Château de Walzin

château belge

Le château de Walzin est un château belge situé en Wallonie dans le hameau condruzien de Walzin, dans l'ancienne commune de Dréhance (aujourd'hui intégrée à la commune de Dinant) en province de Namur.

Château de Walzin
Image illustrative de l’article Château de Walzin
Le château de Walzin
Période ou style Médiéval, Renaissance et Néo-gothique
Début construction XIe siècle
Destination initiale Poste de surveillance et de défense avancée
Propriétaire actuel comte et comtesse Alexis de Limburg Stirum
Destination actuelle Domaine privée, non visitable
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (1997, no 91034-CLT-0065-01)
Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine exceptionnel (2013, no 91034-PEX-0005-02)
Coordonnées 50° 13′ 10″ nord, 4° 55′ 24″ est[1]
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Commune Dinant
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
(Voir situation sur carte : province de Namur)
Château de Walzin
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Château de Walzin

HistoireModifier

Perché sur un piton rocheux de plus de 50 mètres de haut surplombant à pic un méandre de la Lesse, ce nid d'aigle a verrouillé au cours des siècles la vallée inférieure de la rivière ainsi qu'une des routes reliant Dinant à la France.

Le château, un des plus grands de Belgique, a été construit au XIe siècle, probablement à l’instigation de Théoduin de Bavière, prince-évêque de Liège, ou de Conon de Montaigu, comte de Rochefort et compagnon aux croisades de Godefroy de Bouillon.

Il sert de poste de surveillance et de défense avancée à la ville de Dinant. Le seul accès vers Dinant venant du Sud passait par le gué de Walzin.

Le 16 septembre 1237, un traité concernant Walzin fut passé entre Henri IV, duc de Limburg, et le prince-évêque de Liège.

Un château très convoitéModifier

Le château subit de nombreux sièges destructeurs car les châtelains de Walzin étaient suzerains des princes-évêques de Liège et furent impliqués dans les incessants conflits qui opposèrent ceux-ci au duc de Bourgogne Philippe le Bon en , et à l'empereur Maximilien d’Autriche, qui envahit le château en .

Selon la légende, la terre de Walzin aurait été confiée en à Catherine de Croÿ Chimay, qui l'aurait apportée en mariage à Robert de La Marck, duc de Bouillon, ancêtre des propriétaires actuels. Toutefois ce n'est pas vraisemblable puisque Catherine de Croÿ est née vers 1471 et son mari Robert de La Marck en 1468.

Vers 1480, le château abrite Guillaume de La Marck, le redoutable "Sanglier des Ardennes". Cela amène une nouvelle vague de destructions, qui se poursuit lors des guerres entre l'empereur Charles Quint et le roi Henri II de France.

En , François Ier de Clèves, duc de Nevers, y établit son quartier général.

En , Adrienne de Brandenbourg-Berlaymont, fille de Charles de Berlaymont (chevalier de la Toison d'or et conseiller de Marguerite de Parme) et d'Adrienne de Ligne, reconstruit les parties détruites et décide d'agrandir le château.

Walzin occupe une position clé sur la vallée de la Meuse lorsque Dinant voit défiler les troupes de Louis XIV en et en .

Le château subit d'importants dommages causés en par les armées révolutionnaires françaises qui détruisent toutes les archives.

Le domaine de Walzin est privé et ne se visite pas. Le château est cependant visible depuis la Lesse.

RestaurationsModifier

Le château appartient a la famille d'Alfred Brugmann de Walzin depuis . Il y apporta de nombreuses restaurations. Dans les années d'autres restaurations furent apportées par le Baron Frédéric Brugmann de Walzin. Sa fille, la Baronne Albert de Radzitzky d'Ostrowick est devenue propriétaire du château et de son domaine en . Son époux, le Baron Albert de Radzitzky d'Ostrowick y apporta également de nombreuses ajouts, tels que les jardins actuellement classés.

Les restaurations en par l'architecte Émile Janlet et de à par l'architecte Octave Flanneau, ont rendu à sa façade, de plus de 100 mètres de long surplombant la rivière, l’aspect imposant et romantique qu’on lui connaît aujourd'hui. Les jardins sont dessinés par l'architecte Louis Julien Breydel, auteur du Jardin botanique de Bruxelles.

Le château a été racheté par le comte Alexis de Limburg Stirum, d'une famille qui remonte au IXe siècle, descendants directs d'Henri IV, duc de Limburg, et de Guillaume de La Marck, le « Sanglier des Ardennes ».

Représentation dans les artsModifier

Souvent appelé le « Neuschwanstein belge », le château de Walzin a également inspiré de nombreux artistes qui ont tous voulu représenter ce monument exceptionnel, tels Remacle Leloup en , Gustave Courbet en , ou encore Victor Hugo le .

GalerieModifier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier