les toiles d'Adeline Neveux (1912-1987)
    Architectes : Alfred Tessier et Prosper Lemesle (cambolitain de naissance). L'église remplace une église romane qui contenait de très belles peintures murales. La reconstruction est confiée en 1858 à Tessier. Les travaux sont menés jusqu'en 1861 sous la direction de Prosper Lemesle. En 1911, la flèche fait l'objet de consolidations. Quinze toiles marouflées murales d'Adeline Neveux y sont installées en 1941 et montrent des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament.
    L'église est en croix latine ; elle possède un clocher-porche hors-œuvre en façade. Le clocher est en pierre à trois étages couronnés d'une flèche polygonale. La nef unique est composée de cinq travées voûtées d'ogives en brique, d'une travée de chœur et d'une abside à cinq pans. L'église est éclairée par des baies à deux lancettes excepté les pignons des bras du transept percés de roses. Des peintures de H. Fournier et de l'Angevin René Rabault viennent compléter le décor.

Personnalités liées à la communeModifier

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Il est également possible que sa longueur crée un déséquilibre dans l'article, au point d'en compromettre la neutralité en accordant à un aspect du sujet une importance disproportionnée.

XVIIIe – XIXe siècleModifier

  • comte Louis Auguste d'Andigné de Mayneuf (1763-1839), magistrat et homme politique: conseiller au Parlement de Bretagne (1788-1790), président du Conseil général de Maine-et-Loire (1807-1809, 1818-1819, 1822-1823, 1825-1827,1829-1831), maire de Chambellay (1808-1818), député de Maine-et-Loire (1815-1827), Premier président de la Cour royale d'Angers (1824-1830), chevalier de la Légion d'honneur.

Il n'émigra pas lors de la Révolution, fut incarcéré au Bouffray à Nantes sous la Terreur, puis arrêté à nouveau sous le Directoire. C'est en son manoir de la Jonchère qu'il avait accueilli, en décembre 1799, les "conférences de Pouancé" au cours desquelles les chefs de la chouannerie décidèrent l'ouverture des négociations avec Bonaparte qui conduisirent à la pacification de janvier 1800. Il résidait au château des Halliers (terre advenue à sa famille au XVIe siècle), route de Montreuil-sur-Maine, qui sera acquis en 1865 par le vicomte Paul-Louis Syette de Villette (1814-1885), époux d'Élisabeth Victoire de la Tullaye (1830-1925).

Marié quatre fois (en 1791, 1800, 1803 et 1812), Louis d'Andigné eut six enfants : Louise-Agathe-Rosalie (1805-1839), Sophie-Charlotte-Pauline (1807-1859), Rosalie (+1899), Noémie (1826-1837), Emmanuel (1817-1871) et Marie-Charlotte (1820-1885). C'est son fils, Emmanuel d'Andigné de Mayneuf, qui cédera à la commune en 1844 les bâtiments de l'ancien prieuré de Chambellay pour y établir le presbytère, rénovera la ferme des Halliers en 1856 (primée comme ferme modèle) et élèvera la chapelle funéraire de la famille d'Andigné dans le cimetière de Chambellay en 1858, tout en agrandissant le château et le domaine de l'Isle-Briand au Lion d'Angers, ville dont il sera maire de 1848 à 1871.

  • Toussaint Grille (1766-1850), collectionneur d'ouvrages et d'antiquités angevines : avant de devenir directeur de la bibliothèque municipale d'Angers (1805-1837), il avait été curé assermenté de Chambellay (1792-1793). Son neveu, François Grille (1782-1853), qui lui succéda comme bibliothécaire de la ville d'Angers, fréquentait le salon que Rosalie Barbot (1771-1863), la tante de Prosper Barbot (cf. infra), tenait cour Saint-Aubin à Angers.

En 1854, il fit construire avec son épouse, née Caroline Deshaies de Cry (1792-1870), sur l'emplacement de la Maison de la Roche Chesneau où avait vécu le comte Louis Deshaies de Cry (1754-1848, maire de Chambellay de 1818 à 1830), le château de la Régale (qui revint à leur mort à leurs neveux Charnacé et sera finalement acquis en 1985 par la commune de Chambellay pour y construire le lotissement éponyme). En 1858, les époux Dambray furent également les principaux souscripteurs à l'origine de la construction, en remplacement de l'ancienne église prieurale du XIe ou XIIe siècle, de la nouvelle église Saint-Aubin de Chambellay par les architectes Alfred Tessier et Prosper Le Mesle (1823-1912), lui-même originaire du Perray à Chambellay.

