Chair à canon

La chair à canon est le nom donné au personnel militaire que l’on est disposé à sacrifier au feu ennemi pendant un engagement armé, malgré des probabilités de victoire très restreintes. L’expression désigne donc péjorativement des soldats généralement peu qualifiés, mal formés ou n’ayant pas le matériel adéquat et dont l’intérêt tactique est d’offrir une résistance momentanée à une force adverse pour un coût monétaire minimal.

L’expression peut également désigner le citoyen envoyé à la mort, tout en évoquant le caractère futile du passage à la postérité[1].

D’après J.-P. Kauffmann dans son livre Outre-Terre consacré à la bataille d’Eylau opposant en Napoléon Ier aux armées russes, l’expression serait de Chateaubriand[2].

Notes et référencesModifier

  1. Éloges posthumes sur Gallica.
  2. J.-P. Kauffmann, Outre-Terre : le voyage à Eylau, Paris, éditions des Équateurs, coll. « Équateurs Littérature », , 331 p., Broché 142 × 26 × 206 mm (ISBN 978-2-84990-435-0, présentation en ligne), chap. 6 (« Julia »).


Voir aussiModifier