Chacal (film)

film sorti en 1973
Chacal
Titre original The Day of the Jackal
Réalisation Fred Zinnemann
Scénario Kenneth Ross (scénario)
Frederick Forsyth (roman)
Acteurs principaux
Sociétés de production Warwick Film Productions
Universal Productions France S.A.
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Thriller
Durée 143 minutes
Sortie 1973


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Chacal (The Day of the Jackal) est un film franco-britannique réalisé par Fred Zinnemann, sorti en 1973, tiré du roman de Frederick Forsyth.

SynopsisModifier

En 1963, après l'échec de l'attentat du Petit-Clamart, trois dirigeants de l'OAS engagent un tueur professionnel pour assassiner le président Charles de Gaulle. Sans identité, sans visage, son nom de code est Chacal et ses services valent un demi-million de dollars. Pour collecter les fonds, l'OAS commet une série de braquages qui éveille l'attention de la police française. Tandis que le Chacal organise avec méthode et dans le moindre détail son projet de meurtre, la police tente de le prendre de vitesse.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

CommentaireModifier

Il y a malheureusement deux déviations par rapport au livre qui sont invraisemblables.

Premièrement, la police vient au château avant l'arrivée du Chacal. Compte tenu de sa liaison avec la Baronne, il serait inconcevable qu'ils n'y aient pas laissé une souricière, c.à.d. une surveillance discrète permettant d'interpeler le fugitif.

En outre, dans le film, le Chacal obtient la fausse carte d'identité au nom de Martin avant la scène où il parcourt Paris à la recherche d'un angle de tir adéquat. Or, il est crucial pour l'intrigue que celle-ci porte l'adresse de Martin rue de Rennes...


Il y a d'autres erreurs (moins importantes): la date de naissance de la Baronne sur le registre de l'hôtel est donnée en 1933. En 1963, elle aurait eu 30 ans et ne pouvait donc avoir un fils de 19 ans. Le Général monte à l'arrière gauche de la DS présidentielle, sa femme à droite; il s'agit là d'une erreur fondamentale de protocole. L'avion qu'il est censé utiliser à Villacoublay est totalement ridicule; en fait, pour se rendre à Colombey, il utilisait un hélicoptère.

Il y a de très nombreux anachronismes au sujet des voitures et de leurs immatriculations: on y voit plusieurs Peugeot 504, Simca 1100, Fiat 850, Citroën DS restylées, un bus RATP Berliet PCMR, une Opel Rekord "C" dans laquelle arrive l'avocat au début du film, une plaque "92" sur une voiture pendant une des attaques de banques, des numéros à 4 chiffres dans l'Isère et le Puy-de-Dôme, tout cela n'existait pas en 1963.

  • L'opération n'eut jamais lieu mais utilise plusieurs éléments réels.
  • Dans la reconstitution de l'Attentat du Petit-Clamart, l'immatriculation de la DS présidentielle (5249 HU 75) est authentique.
  • Ce surnom du chacal fut attribué à Ilich Ramírez Sánchez après qu'un exemplaire du roman eut été trouvé dans sa chambre d'hôtel lors d'un raid de la police[réf. souhaitée].
  • Il existe un remake de ce film également appelé Le Chacal avec Richard Gere et Bruce Willis.
  • La première banque victime d'une attaque de l'OAS, est dans le film présentée comme La Banque de Grenoble. Le bâtiment est en fait l'immeuble de la caisse d'épargne de Versailles, à l'angle du boulevard de la Reine et de la rue du Maréchal Foch, en face de l'Hôpital Richaud.
  • L'historien britannique Munro Price cite ce film deux fois dans son ouvrage Louis-Philippe, le prince et le roi, Paris, éditions de Falois, 2009, page 283 : Dans une scène, dont on trouve l'écho fictionnel dans "Chacal" de Frederick Forsyth, ils se précipitèrent à l'étage et découvrirent l'instrument de destruction. Ceci à propos de l'attentat de Giuseppe Fieschi. Page 293 : L'apprenti assassin était un employé de vingt-six ans et un républicain fanatique nommé Louis Alibaud. Autre parallèle avec "Chacal", son arme était un mousquet camouflé en canne.
  • Certains noms furent modifiés lors de l'adaptation au cinéma : entre autres, Colette de Montpellier est, dans le roman original, Colette de la Chalonnière.
  • La scène d'ouverture se situe au palais de l'Élysée lors de la sortie du conseil des ministres mais fut tournée dans la cour de l'hôtel de Soubise, siège des Archives nationales. Le rôle de Maurice Teynac, dans la version télévisée, a été raccourci.

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier

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