Châtillon-sur-Saône

commune française du département des Vosges
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Châtillon-sur-Saône
Châtillon-sur-Saône
La mairie.
Blason de Châtillon-sur-Saône
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Darney
Intercommunalité Communauté de communes des Vosges côté Sud Ouest
Maire
Mandat
Aimé Bonneret
2014-2020
Code postal 88410
Code commune 88096
Démographie
Gentilé Châtillonnais(es)
Population
municipale
131 hab. (2017 en diminution de 7,75 % par rapport à 2012)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 57″ nord, 5° 53′ 08″ est
Altitude Min. 229 m
Max. 398 m
Superficie 9,21 km2
Localisation
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Châtillon-sur-Saône
Liens
Site web www.chatillon-sur-saone.com

Châtillon-sur-Saône est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Châtillonnais.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Châ

tillon-sur-Saône est la dernière commune du cours de la Saône dans le département des Vosges, à son confluent avec l'Apance. Le village, bâti sur un éperon entre les deux rivières, domine leur confluent à son pied est.

Géologie et reliefModifier

L'essentiel du territoire de la commune est voué à l'agriculture. À ses confins, quelques forêts font partie de la forêt domaniale de Darney. On y trouve, au nord, le point culminant de Châtillon à 398 m. Le point le plus bas, 229 m, coïncide avec l'entrée de la Saône en Franche-Comté.

Hydrographie et les eaux souterrainesModifier

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[1] :

  • rivière la Saône,
  • rivière l'Apance,
  • ruisseau des chamonts.

Voies de communications et transportsModifier

Voies routièresModifier

L'agglomération est traversée par l'ancienne nationale 417 - aujourd'hui D 417 - entre Bourbonne-les-Bains, 13 km à l'ouest, et Vauvillers, 19 km à l'est. Monthureux-sur-Saône est à 15 km au nord par la D 15 et le chef-lieu du canton, Lamarche, à 21 km.

ToponymieModifier

Châtillon serait un dérivé, sans doute mérovingien, du bas latin castellum, diminutif de castrum, accompagné du suffixe -ionem. Castrum désigne d’abord tous les types de forteresse, depuis le simple donjon jusqu’à l’enceinte urbaine, puis se spécialise dans le sens de « château fort » et se réduit ensuite à celui de « grande maison de plaisance ».

HistoireModifier

Il existait à Châtillon un château fortifié, que le comte de Bar Henri III céda en 1301 au roi de France Philippe le Bel, dont il était le prisonnier. Châtillon se retrouve dans le Barrois mouvant. Vers 1350, le bourg fut protégé par une enceinte au début de la guerre de Cent Ans. Du XIVe au XVIIIe siècle, Châtillon fut une prévôté du comté puis du duché de Bar puis du duché de Lorraine. Charles le Téméraire détruisit Châtillon en 1476 lors de la guerre qu'il mena contre le duc de Bar et de Lorraine René II qui se termina par la mort de Charles lors de la bataille de Nancy en . En 1484, la ville fut prise et détruite par le seigneur de Valengin en conflit avec René II. La Renaissance fut une période de reconstruction et de forte croissance démographique, en témoignent les nombreuses maisons et hôtels de style Renaissance construits par des écuyers locaux (de Sandrecourt, de Bourbévelle), par la famille du seigneur usufruitier de Châtillon, Bertrand de Jaulin, frère d'armes du duc de Bar et de Lorraine René II et par des officiers ducaux de la prévôté (familles Vernisson, Savarin) ou des marchands et artisans. En , la ville fut prise par les troupes françaises de Richelieu lors de la guerre de Trente Ans. Les troupes suédoises de Bernard de Saxe-Weimar l'occupèrent en et la quasi-totalité de la population disparut, victime de la guerre, de la peste, sauf ceux qui avaient pu fuir. Le bourg fut abandonné puis reconstruit partiellement à partir de la fin du XVIIe siècle et redevint le chef-lieu d’une prévôté ducale de Lorraine puis royale. Cependant, la reconstruction du XVIIIe siècle épargna nombre de maisons Renaissance qui furent simplement transformées en granges ou fermes. La restauration de ces maisons s'appuya sur plusieurs classements en 1984 grâce à l'action de l'association Saône-Lorraine[2][réf. non conforme].

De 1790 à l'an IX, la commune fut le chef-lieu d'un canton.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jacqueline Gaulard    
mars 2008 En cours
(au 18 février 2015)
Aimé Bonneret    

Finances localesModifier

En 2013, le budget de la commune était constitué ainsi[3] :

  • total des produits de fonctionnement : 137 000 , soit 932  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 86 000 , soit 582  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 20 000 , soit 139  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 44 000 , soit 296  par habitant.
  • endettement : 59 000 , soit 400  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 20,10 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,96 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 19,48 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 19,20 %.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2017, la commune comptait 131 habitants[Note 1], en diminution de 7,75 % par rapport à 2012 (Vosges : -2,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
597603725684698707746712628
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
632655555538487461432428420
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
418352314351350316311270236
1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2017 -
226201176179168145138131-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Le haut-village Renaissance possède plusieurs constructions inscrites ou classées au titre des monuments historiques :

  • Hôtel de Lignéville (classement le 31 décembre 1984[8])
  • Hôtel de Sandrecourt (classement le 5 décembre 1984[9])
  • Hôtel du Gouverneur (inscription le 5 décembre 1984[10])
  • Hôtel du Faune (ou Immeuble Drouin, classement le 28 décembre 1984[11])
  • Prévôté, ancien grenier (inscription le 5 décembre 1984[12])
  • Immeuble dit ancien hôpital (classement le 5 décembre 1984[13])
  • Immeuble 4e quart XVe siècle (inscription le 5 décembre 1984[14])
  • La grosse tour des remparts (classement le 5 décembre 1984[15])
  • Croix de carrefour en haut de la Grande Rue (classement le )[16].

Personnalités liées à la communeModifier

Héraldique, logotype et deviseModifier

  Blasonnement :
D'azur à deux bars adossés d'or cotoyés de deux croix de Lorraine d'argent[17].
Commentaires : Le blason associe le comté de Bar et la région Lorraine.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 315 : Châtillon-sur-Saône
  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal, , 495 p.
    Châtillon-sur-Saône p. 456 et Carte n°5 des Vosges, B.38.688.87

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. L'eau dans la commune
  2. Brochure de l'association Saône-Lorraine.
  3. Les comptes de la commune de Châtillon-sur-Saône « Copie archivée » (version du 19 avril 2019 sur l'Internet Archive)
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. « Hôtel de Lignéville », notice no PA00107114, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Hôtel de Sandrecourt », notice no PA00107115, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Hôtel du Gouverneur », notice no PA00107113, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Hôtel du Faune (ou Immeuble Drouin) », notice no PA00107117, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Prévôté, ancien grenier », notice no PA00107119, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Immeuble dit ancien hôpital », notice no PA00107118, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Immeuble », notice no PA00107116, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Enceinte fortifiée : enceinte ; tour », notice no PA00107120, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Notice no PA00107112, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Constant Lapaix, Armorial des villes, bourgs et villages de la Lorraine, du Barrois et des Trois-Évêchés, Nancy, Chez l'auteur