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Château du Pin (Loiret)

château situé à Mérinville (France)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir château du Pin.

Château du Pin
Image illustrative de l’article Château du Pin (Loiret)
Architecte Réhabilitation en 1822 par Auguste Pellechet
Début construction XVIIe siècle
Propriétaire actuel privé
Destination actuelle habitation
Coordonnées 48° 05′ 14″ nord, 2° 55′ 42″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Canton français Canton de Courtenay
Commune Mérinville

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château du Pin

Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire

(Voir situation sur carte : Centre-Val de Loire)
Château du Pin

Géolocalisation sur la carte : Loiret

(Voir situation sur carte : Loiret)
Château du Pin

Le château du Pin est un château français situé à Mérinville, dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

Le château est situé au nord-ouest du territoire de la commune de Mérinville, à 142 mètres d'altitude, à proximité du lieu-dit Les Râles, le long de la route du Pin, dans la région naturelle du Gâtinais et le département du Loiret (région Centre-Val de Loire).

HistoireModifier

Dès le XIIe siècle, des documents font état de la présence au Pin d'Adèle de Champagne, mère de Philippe Auguste et reine de France par son mariage avec Louis VII[1].

À la mort de ce dernier et jusqu'en 1192, date du retour de Philippe Auguste de la troisième croisade, elle règne sur le royaume de France.

C'est à cette époque que Philippe Auguste achète le château du Pin à sa mère qui veut se consacrer à la fondation d'abbayes. Le Pin est alors idéalement situé entre les abbayes de Ferrières et de Rozoy. Les premières mentions de la seigneurie apparaissent à ce moment-là dans les minutes des notaires.

Édifié dans sa forme actuelle au début du XVIIe siècle sur les ruines de l'ancien château devenu dépendance de l'abbaye de Ferrières en Gâtinais, le Pin a été modernisé au début du XIXe siècle.

En 1821, le maréchal de France, Sylvain Charles Valée[2] acquiert le domaine et restaure le château avec l'aide de l'architecte Auguste Pellechet.

Il le fait aménager pour pouvoir y venir aussi souvent que possible, bien que ses obligations militaires lui laissent peu de temps.

Il fait dessiner un parc composé d'un jardin à l'anglaise et d'un jardin à la française, fait planter un potager, et profite des étangs qui jalonnent la propriété. Pendant ses séjours, il s'adonne à l'agriculture et à la botanique, deux passions qui animeront son temps libre.

Il y reçoit sa fille unique, Adèle Valée[note 1]

Après la seconde Guerre mondiale, le journaliste et écrivain allemand August von Kageneck, habite la maison pendant plusieurs années.[réf. nécessaire]

En 2011, le château est mis en vente. Soucieux de le conserver dans la famille, une des descendantes directes du Maréchal Valée et son mari parviennent à le racheter en 2012. En 2017, le domaine privé des étangs du Pin est à son tour racheté par le couple.[réf. nécessaire]

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Adèle Valée épousera le Comte de Salles, général de division du second empire puis sénateur du Loiret. Mais les ambitions politiques de son mari, les conduisent à rechercher une propriété plus proche de Montargis. Le maréchal, très attaché à sa fille unique ne comprend pas ce choix, lui qui considère Le Pin « beau, frais, presque élégant ». Finalement, en 1837, le vainqueur de Constantine qui vient tout juste de recevoir son bâton de Maréchal des mains du roi Louis Philippe, aide le jeune ménage à acheter le château de Plateville situé dans la région naturelle du Gâtinais, à une vingtaine de kilomètres du Pin. Dès lors, Adèle de Salles qui voue un véritable culte pour son père, ne cessera d'aller lui rendre visite.

RéférencesModifier

  1. Gache 1977, p. 50
  2. Léonce de Brotonne, Les Sénateurs du Consulat et de l'Empire, Slatkine, , 327 p. (lire en ligne), p. 225

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Paul Gache, « Bref aperçu sur Mérinville et Gonois », Bulletin trimestriel des travaux de la société d'émulation de l'arrondissement de Montargis, 3e série, no 39,‎ , p. 47-60 (lire en ligne, consulté le 14 août 2017).

Articles connexesModifier

Lien externeModifier