  • Prosper Barbot (1798-1878), artiste-peintre paysagiste et orientaliste : compagnon de Camille Corot en Italie (1824-1828), récompensé d'une médaille d'or au Salon de 1827, peignant ensuite en Algérie (1842) et en Égypte (1844-1846). Ses œuvres figurent principalement dans les collections des musées des Beaux-Arts d'Angers (périodes italienne et angevine), où sont exposés dans la galerie consacrée aux paysagistes du XIXe siècle : Vue du théâtre de Traormine en Sicile, Rochers à Civita Castellane, Ruines à Rome, Procession au Forum et du Louvre (dessins).

Il habitait à Chambellay, dont il fut conseiller municipal de nombreuses années, la maison aujourd'hui sise 4 route de Saint-Martin, longtemps appelée l'ancien Vergé, compte tenu de la construction, en 1909, du nouveau Verger par l'architecte Georges Le Chatelier (1857-1935), frère du savant Henry Le Chatelier (1850-1936) et époux de la petite-fille et dernière héritière de Posper Barbot, née Henriette Garnon.

  • marquis Guy de Charnacé (1825-1909), écrivain et musicologue : il se marie en 1849 à Claire d'Agoult (1830-1912), fille de Marie d'Agoult (1805-1876), en littérature Daniel Stern, dont il était devenu un habitué du salon littéraire après avoir rencontré Honoré de Balzac à Dresde dans le salon de la comtesse Hanska. Œuvres : Drames mystérieux, Une parvenue, Un homme fatal, Le baron vampire, Vaincu, Expiation, L'amour et l'argent, Journal d'un amoureux, L'esclave, Les femmes d'aujourd'hui, Nouveaux portraits, Aventures et portraits, Sur le vif, Causeries sur nos contemporains, Notes d'un philosophe provincial, Réponse à l'homme-femme de Dumas, L'amour dans le roman et chez les philosophes, Musique et musiciens, Les étoiles du chant, Gluck et Weber, Les théâtres lyriques subventionnés, Wagner jugé par un allemand, Souvenirs d'une jument de chasse, Les veneurs ennemis, Portraits de chiens courants, Le chasseur noir, Étude d'économie rurale, Études sur les animaux domestiques, Les races chevalines françaises, Les races bovines françaises, Les œuvres posthumes de Baudement, Les femmes d'à présent, Hommes et choses du temps présent…

Il vint habiter au château du Bois-Monbourcher (terre acquise en 1711 par la famille de Girard de Charnacé) de 1880 à la mort de sa mère en 1899. Son fils, Daniel de Charnacé (1851-1942), se fixera au Bois-Montbourcher en 1876, auprès de son grand-père, le marquis Ernest de Charnacé (1800-1884), qui venait d'achever la restauration du château et auquel il succédera comme maire de Chambellay de 1884-1942, détenant ainsi le record de longévité à cette fonction municipale. Son petit-fils, Bertrand de Charnacé (1885-1967), sera également maire de Chambellay de 1942 à 1967 et sera l'auteur, en 1958, des Notes sur la maison de Girard de Charnacé.

XXe – XXIe siècleModifier

  • Jean-Claude Brialy (1933-2007)
    Il a réalisé son premier film, Églantine, l'histoire de la vente d'une maison de famille inspirée de la vente de la maison de ses grands-parents paternels sise à Chambellay, rue du Commerce. En 1979, il demeure à Chambellay pendant le tournage d'un autre de ses films "les Malheurs de Sophie" (tourné au château de Lorie, situé à La Chapelle-sur-Oudon près de Segré). Deux livres : Le ruisseau des singes (2000) et J'ai oublié de vous dire (2004), y évoquent plus particulièrement les bons moments de son enfance passés à Chambellay
  • Alfred Bour (1882-1973), administrateur de biens, homme politique, journaliste. En 1935, il a hérité avec son épouse, née Caroline Leroux (1884-1947) et nièce de Georges Le Chatelier (1857-1935) décédé sans enfant, de la propriété du Verger, sise aujourd'hui 8 route de Saint-Martin à Chambellay, voisine de celle des Soulez-Larivière auxquels Alfred Bour était par ailleurs lié par sa sœur Adèle, épouse d'Émile Soulez. Un de ses fils, Louis Bour (1909-1998), publia en 1977 un livre sur son père: Alfred Bour, une vie, une époque, où figurent de nombreux souvenirs de sa vie à Chambellay, dont le récit de ses dernières années en Anjou.

HéraldiqueModifier

  Chambellay
  • Description : D’argent à trois chevrons de gueules.[12]


Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (notice BnF no FRBNF33141105, lire en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier