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Château de Panloy

château fort français

Château de Panloy
Image illustrative de l’article Château de Panloy
La façade nord du Château de Panloy
Fin construction XVIIIe siècle
Propriétaire initial Maison de Grailly
Protection inscrit MH 18/10/1988
Coordonnées 45° 50′ 33″ nord, 0° 41′ 12″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Région historique Saintonge
Subdivision administrative Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Commune Port-d'Envaux

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

(Voir situation sur carte : Charente-Maritime)
Château de Panloy

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Panloy

Le château de Panloy est situé à Port-d'Envaux en Charente-Maritime. Le château appartient à la même famille depuis sa construction, il n'a jamais été vendu, de ce fait son intérieur et mobilier sont authentiques. Il est toujours habité par les mêmes descendants, ceux de la Maison de Grailly et plus particulièrement par Jean de Grailly.

HistoriqueModifier

 
La façade nord du Château de Panloy.

Guillaume de Ransanne(s) est connu comme le premier seigneur de Panloy, puis on a des traces écrites indiquant les Moreau, qui furent seigneurs de Panloy du début du XVe siècle à 1680.

Saisie et vendue, la seigneurie change plusieurs fois de propriétaire, et le elle constitue la dot apportée par Marie Sarry, dame de la baronnie de la Chaume de Nancras et de Champagne, de la Tour et de Panloy, à Jacques Michel, baron de Saint-Dizant.

Il reconstruit le château en ne gardant que les deux pavillons d'entrée.

Leur fille Anne-Marie épouse en 1785 le marquis de Grailly, dont les descendants sont encore propriétaires du château.

Durant la Révolution, la marquise, utilise comme d'autres aristocrates dont les biens, voire la vie étaient menacés, la loi révolutionnaire du divorce, ce qui lui permet de conserver le domaine; quand son mari est amnistié durant le Consulat, il revient en 1802 et ils se remarient en 1806; depuis, le château reste dans la même famille avec le mobilier d'époque Louis XV.

ArchitectureModifier

 
La fuie du Château de Panloy.

Il existait alors une construction de la fin du XVIe siècle et un château plus récent, l'un et l'autre en mauvais état.

Il n'en reste qu'un pavillon de style fin Renaissance, et un autre plus tardif, peut-être mi-XVIIIe, ornés de colonnettes, chapiteaux, caissons sculptés de fleurs, de lions, de masque.

Le château actuel, construit de 1770 à 1772 pour le baron de Saint-Dizant est en forme de U; il présente une façade centrée par une avancée à fronton triangulaire sculpté des armoiries familiales, ajouté lors des importants travaux d'agrandissement et d'embellissement entrepris vers 1870 par le marquis Gaston de Grailly, qui séjournait au château après avoir passé l'hiver dans son hôtel de la rue Saint-Hilaire à Poitiers ; les deux ailes sont flanquées de quatre pavillons hauts.

Le petit pavillon de droite date de la Renaissance, il appartenait à l'ancien château renaissance. Le pavillon de gauche a été copié sur lui lors de la construction de Panloy mais possède des ornements du XVIIIe siècle.

Les toitures couvertes d'ardoises sont percées de lucarnes à fronton sculpté (ajoutés) depuis 1877 époque où le toit originel à combles dits brisés ou "à la Mansard" (tuiles et ardoises ?) a été supprimée et refaite plus haute, suivant la mode du XIXe siècle.

La longue terrasse à balustrade de pierre domine la Charente

Le pigeonnier complet et le mieux conservé du département, est une fuie cylindrique de 3 000 boulins, à toiture surmontée d'un lanternon, est signé du maître-maçon et daté de 1620 ce qui indique, étant donné la législation en vigueur, un domaine de plus de 1 000 arpents, soit un tiers d'hectare (33 ares) ou un "journal" en Saintonge, qui a donné le mot journalier pour ouvrier agricole.

La façade d'architecture Louis XV, la suite de tapisseries de Beauvais (XVIIIe siècle), encastrées dans les boiseries et la balustrade sur la Charente sont inscrits à l'I.S.M.H. depuis le [1]; le pigeonnier est classé Monument Historique.

Parc et jardinsModifier

Le parc, dessiné au XVIIIe siècle a été réaménagé au XIXe siècle, il est inscrit au pré-inventaire des Jardins Remarquables.

L'allée principale a été tracée au XVIIIe siècle. Il existe une charmille. Près du fleuve, un ancien jardin divisé en six carrés était entouré de viviers.

Les écuries XIXème de dimensions impressionnantes montrent bien la fonction première du château : demeure estivale et de chasse; les boxes o,ny conservés portent le nom des chevaux, une grande salle servait également à ranger les voitures hippomobiles. Ces écuries servent aujourd'hui pour les pensions équestres au château.

VisitesModifier

Visites guidées des différentes pièces du château : salons, salle à manger, galerie de chasse, chambre et combles.

Toutes les pièces sont meublées avec du mobilier d'époque et d'origine; les visiteurs peuvent découvrir des objets insolites, témoins de la vie d'autrefois, notamment une chaise à porteurs du XVIIIe siècle avec ses deux bâtons (ce qui est assez rare car nombre d'entre elles furent ultérieurement transformées en vitrines) et une baignoire en métal et piètement en bois à roulettes d'époque Louis XV, ou encore une trompette de calèche.qui servait à signaler l'arrivée d'un équipage.

La galerie compte 150 trophées de chasse.

Visite des extérieurs : visite libre des écuries, pigeonnier, chapelle, buanderie, boulangerie et jardins.

Site ouvert à la visite du 1er avril au tous les jours sauf le lundi de 10h à 12h et de 14h à 18h. Du au ouvert tous les jours de 10h à 19h.

Le château de Panloy et les représentations d'opéra qui y sont données au début du mois d'août, ont été la base d'inspiration et le modèle pour le château de Guerloy où se déroule l'action du roman policier " Figaro est mort" de l'auteur D. M. Benoliel

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • Monique Moulin, L'architecture civile et militaire au XVIIIe siècle en Aunis et Saintonge (La Rochelle, le Quartier Latin, 1976)
  • Châteaux, manoirs et logis : La Charente-Maritime, éditions Patrimoine et Médias, , 541 p. (ISBN 2-910137-04-X)
  • Frédéric Chassebœuf, Châteaux en Poitou-Charentes, Prahecq, Patrimoines et Médias, coll. « Belles visites », , 173 p. (ISBN 2-910137-91-0, OCLC 71887670)
  • Guide des parcs et jardins de Charente-Maritime, Philippe Prévôt, éditions Sud-Ouest, 2003 (ISBN 2-87901-497-2)